jeudi 17 octobre 2019

Cadeau liste ou cadeau surprise ?

Êtes-vous cadeau liste ou cadeau surprise ?
Je m'explique.

Lorsqu'on vous demande ce que vous désirez comme cadeau (d'anniversaire, pour Noël ou toute autre occasion), donnez-vous une liste de choses qui vous feraient envie, donnez-vous quelque chose de bien précis, ou bien préférez-vous un cadeau surprise ?
Moi, je préfère le cadeau surprise.

Prendre le paquet, le soupeser, en étudier la forme.
Ôter doucement le papier cadeau en fermant les yeux.
Passer la main sur l'objet délivré de son emballage pour essayer de deviner.
J'adore ! (sourire)

Je suis rarement déçue car je ne m'attendais à rien de précis.
Et le cadeau garde son mystère jusqu'au dernier moment.

J'ai gardé mon âme d'enfant, moi ?...
Oui ! (sourire)

mardi 15 octobre 2019

L'heure d'hiver

Il pleut aujourd'hui, cela me fait du bien.
J'ai l'impression que la pluie me lave tout comme elle lave le paysage.
Pour peu, j'irais danser sous la pluie (sourire).
J'en avais un peu assez de cette chaleur, de cet été qui n'en finissait pas.
Nous allons bientôt passer en heure d'hiver. Tant mieux !
La majorité des gens que je côtoie préfère l'heure d'été et désirerait qu'on la garde tout le temps.
Pas moi.
L'heure d'été est en décalage de deux heures avec l'heure solaire.
Déjà que je n'aime pas le décalage, alors deux heures !
Je pense que ce n'est pas très bon pour l'organisme en fait.
En tous cas pour certaines personnes.
Mais il est vrai que nous sommes tous différents et que le changement d'heure n'a pas le même impact sur tout le monde.
Moi je sais que l'heure d'hiver me convient mieux.
Maintenant, ce n'est pas moi qui décide... (sourire)

Et vous ? :-)

mercredi 9 octobre 2019

L'amour... en cours...

Première étape terminée.
En cours de séchage.
En attente de la première cuisson (au four électrique).
Puis un peu de peinture peut-être.
Et ensuite l'émaillage.
Et pour terminer la cuisson raku.
A suivre donc... (sourire)

dimanche 6 octobre 2019

Les acouphènes m'endorment...

Depuis l'âge de 40 ans environ, je souffre d'acouphènes.
Vous allez rire (ou pas), mais je m'en suis rendue compte alors que je regardais justement un reportage sur les personnes en souffrant.
J'ai écouté mes oreilles... oui, oui, je dis bien : j'ai écouté mes oreilles, et je me suis dit : mais ! mes oreilles sifflent !
Elles ne sifflaient pas énormément, pas autant que maintenant.
Je suis allée consulter un ORL qui m'a dit, avec un tact (incroyable) que j'étais une future vieille sourde !
Je l'ai maudit et je n'y ai jamais remis les pieds.
Ni chez aucun autre ORL d'ailleurs !
Mais je dois dire que ses mots m'ont provoqué un sacré coup de blues.
Heureusement, j'ai relativisé, et je me suis habituée à cette musique... auriculaire.
Bon, en plus, il m'a dit n'importe quoi, je ne suis pas sourde !
Mais je ne suis peut-être pas encore assez vieille... (sourire)

Les acouphènes dont je souffre, se traduisent par des sifflements de plus ou moins forte intensité.
C'est un peu comme si des grillons me chantaient dans les oreilles en continu.
Ce pourrait être pire comme bruit.
Bien sûr, j'aimerais parfois avoir un peu plus de silence dans les oreilles (sileeence !), mais je suis bien obligée de faire avec... le chant des grillons.
Cela ne m'empêche nullement d'entendre les autres bruits, ce qui est déjà bien.

Et puis, je leur ai trouvé une utilité à ces acouphènes.
Ils m'aident à m'endormir. Oui, oui !
En fait, lorsque j'ai trop de pensées qui me trottent dans la tête et qui m'empêchent de dormir, je fixe mon attention sur mes acouphènes, bref je les écoute et... je m'endors.
Ils m'empêchent de penser à autre chose.
Finalement, si l'on regarde le côté positif des choses, cela a du bon. (sourire)

vendredi 4 octobre 2019

Retrouver le chemin du beau

Ces derniers jours, blessée par les mots d'une personne qui m'est pourtant très chère, je n'allais pas très bien, je ressassais, je ruminais.
Je ne savais pas quoi faire de tout cela, et n'arrivais pas à me débarrasser de ce malaise.
Je n'en veux aucunement à cette personne, je l'estime suffisamment et je sais qu'elle ne l'a pas fait dans ce but. En fait je me rendais bien compte que c'étaient mes pensées à moi qui me faisaient le plus de mal, mais je n'arrivais pas à les endiguer.

Et puis, tout bêtement, parce que l'attitude d'une mante religieuse* posée sur le rebord extérieur de l'une de mes fenêtres depuis hier soir m'intriguait, j'ai fait des recherches sur cet insecte, et je suis tombée sur un blog, le blog de Pascale MD.
Et cela m'a fait un bien fou !
Cela m'a permis de mettre un stop à toutes ces pensées parasitaires.
Je me suis mise à regarder ses photos qui sont de toute beauté et je me suis émerveillée, et j'ai peu à peu oublié mon malaise.
J'ai retrouvé le chemin du beau et de la légèreté, et j'ai oublié celui de l'amertume.
Je vous invite à aller la visiter, cela en vaut vraiment la peine.
Le lien du blog : De ciel, de terre et d'eau


La beauté des choses sera toujours là pour nous ramener sur le chemin de l'essentiel.
En tous cas, c'est le cas pour moi...

*Peut-être aussi que cette mante religieuse s'était posée là pour m'aider à me changer les idées, qui sait ? (sourire)

lundi 30 septembre 2019

Un geste, une habitude... un café

C'est étrange comme un geste, une habitude, s'imposent un jour à nous, comme pour donner une continuité au geste d'un autre.
Jusqu'à il y a dix ans environ, je ne buvais jamais de café.
Tout d'abord parce que je souffrais d'extrasystoles (elles n'existent plus).
Et ensuite parce que je n'aimais pas le goût du café.
Je n'éprouvais aucune envie à boire ce breuvage.
Ma mère buvait toujours son café à la fin du repas.
Mon frère aussi.
Je me suis rendue compte que c'est après la mort de ce dernier que ce geste s'est imposé à moi, je me suis mise à boire un café à la fin du repas de midi.
Ce n'était pas pour faire pareil ou pour copier.
D'ailleurs, cela s'est fait tout seul, sans réfléchir.
Et cette habitude, elle est devenue mienne.
Maintenant, si je ne bois pas un café à la fin du repas, il me manque.
Ce geste fait partie de moi dorénavant, comme il faisait partie de ma mère, de mon frère.
Cela étonne encore certaines personnes :
- Tu bois du café, toi, maintenant ?

Je pense que je ne suis pas la seule à avoir adopté ainsi un geste, une habitude, à la suite de la disparition d'une personne aimée.

Cela vous parle ?

jeudi 26 septembre 2019

Un anti-monte-lait, un souvenir...

Un billet précédent parlant d'anti-monte-lait m'a remémoré un souvenir.
Alors, je vous le raconte.
Il y a d'ailleurs sûrement des choses que vous savez déjà... (sourire)


Lorsque j'étais gamine, nous passions trois semaines de vacances en famille à la Breure dans la petite maison bleue.
Dans le même village, vivaient mon oncle et ma tante, qui tenaient une ferme.
Avec eux leurs nombreux enfants (au nombre de neuf, une famille nombreuse).
D'autres maisons de vacances étaient également habitées durant l'été, abritant parents et jeunes enfants.
Nous nous retrouvions une vingtaine de gamins à courir dans le village.

En fin de journée, après le repas du soir, nous allions tous passer la veillée à la ferme.
Les parents discutaient entre eux, tandis que nous, enfants, allions jouer dehors.
A cette époque, il n'y avait pas encore l'heure d'été, aussi il faisait nuit plus tôt.
Nous nous amusions à nous courir après dans le noir et à nous faire peur !
Quand on est gamin, on adore se raconter des histoires de loups ou de fantômes !

Plus tard dans la soirée, nos parents nous appelaient, il allait être l'heure d'aller nous coucher, et surtout de laisser aller se coucher mon oncle et ma tante qui avaient eu une longue journée de labeur, et qui allaient se lever tôt le lendemain pour en commencer une nouvelle.

Ma mère avait pris soin d'emporter la biche à lait que mon oncle avait rempli de ce bon lait cru tout fraîchement tiré du jour, et que nous boirions le lendemain matin au petit-déjeuner.
C'est dans ce bon lait que nous mettions l'anti-monte-lait.
Le claquement de ce disque en verre nous faisait courir pour éteindre le feu sous la casserole avant que le lait ne déborde.
Je sens encore cette bonne odeur de lait chaud.
Nous trempions dedans avec délice des tartines de beurre, mais pas n'importe lequel, celui fait par ma tante.
J'adorais la voir faire le beurre.
Baratte à beurre
Elle mettait la crème de lait dans la baratte, et sous mes yeux émerveillés, je voyais la crème se transformer en beurre.
Ensuite ma tante faisait un joli épi sur la motte à l'aide d'une cuillère à soupe.
Elle m'a permis en plusieurs fois de le tracer, j'étais fière !
J'aimais beaucoup ma tante Rose, une personne adorable.

******************

Je me rends compte que je suis beaucoup dans les souvenirs ces derniers temps, serait-ce que je vieillis ? (sourire)
Mais je continuerai, parce que cela me plaît ! (de raconter mes souvenirs bien sûr, moins celui de vieillir... :-))


lundi 23 septembre 2019

Mais que fais-je donc ici ? / 2

Alors, je vous raconte...
Je vous préviens, c'est un peu long, mais il n'est pas facile de résumer quatre années et demi en quelques lignes...


Lorsque je quitte Ecully, ma ville natale, pour venir habiter en Haute-Loire, je quitte également le travail que j'occupe là-bas depuis trois ans.

Après avoir vainement cherché du travail dans cette nouvelle région, je me dis :
Pourquoi ne tiendrais-je pas un commerce ?
Mon rêve serait de tenir une librairie. Etre entourée de livres, mon désir le plus cher !
Mais après prospection, je dois bien admettre qu'il n'y a pas de librairie qui m'attend.

Et puis un jour, dans la petite commune où je vis encore actuellement, un fonds de commerce est mis en vente : un bureau de tabac, bimbeloterie.
Ce n'est pas le genre de magasin auquel j'aurais pensé, mais je vais tout de même me renseigner.
Le fonds de commerce n'est pas trop cher, le magasin assez sympa, la marchandise très variée.
En plus des cigarettes et des cigares, je peux vendre un peu tout ce que je veux, cela me va bien.
Alors faute de trouver une librairie, je me dis pourquoi pas ?
Alors je dépose ma demande auprès de la DRDDI (Direction régionale des douanes et droits indirects).
Mais encore faut-il qu'elle soit acceptée !
Car avant de pouvoir être débitant de tabac, la DRDDI fait une enquête approfondie, le demandeur doit remplir un certain nombre de conditions ->  Conditions pour devenir débitant de tabac

Ma demande est acceptée, je deviens gérante d'un bureau de tabac !
Tout un programme !
Nous rafraîchissons le magasin en repeignant les murs intérieurs, la façade extérieure (dommage, j'avais une photo mais je ne la retrouve pas). Nous rajoutons des étagères. Bref, nous mettons les lieux à mon goût !
Et j'apprends donc le métier de débitant de tabac.
Il faut que je programme les commandes de cigarettes pour le mois.
Ce n'est pas évident au début de savoir la quantité que je vais vendre.
Ensuite, j'apprendrai que tel ou tel mois, il en faut moins, ou au contraire davantage.
La commande envoyée, un camion me livre les cartouches demandées quelques jours après.
Si je n'en ai pas assez commandées, je me rends à la SEITA (Société nationale d'exploitation industrielle des tabacs et allumettes) de Saint-Etienne me réapprovisionner.
Ou alors je me dépanne chez un autre buraliste.
En plus du tabac, je vends donc de la bimbeloterie, de la papeterie, des bijoux, du parfum, des jouets, des bonbons, des montres, des réveils, etc.
Une vente m'est imposée par l'administration, celle des vignettes (automobiles), et des timbres fiscaux (et postaux).
Les clients peuvent venir jouer leur loto également, ou acheter des jeux d'argent.
J'ai donc une clientèle très variée :
- le petit gamin qui vient acheter des bonbons avec la pièce que lui a donné sa maman,
- la personne qui vient acheter du parfum ou bien un bijou, du papier à lettres aussi, des crayons, des stylos-plume
- la maman qui vient acheter un jouet à son enfant, un ballon, ou un jeu éducatif
- la mamie qui vient acheter juste un timbre mais qui a tant de choses à raconter
- les personnes qui viennent acheter leurs cigarettes, des gauloises, des gitanes maïs, du tabac gris ou bleu, des Marlboro, des Camel, des Lucky Strike, ...
- etc.
La vie de commerçante m'est agréable, ces relations sont très sympathiques., de jolis échanges.
J'ai une bonne relation avec les clients, le courant passe bien.

Petite parenthèse : c'est pendant ces quatre ans et demi de commerce que mes deux fils sont nés.
Le premier, sept mois après (il est vrai qu'il est arrivé deux mois en avance...).


Mais bien sûr, comme pour toute chose, il y a des inconvénients...

Lorsqu'un client entre dans le magasin, et que je suis en train de donner le biberon à mon bébé ou bien que je le change (dans la pièce à côté attenante au magasin), je dois le poser rapidement dans son lit pour aller servir. Certains clients, peu attendris par les pleurs du chérubin, n'en finissent pas de me tenir des discours et des discours, je n'ose rien dire mais j'en suis malade...
Pour mon deuxième fils, je n'ai pas ce problème, je demande de l'aide à ma mère qui vient me donner un coup de main, je ne veux pas que cela se reproduise.

Autre problème, les vacances...
Là où je vis, la population quadruple en août. Je ne peux donc pas fermer ce mois-ci, car c'est à cette période que je travaille le plus.
Mais mon mari ne peut pas prendre ses congés un autre mois car la société où il travaille, ferme en août.
Pendant quatre ans et demi, nous ne prendrons donc pas de vacances et pour pouvoir souffler tout de même un peu et profiter de nos petits, nous nous remplaçons au magasin, un jour l'un, un jour l'autre, et notre jour de libre, nous allons le passer à la Breure où nos petits se trouvent chez leur mamie.
Ce n'est donc pas idéal, ni pour nous, ni pour les enfants.
Evidemment, lorsque j'ai décidé de prendre ce commerce, je n'avais pas pensé à tout cela...

Finalement, après avoir passé quatre ans à ce rythme, je prends la décision d'arrêter.
Je cherche un acquéreur pour me racheter le fonds de commerce.
Cela ne se fait pas du jour au lendemain.
L'un se dit très intéressé et puis au dernier moment se désiste.
Je commence à désespérer un peu.
Et puis enfin, un couple est preneur, c'est la dame qui tiendra le magasin.

Je suis tout de même un peu déçue de laisser ce commerce, mais je suis soulagée aussi je dois le dire.
Le commerce, ce n'est pas évident, et c'est très prenant.

Je n'étais peut-être pas faite pour cela, finalement...
Ou alors j'ai voulu mener trop de choses à la fois : le commerce et les naissances de mes enfants, cela faisait trop de choses à gérer, trop de fatigue aussi.

Mais ce qu'il y a de sûr, c'est que je n'ai jamais regretté ces quatre années, ce fut une expérience, et toute expérience est bonne pour la suite de son cheminement...

mercredi 18 septembre 2019

Quel est cet objet ?

En attendant que je rédige la réponse au billet précédent, voici une autre devinette :
Quel est cet objet (tenu délicatement par ma soeur) ?...
A quoi sert-il ? (ou servait-il ?)


dimanche 15 septembre 2019

Mais que fais-je donc ici ?...

Cette photo n'est pas récente, comme vous pouvez le constater.
Oui, oui, c'est bien moi, je vous assure ! :-)
Mais où suis-je ?
Que fais-je ?
Je crois bien que je ne vous ai jamais parlé de cette période de ma vie.
Pourquoi, je n'en sais rien.
Mais je n'en dis pas plus...
Je vous laisse imaginer, et je reviens bientôt vous raconter...
A très vite !

mercredi 28 août 2019

Souvenir d'un temps déjà lointain...

L'année de la mort de mon père, j'étais en cinquième dans un pensionnat de jeunes filles tenu par des religieuses, il y avait aussi et heureusement des professeurs laïcs.
Je n'étais pas pensionnaire, j'étais externe, je rentrais chez moi pour le repas de midi.
Cela ne me laissait pas beaucoup de temps pour manger, car j'arrivais à 12h35 pour repartir à 13h15.
Je rentrais chez moi pour le repas car j'étais très difficile, je ne mangeais pas de tout, je ne mangeais en fait que très peu.
Ma mère me faisait des repas que j'aimais pour être bien sûre que je ne repartirais pas l'estomac vide.
De plus, j'étais très timide, un peu sauvage, et j'avais du mal à m'intégrer dans un groupe si je ne connaissais personne.
Mes copines de classe, qui habitaient plus près du pensionnat, rentraient manger chez elles.
Pour moi, il était donc préférable que je rentre chez moi, je pouvais ainsi me détendre et manger tranquillement, sans stress.

J'en reviens au début du billet.
J'étais donc en cinquième lorsque mon père est mort soudainement d'une angine de poitrine.
Suite à sa mort, ma mère a porté le deuil pendant un an.
Il était de coutume également à l'époque que les enfants portent un signe du deuil.
Aussi, ma mère avait cousu sur la manche de ma veste un bouton noir.
Je n'aimais pas arborer ainsi ce bouton noir.
Je n'aimais pas que l'on me parle de la mort de mon père.
Les professeurs, pensant bien faire lors de mon retour en classe, me disaient des petits mots, genre : ma pauvre petite, comme c'est triste, etc.
Je détestais ces moments.
Je crois que j'avais envie qu'on me laisse tranquille avec mon chagrin.
D'ailleurs, durant plusieurs années, lorsque je me faisais de nouvelles relations, je ne disais pas que mon père était mort.
Je voulais sans doute être comme les autres, ne pas être à part, je ne voulais pas me démarquer des autres, je voulais être comme tout le monde.
Et puis peut-être était-ce trop douloureux de le dire, alors je préférais me taire.

Un souvenir d'un temps déjà lointain qui m'est revenu en mémoire, je ne sais pourquoi, peut-être à cause de cette photo...

Moi avec mes parents. Je devais avoir 9 ou 10 ans.


lundi 26 août 2019

Lâcher prise

« Que pourrais-je dire aux gens qui s'éloignent de moi et que je voudrais retenir ? »

Des mots écrits un jour sur une feuille de papier et retrouvés il y a quelques jours en faisant du tri.
Je ne sais pas quand je les ai écrits,
je ne me rappelle plus.
Mais ce que je sais,
c'est qu'ils ont perdu de leur substance.
Sans doute parce que j'ai lâché prise,
sans doute parce qu'un beau matin,
tout cela n'a plus eu aucune importance



- Sinon, merci beaucoup pour tous vos commentaires laissés sur mes billets précédents, je vais vite venir vous répondre, et aussi vous visiter.
Je n'avais pas trop le temps ces jours derniers, car j'avais deux petits gars à la maison qui m'occupaient beaucoup, alors... (sourire)
A très vite !

lundi 19 août 2019

Isabelle

Cela faisait quatre ans que je n'avais pas vue, Isabelle.
Un immense plaisir à la revoir, la retrouver, la serrer dans mes bras.
Isabelle est maître de Reiki.
C'est avec elle que j'ai passé mes initiations au premier, second et troisième degrés.
Isabelle était partie faire une retraite dans un monastère bouddhiste.
Cela faisait longtemps qu'elle en parlait, qu'elle en exprimait le désir.
Elle l'a fait.
Lors d'une rencontre méditative vendredi soir, elle nous a raconté.
Ce ne fut pas facile tous les jours.
Beaucoup de rigueur, de discipline.
Aucun contact avec l'extérieur, juste la remise du courrier le 14 du mois.
Mais la satisfaction d'être allée jusqu'au bout.
La joie de sortir, enrichie intérieurement et spirituellement.
Le bonheur de retrouver sa famille, ses amis.
La joie de faire connaissance avec ses deux petits fils nés durant son absence.
Isabelle, toujours aussi souriante, altruiste, généreuse et encore plus rayonnante.
D'autres rencontres auront lieu et je m'en réjouis à l'avance.

Si vous désirez savoir pourquoi je me suis initiée au Reiki, et comment j'ai connu Isabelle, cliquez sur ce lien : Isabelle.

mercredi 14 août 2019

S'inventer une autre vie

Oeuvre de Picasso
Il y a des personnes qui s'inventent une autre vie.
Moi, je ne sais pas faire.
Oh bien sûr, je pare de quelques fleurs certains souvenirs, je brode un peu.
Mais m'inventer une autre vie, non.
M'inventer un personnage qui ne serait pas moi, non.
Je suis comme je suis, et si je ne plais pas ainsi, tant pis.
Mais je sais au moins que les personnes qui m'apprécient, le font parce que je suis ainsi.
Je ne blâme pas pour autant ces personnes, non.
Je pense qu'elles imaginent ne pas avoir une vie intéressante, alors elles s'en inventent une autre.
Je pense qu'elles imaginent ne pas pouvoir être aimées telles qu'elles sont.
Je pense qu'elles n'ont aucune confiance en elles.
C'est dommage, car on peut passer à côté d'elles sans vraiment les connaître.
Car un jour ou l'autre, on se rend bien compte qu'il y a quelque chose qui cloche dans leurs paroles, des contradictions, des changements dans ce qu'elles ont affirmé précédemment.
Je voudrais leur dire de rester elles-mêmes, de ne pas tricher.
Je n'aime pas la triche.
Car dans ce cas, je deviens méfiante et je m'éloigne.
Mais je ne les juge aucunement, de quel droit d'ailleurs pourrais-je le faire ?
Après tout, je ne connais pas leur (vraie) vie, leur vécu, leur histoire.
Et je me dis que chacun fait comme il peut, à la mesure de ses moyens.
Chacun se débrouille avec ce qu'on lui a laissé comme bagages.
Et ces bagages sont parfois lourds et tellement inacceptables que s'inventer une autre vie, est peut-être la seule manière qu'elles ont trouvée pour avoir le sentiment d'exister, pour avoir l'espoir d'être aimées.

lundi 12 août 2019

Flânerie sous la pluie à MAROLS

Hier après-midi, malgré la forte pluie et le temps orageux, ma soeur et moi sommes parties nous balader à MAROLS.

MAROLS est un petit village qui surplombe la plaine du Forez (dans la Loire).
C'est un village de caractère, mais aussi un village d’artistes, où peintres et sculpteurs animent le centre bourg.

Armées de nos parapluies, nous avons déambulé dans le petit village qui, en temps ordinaire, est envahi de monde, mais vu le temps, nous n'étions que quelques visiteurs.

Nous sommes entrées dans plusieurs ateliers et avons découvert de très belles oeuvres, dont en voici un petit échantillon (cliquez sur la photo, vous aurez un meilleur aperçu) :



Et comme la pluie redoublait et que le tonnerre clamait fort, nous nous sommes accordé une petite pause marolaise tout en dégustant de bons petits gâteaux faits maison accompagnés d'un thé/café chaud.

Malgré un temps en colère, il suffit parfois d'être en bonne compagnie, d'avoir les mêmes envies, pour passer un très bon après-midi.

lundi 5 août 2019

A partir d'une fleur d'Althéa

Maison de mon enfance, dessin fait par mon père.
J'ai vécu mes vingt-deux premières années à Ecully*.
Tout d'abord avec mes parents, mon frère et ma soeur, dans une grande maison (mes parents étaient locataires) disposant d'une grande cour, d'un grand jardin où se trouvaient de très beaux et grands arbres** et d'un immense pré où nous avions le droit d'aller nous promener.
Pour tout enfant, c'était le rêve, même si dans la vie de tous les jours, tout n'était pas rose.
Nous disposions de beaucoup de place, du moins extérieure, car la partie de la maison où nous habitions n'était pas très grande.
Nous disposions au rez-de-chaussée d'une cuisine, d'une salle à manger et d'une grande et unique chambre. Peu d'intimité donc.
Ce ne fut que lorsque mon frère et ma soeur devinrent adolescents qu'ils eurent droit à leur chambre, des pièces à louer se trouvaient au deuxième étage de cette grande maison, et c'est là que leurs chambres furent aménagées.
Quant à moi, à l'époque mon lit était dans un coin de la salle-à-manger, un lit placard que l'on repliait pour la journée, je n'ai pas eu le temps d'avoir ma chambre à moi, puisque mon père mourut alors que je n'avais que 13 ans et nous déménageâmes peu de temps après.
Nous partîmes habiter dans un appartement près du centre-ville, au premier étage.
Là, j'eus enfin ma chambre, enfin une moitié de chambre, puisque je devais la partager avec ma soeur.
Grande soeur, petite soeur, pas toujours évident de cohabiter, ni pour l'une, ni pour l'autre.
Mon frère disposait d'une chambre à lui.
Mais la cohabitation ne dura que quelques années puisque ma soeur partit dans une autre ville pour ses études. Et mon frère fit de même dans une autre grande ville.
Quant à moi, mes études, je les fis sur place, à Lyon.
Je restais donc avec ma mère et nous habitâmes plusieurs années toutes les deux.
Nous nous entendions bien, j'ai un très bon souvenir de cette époque.

Je viens doucement au sujet de ce billet.

Ce logement disposait d'un petit coin de verdure agrémenté de quelques arbres et arbustes.
Ma mère qui avait la main verte, le colorait et le parfumait de jolies fleurs.
J'ai passé beaucoup de temps dans ce jardin, à lire au soleil, à me faire bronzer, à rêvasser.
Je vécus huit ans en ce lieu, jusqu'à ce que je quitte Ecully pour aller vivre en Haute-Loire.
Ma mère y vécut encore de nombreuses années, nous venions souvent la voir.
En février 2002, l'année de sa mort, nous dûmes débarrasser son appartement et aussi le coin de jardin.
Je tins à prendre un rejet de figuier, il y en avait un magnifique, et je pris également un rejet d'Althea.
J'avais l'impression ainsi d'emporter avec moi quelque chose de vivant de ma vie d'ici.
Le figuier ne voulut pas prendre, à mon regret, car j'aime beaucoup cet arbre***.
Quant à l'althea, dix sept ans après, il est toujours là.
Les premières années, il fleurissait beaucoup.
Et puis, coïncidence ou pas, après la mort de mon frère, il ne fleurit pas pendant cinq ans.
Mais le printemps suivant, à ma grande joie, une fleur se forma et fleurit.
Et depuis, chaque année, les fleurs sont de plus en plus nombreuses, et j'en suis ravie.

Enfin bref, c'est cette fleur dernièrement ouverte, que j'ai prise en photo, qui m'a donné l'idée d'écrire ce billet (que je ne pensais pas faire aussi long). (sourire)



*Pendant longtemps, lorsque je disais que j'étais éculloise, on me disait alors : mais tu es une bourgeoise ! Ecully est une ville riche et bourgeoise. Je rectifiais alors en disant : mon grand-père (paternel) travaillait en tant que jardinier chez les bourgeois, mais ma famille n'était en aucun cas une famille bourgeoise !
**Cette maison et ces magnifiques arbres ont été rasés peu de temps après notre déménagement pour construire à leur place des immeubles (affreusement laids...).
***Il y a quelques années, j'ai pris un rejet de figuier chez mon fils qui habite Lyon. Lui aussi avait un magnifique figuier, mais qui a crevé il y a deux ans. Heureusement que j'avais anticipé. Ce figuier est encore tout petit, il a du mal à pousser. Je pense qu'il ne se plaisait pas où il se trouvait, trop de grands arbres lui faisaient de l'ombre, et les racines de ces derniers empêchaient peut-être aussi sa croissance. Nous l'avons changé de place l'automne dernier, je pense qu'il va mieux se plaire et qu'il va pouvoir enfin grandir. Il est près de deux petits érables, d'un petit bouleau, et d'un jeune peuplier, bref tout des jeunes arbres ! :-)

jeudi 18 juillet 2019

Petite pause

Dans la maison,     Dans la chambre, 
les enfants rieurs     elle souffre et se bat. 
sèment la joie et la vie !     Elle espère la guérison 
Ils courent, ils sautent,     tout en entendant
ils chantent aussi,     le tic tac de l'horloge 
insouciants et heureux !     du temps qui passe 

Joie et tristesse entremêlées...


Peu de temps à consacrer à ce blog en ce moment.
Ou pas l'envie d'écrire, l'esprit ailleurs.

Occupée par trois petits gars pleins de vie.
Préoccupée par l'état de santé d'une proche.

D'où une petite pause...

Mon amie la rose me l'a dit ce matin... 


vendredi 21 juin 2019

Lettre écrite à Nagasaki en 1912

Lettre écrite à Nagasaki en 1912 sur du papier de riz par une soeur (religieuse) de ma grand-mère paternelle, elle s'adressait d'ailleurs à elle, à Jeanne.
Je pense que cette soeur avait dû partir à Nagasaki lors d'une mission humanitaire.

Cela n'apparaît pas sur cet extrait, mais dans cette lettre elle demandait à ma grand-mère si le petit Louis (mon père qui avait alors 3 ans) allait mieux et elle formulait le souhait qu'il guérisse. 
Je ne savais pas que mon père, alors qu'il était tout jeune enfant, avait une santé déjà si fragile.

C'est un jour, alors que je triais des documents appartenant à mon père, que j'ai trouvé cette lettre (parmi tant d'autres)...

Nagasaki, cette ville dévastée le 9 août 1945 par une bombe atomique lancée par les américains, bombe semblable à celle d'Hiroshima, et qui tua 35 000 habitants...

Je ne sais pas si cette grande-tante s'y trouvait encore lorsque cela a eu lieu...
Je me suis posé la question...

Il y a tellement de choses que l'on aimerait connaître sur nos aïeul(e)s.
Heureusement qu'il nous reste quelques écrits, même si ceux-ci ne dévoilent pas tout...



(Billet inspiré d'un texte écrit pour une consigne de Kaléïdoplumes)

lundi 10 juin 2019

Champ de coquelicots

Après un périple en Bretagne et ensuite en Picardie, je suis de retour !
Je raconterai ces deux semaines de vacances sur mon blog "J'ai envie d'en parler", récit accompagné de nombreuses photos bien sûr !

En attendant de revenir déposer des mots ici, je vous laisse admirer ce champ tout fleuri de coquelicots ! Photo faite entre Le Crotoy et la Pointe du Hourdel (Baie de Somme).

jeudi 23 mai 2019

Pause océane et manchoise

Très bientôt, je vais partir sur la côte océane et ensuite sur la côte manchoise.
Mon blog sera donc silencieux pendant quelques temps.

Durant cette pause, je vous propose d'aller visiter le blog de Gwenaëlle Péron.
Je ne sais plus par quel hasard un jour je suis tombée sur son site, mais le hasard a bien fait les choses, car j'apprécie beaucoup ses peintures, et aussi ses mots.

L'Océan, les vagues, les côtes sauvages de la Bretagne l'inspirent...

A très vite !


Le site de  Gwenaëlle Péron  

dimanche 19 mai 2019

Un rêve, des mots, et Brahms

Une nuit, il y a déjà plusieurs semaines, j'ai rêvé de mon père.
C'est très rare qu'il vienne dans mes rêves.
Il avait l'âge qu'il avait lorsqu'il est mort (c'est-à-dire 59 ans).
Je voulais lui présenter un couple, je ne sais pas qui était ce couple, mais c'était important pour moi de lui présenter.
Il y avait une grande fête dans un parc, il y avait beaucoup de monde.
Ce couple était installé à une table, et nous attendait.
D'abord réticent, car il se sentait fatigué, j'étais néanmoins arrivée à le convaincre de m'accompagner.
Il m'avait alors emboîté le pas, sans enthousiasme.
Ma mère nous avait suivis également, mais elle n'avait pas un grand rôle dans ce rêve.
Et nous nous étions installés à la table où se trouvait ce couple.
Mais mon père ne faisait aucun effort pour converser avec ces gens, il faisait juste acte de présence, et il semblait s'ennuyer terriblement.

Je ne sais pas quelle est la signification de ce rêve, mais peu importe. Je me souviens juste que mon père était un solitaire, un rêveur, et qu'il n'était pas toujours facile de communiquer avec lui.
Une amie d'enfance, la seule à l'avoir connu puisque notre amitié date de l'année avant la mort de mon père, me disait encore récemment qu'il était très intimidant.

Je pense que si, lui et moi, avions eu le temps de nous connaître davantage, nous aurions eu beaucoup de choses à partager et à nous dire, et nous nous serions rendu compte combien nous nous ressemblions (par contre, moi, je n'ai rien d'intimidant (sourire)).

Mon père était un passionné, un peu comme moi, mais un passionné introverti, un peu comme moi aussi... Et je viens de découvrir que Brahms était également un passionné introverti, mon père aimait beaucoup sa musique, ce qui n'est guère étonnant en somme...

vendredi 17 mai 2019

L'émerveillement

L'homme moderne aurait besoin de trouver une naïveté seconde :
malgré notre tentation de tout organiser, tout planifier, tout maîtriser,
garder cette capacité de s'étonner de ce qui advient sans qu'on l'attende,
s'étonner de ce qui surgit dans notre histoire comme une grâce, un don inattendu !
(Paul Ricoeur)

Cela s'appelle le don de l'émerveillement.
Et pour cela, sans me vanter, je crois que je suis très forte... (sourire)
Alors, à votre tour, émerveillez-vous des petites choses de la vie !
Mais je sais que c'est ce que vous faites... (re-sourire)

Abeille sur un lamier pourpre

mardi 14 mai 2019

Exposition de notre atelier

Le week-dernier avait lieu la première exposition de notre atelier Terre.
Ce fut une réussite ! Beaucoup de monde, de passage pour voir notre travail.
Pas mal de vente également, ce qui est encourageant.
J'ai moi-même vendu deux pièces, la petite dame vêtue de rouge, ainsi qu'un petit oiseau bleu (voir photos du bas).

Par contre, je n'avais pas mis en vente mes deux dames avec leurs bébés dans le dos*, présentées sur le billet précédent, non plus la petite naïade toute ronde (photo ci-contre), encore trop tôt pour moi de m'en séparer (sourire).
Mais je sais qu'elles ont beaucoup plu, car certaines personnes auraient eu envie de les acheter. Je pourrai donc en refaire des semblables pour une prochaine expo. Semblables mais non identiques car il ne me sera pas possible de refaire exactement la même pièce, à moins d'avoir un moule ce que je n'ai pas ! et c'est tant mieux. J'aime ce côté "surprise" que nous réserve chaque pièce, chaque cuisson.


* L'une, la plus petite, a tout de même déménagé, elle a trouvé une jolie maison pour l'accueillir, chez ma soeur et je sais qu'elle y sera bien. (sourire)

lundi 6 mai 2019

Après passage au raku...

Après passage au raku, voici mes deux dernières créations, elles sont maintenant terminées ! (sourire)



Avant le raku :


Pour me faire une idée, comment les préférez-vous ? 
Au naturel ? Ou bien lorsqu'elles ont été passées au raku ?

dimanche 5 mai 2019

C'était un jour de printemps...

Une jolie histoire pour un dimanche de printemps (même si le temps d'aujourd'hui est plutôt celui d'un jour d'hiver...)
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C'était un jour de printemps, il y a déjà plusieurs années puisque je n'étais pas encore grand-mère. Mon fils cadet se trouvait à la maison.
Pour se dégourdir les jambes après un bon repas, il était allé faire un tour dehors.

Quand soudain, je l'entends qui m'appelle :
- Maman, viens voir ! Il y a un petit oiseau qui s'est accroché les pattes à une ficelle, il ne peut pas s'envoler !
Je vais rapidement le retrouver.
Nous nous approchons doucement, et en effet je le vois, le petit piaf, tout apeuré, les pattes prisonnières.
Il a beau essayer de battre des ailes, peine perdue, la ficelle le maintient au sol.
Nous nous concertons quelques instants et enfin prenons une décision.

Je pars chercher des gants en laine et mon fils une paire de petits ciseaux.
Et nous nous retrouvons vers le petit moineau.
Je l'enveloppe tout doucement de mes mains afin qu'il ne nous voit pas et qu'il ait moins peur. D'ailleurs, il se calme aussitôt.
Mon fils prend les ciseaux, et commence à couper délicatement la ficelle.
C'est un travail minutieux, car la ficelle est enroulée de plusieurs tours et les pattes sont vraiment très fines. Il ne faut surtout pas le blesser.
Mon fils travaille calmement, doucement, pour ne pas risquer de faire du mal à l'oiseau.
Nous ne parlons pas, nous sommes concentrés l'un et l'autre.

Et enfin, au bout d'un assez long moment, mon fils me dit enfin :
- Voilà, maman ! J'ai tout coupé, tu peux le lâcher !
Alors j'ouvre les mains.
Le petit oiseau nous regarde quelques secondes, étonné.
Et soulagé, il s'envole !
Le sourire illumine nos visages.
Quel bonheur de le voir ainsi retrouver la liberté !

Et quel joli moment partagé avec mon fils, comme je suis fière de lui !
Mon fils, la même sensibilité, le même respect pour ce qui est vivant.


Ce n'est pas cet oiseau, bien sûr, mais il était tout pareil.


(Texte écrit pour Kaléïdoplumes)

vendredi 3 mai 2019

Patience

Hier après-midi, alors que je me trouvais à la caisse d'un grand magasin dans la file d'attente, j'ai admiré la patience des clients, admiré au bon sens du terme.

Il y avait deux caisses d'ouvertes, et l'une d'elles était tenue par une stagiaire ou une débutante.
La pauvre, elle s'en voyait, elle ne comprenait pas ce qu'il fallait faire, elle avait bloqué sur quelque chose, elle était franchement perdue.
L'ancienne avait beau lui expliquer, aller vers elle pour lui faire voir, la petite jeune n'y arrivait pas.
Cela a duré un bon moment, mais pas un mot de la part des clients.
Je les observais, et intérieurement, je leur disais : bravo !
J'ai du mal à supporter les râleurs, les clients qui se permettent de faire des remarques désagréables, désobligeantes, qui soupirent, etc.
Je me mets à la place des caissières qui font un travail fatigant et qui doivent en plus subir la mauvaise humeur de ces gens-là.
Et là, franchement, hier, j'ai été étonnée de ce silence et de cette patience.
Il y avait une bonne énergie et franchement, cela m'a fait du bien. :-)

jeudi 25 avril 2019

Comme je l'aime ce gosse !

Je n'en reviens pas comme Noé a grandi, il est presque aussi grand que moi maintenant !
Il faut dire qu'il n'y a pas de mal... (sourire)

J'aime beaucoup son visage sur cette photo.
Il a comme un air interrogatif.
Je me demande ce qu'il pense à ce moment-là...

Je regardais d'anciennes photos de Noé.
Noé bébé. Noé petit garçon de deux ans, tout plein de questions et de mots. Noé d'avant.

Et puis j'en regardais d'autres, celles d'après, après son accident de santé.
Noé apprenant à vivre avec sa différence, avec son nouveau corps qui ne lui obéit pas comme il voudrait mais qu'il est parvenu à apprivoiser tant bien que mal, Noé avec sa nouvelle capacité à raisonner, plus difficile, plus lente.

Et même si sa vie actuelle est loin d'être simple, après tout ce qu'il a traversé et traverse encore, je me dis parfois qu'il doit y avoir un ange qui veille sur lui. Peut-être est-ce mon frère... (sourire)

Comme je l'aime ce gosse ! (sourire)


vendredi 19 avril 2019

Un nid de Pâques

Vous avez vu ce nid comme il est beau ?
Les oiseaux sont vraiment des artistes !
Nous l'avions trouvé, vide, il y a deux ans au pied de l'un de nos arbres.
Le vent, sans doute, l'avait fait tomber.
Les brindilles et le lichen ont séché, mais les plumes ont gardé leur éclat.
A voir leur couleur rousse, ce devait être le nid d'un couple de rouge-queue.

Pour l'occasion, et pour la photo, j'y ai glissé quelques petits oeufs en chocolat ! (sourire)


Belles fêtes de Pâques à vous ! :-)


samedi 13 avril 2019

Ma dernière création

Ma dernière création... finie jeudi soir.
Il s'agit encore d'une mère et de son enfant. Décidément, cela me parle...
Elle est un peu semblable à celle que je vous avais présentée sur le billet du 27 mars (cette dernière se trouve sur la photo à droite, elle est passée à la première cuisson ce qui explique sa blancheur par rapport à l'autre qui est toute fraîchement modelée).
Je préfère cette toute dernière présentée aujourd'hui.
Sans doute parce que la femme est plus mâture et que son visage est plus doux.
J'ai eu beaucoup de plaisir à les modeler, elle et son enfant.
Et évidemment, je me suis attachée à eux deux... (sourire).


mercredi 10 avril 2019

Notre image dans le miroir

Lundi soir, avant que ne commence le cours de yoga, une femme du groupe a abordé un sujet qui a entraîné une petite discussion entre nous, notre image dans le miroir.

Ne vous arrive-t-il pas, le matin ou à un autre moment de la journée, de vous regarder dans le miroir, et de vous dire : Mais qui es-tu, toi qui me regardes ? Je ne te reconnais pas... Ce n'est pas moi.

Le reflet du miroir est bien restrictif. Il nous renvoie notre image physique, mais ce que nous sommes vraiment, nos émotions, nos sentiments, nos ressentis, rien n'apparaît dans l'image que nous renvoie le miroir.
Les gens ne voient bien souvent que notre image restrictive, notre apparence, et nous aimerions qu'ils voient au-delà.

C'est un peu pareil pour les photos. Une photo fige la personne, à un moment donné, et pour peu que l'on se raidisse, par timidité, par manque de naturel, là, vraiment, nous ne nous reconnaissons pas, nous ne nous aimons pas. Non, ce n'est pas nous !...

Combien de fois avons-nous pensé en voyant une personne : oh elle ne donne pas envie d'aller vers elle, elle est fermée, elle est antipathique, elle n'est pas grâcieuse, etc. Et puis, en prenant la peine de lui parler, d'aller vers elle, nous avons découvert une très belle âme, une magnifique personne, mais elle était juste un peu timide, craintive, complexée, ou fatiguée à ce moment-là. Il faut vraiment savoir aller au-delà de l'apparence.

Je connais des personnes qui ne s'aiment pas, du moins qui n'aiment pas leur apparence physique, qui se cachent, il y a plusieurs façons de se cacher, et pourtant elles ont beaucoup de charme mais elles ne s'en rendent pas compte, elles n'ont pas confiance en elles. Et j'ai envie de leur dire : mais osez vous montrer, vous êtes belles ! Sortez de votre réserve ! Ayez confiance en vous !
J'ai eu moi-même pendant longtemps des complexes. Je me trouvais petite, moche, insignifiante. Et pourtant, les regards des gens me démontraient le contraire. Mais tant que l'on n'a pas pris confiance en soi, il est difficile de le penser.

Je me rappelle que mon frère me disait parfois lorsqu'il regardait une photo de moi : tu es jolie ma soeur, mais tu n'es pas que cela, tu es bien plus ! Il me faisait très plaisir. Il ne voyait pas que cette image figée (de petite bonne femme... tiens ça me rappelle quelque chose), il voyait bien plus loin, il voyait qui j'étais vraiment, il voyait mon âme...

Photo Edouard Boubat


mardi 9 avril 2019

Au pays des parapluies

Carte du jeu DIXIT
Au pays des parapluies
le soleil se questionne
Ne connaissent-ils pas
la chaleur et le bienfait
de mes rayons ?

Mais les parapluiens
préfèrent la musique
et la danse de la pluie
C'est une question de tempo
Lent, vite, vite, lent...*



*Je suis sûre que vous reconnaissez cette danse ? :-)

lundi 1 avril 2019

Une flèche en plein coeur

« Si quelqu'un arrive et vous décoche une flèche en plein coeur, il ne sert à rien de rester là à hurler après cette personne, il vaudrait beaucoup mieux porter l'attention sur le fait qu'une flèche est fichée dans notre coeur et entrer en relation avec cette blessure. » (Pema Chödrön)



Réflexions suite à cette lecture

Essayer de comprendre pourquoi cette flèche nous cause une telle douleur.
Pourquoi est-ce que nous réagissons ainsi ?
Qu'est-ce qu'elle nous renvoie ?
Que fait-elle résonner en nous ?
Essayer de comprendre ce qu'elle touche en nous, avant de crier après la personne qui nous l'a envoyée.

Ne vous est-il jamais arrivé de vous énerver après quelqu'un, et de vous dire ensuite : mais pourquoi me suis-je énervée ainsi ? Ce n'était pas si grave.
Qu'est-ce que les mots de cette personne ont bien pu toucher en moi pour que je réagisse ainsi ?
En réfléchissant, et parfois en remontant à un pan de notre enfance, nous arrivons à en retrouver la cause.
Le fait que cette blessure soit ravivée par des mots indélicats ou maladroits, nous fait remonter à cette époque où nous en avons souffert.
Il peut s'agir de railleries, de moqueries, d'injustice, ou de toutes autres formes de blessures.

Il est peut-être temps de songer à panser cette blessure, si cela est possible, sinon nous risquons de la traîner jusqu'au bout de notre vie...

vendredi 29 mars 2019

La procrastination

Je viens de finir de lire "La procrastination" de Jean-Pierre Soulier.
Aujourd'hui peut-être, ou alors demain...
La procrastination est l'art de remettre au lendemain ce que l'on pourrait faire le jour même.

Pour certaines choses, je suis dans la procrastination.
Depuis des années, j'ai certains projets qui ne sont pas encore réalisés et que je reporte toujours.
Pourquoi ? Je n'en ai pas la moindre idée, mais cela m'agace.
Et je me faisais la réflexion, tout en lisant ce livre, que pendant longtemps, et même encore maintenant, je passais du temps à rêver.
C'est bien de rêver, mais il ne faudrait pas que les rêves me fassent oublier la réalité.
Ou alors il faudrait pouvoir en réaliser quelques-uns.
(Ouf !, j'en ai réalisé et j'en réalise encore, cela me rassure ! (sourire))
Si l'on se confine dans la rêverie, il n'y aura jamais rien de concret.
Et la rêverie, ce n'est pas vivre dans le présent.

Enfin bref, je me demandais si la rêverie n'était pas un peu une forme de procrastination ?
L'une de mes amies me dit qu'il n'y a aucun rapport entre la procrastination et la rêverie.
Moi, j'ai un doute. Je pense que procrastiner est peut-être une conséquence du fait de trop rêver.
Car la rêverie, même si elle peut être très bénéfique, c'est ne pas être dans l'action, c'est être passif, c'est attendre.

Qu'en pensez-vous ?

mercredi 27 mars 2019

Ma toute dernière...

Ma toute dernière création. J'ai terminé son modelage hier soir.
Il lui faudra attendre encore plusieurs étapes avant de pouvoir sortir de l'atelier, mais déjà elle me plaît ! (sourire)


Petit clic sur la photo pour l'agrandir...

lundi 25 mars 2019

Ce sentiment de manque...

J'ai lu hier sur le blog de Dad les mots suivants :

« Ce sentiment de manque, parfois.
Et pourtant, tout est là.
On cherche ce qu'on a pu perdre.
On ne trouve pas.
Juste cette tristesse, nuage qui passe,
au creux de soi. »

Dad exprime très bien ce sentiment de manque qui nous (me) traverse parfois, qui nous envahit.
Certains jours, certains moments, ce sentiment de manque, je le ressens moi aussi, mais je ne sais pas lui donner de nom, je ne sais pas lui donner de sens.
Je ressens au creux de moi un manque inconsolable et inexplicable.
A ce moment-là, je cherche ce que j'ai pu perdre, je cherche en vain et je ne trouve pas.
Bien sûr, il y a eu les deuils, l'absence de personnes aimées, mais il me semble qu'il s'agit d'un autre manque, d'un autre vide, à cet instant-là.
Je pense que ce manque remonte à des temps si lointains que je ne saurai remonter jusqu'à eux, des souvenirs qui ne m'appartiennent même pas.
Les cellules se souviennent, elles. Je crois en la mémoire des cellules.
Il est dommage de ne pas tout connaître de l'histoire de notre vie d'avant nous, cela nous permettrait certainement de mettre un nom à ce manque qui revient de façon si récurrente.

Le ressentez-vous parfois, vous aussi, ce sentiment ?

mercredi 20 mars 2019

On ne peut jamais savoir...

« On ne peut jamais savoir ce qu'il faut vouloir car on n'a qu'une vie et on ne peut ni la comparer à des vies antérieures ni la rectifier dans des vies ultérieures... Il n'existe aucun moyen de vérifier quelle décision est la bonne car il n'existe aucune comparaison. Tout est vécu tout de suite pour la première fois et sans préparation. » (Milan Kundera, L'insoutenable légèreté de l'être)

En résumé, il ne sert donc à rien d'avoir des regrets, sinon que de se torturer l'esprit en ruminant des : "si j'avais su..." Il faut faire confiance à la vie et assumer ses choix. Il n'y a d'ailleurs pas de bon ou de mauvais choix, il y a celui que l'on a choisi, c'est tout. Et si cela se trouve, si on avait fait un autre choix, il y aurait également eu des choses qui ne nous auraient pas convenu, alors il faut arrêter de se triturer les méninges, et il faut vivre, confiants.
:-)

samedi 16 mars 2019

Travailler la terre...

Travailler la terre, c'est un peu comme une thérapie, même si l'on n'en a pas besoin.

Certains soirs, j'avoue que j'ai un peu la flegme de ressortir, surtout quand j'ai marché trois heures l'après-midi, je suis un peu fatiguée on va dire. Mais pourtant je sais qu'une fois que je serai à l'atelier, que je me poserai, que j'aurai la terre dans mes mains, la fatigue disparaîtra. Les pensées aussi. C'est fou la relation qu'il peut se créer avec la terre. On oublie tout. Même le temps qui passe.

Avant les vacances de février, j'avais commencé une petite bonne femme boule. J'ai failli la démolir, je ne la sentais pas, je ne l'aimais pas. Et puis j'ai insisté, il faut insister parfois même si l'on n'est pas convaincu du résultat. Et tout doucement, la petite femme boule, docile, a pris forme sous mes doigts et elle s'est rendue attachante. Oui, je m'y suis attachée, c'est bête, hein ? mais je m'attache à ces personnages (moins les objets) que je crée. C'est une part de moi qui s'exprime, c'est une partie de moi, à nu. Je vous mets une photo d'elle. Oh il y a encore du travail, elle va devoir cuire, être colorée, recuire, et enfin elle sera présentable. Mais cela vous donne une idée de cette petite dame boule qui a mis du temps à se faire aimer (sourire).

Travailler la terre, c'est se centrer, oublier les pensées parasitaires, laisser le mental au vestiaire.
Travailler la terre, c'est ressentir la vie sous ses doigts, c'est donner la vie, c'est créer, et je crois que nous avons tous ce besoin de créer, que ce soit avec la terre, l'écriture, la peinture.

Vous, sous quelle forme satisfaites-vous ce besoin de créer ?...

vendredi 15 mars 2019

Trois paires d'yeux

Ce n'est peut-être pas évident à constater sur les photos, mais il est certain que Rubenou a hérité de la couleur des yeux de son père, et que son père a hérité de la couleur des yeux de sa mère.
Donc, si vous avez bien suivi, Rubenou a hérité de la couleur des yeux de sa grand-mère ! :-)

mercredi 13 mars 2019

Les deux frangins

Photo de Rubenou
Parce que tu es différent et imprévisible,
j'avoue que cela m'agace parfois
Parce que tu es décalé par rapport aux autres enfants,
tu ne vis pas dans le même monde qu'eux
Et même si des fois j'aimerais avoir un autre frère,
un grand frère qui me protégerait et que je pourrais imiter
Je t'aime parce que tu es irremplaçable !
Un frère comme toi, il n'en existe pas d'autre !
Parce qu'il n'y a qu'avec toi que je rigole autant !
Parce qu'il n'y a que toi qui sache aussi bien rire de mes sottises !
Parce qu'il n'y a que toi et moi dans cette relation de frangins qui s'aiment à ce point !

Ces mots, peut-être que Rubenou les dira un jour à son frère.
En attendant, je lui prête les miens...

mardi 12 mars 2019

Ne pas nuire à autrui...

Pema Chödrön
De sages paroles même si l'on n'est pas bouddhiste...

« Ne pas nuire à autrui suppose évidemment de s'abstenir de tuer, de voler ou de mentir. Cela implique aussi de ne pas être agressif - aussi bien en action qu'en parole ou en esprit. Apprendre à ne nuire ni à nous-mêmes ni aux autres est un enseignement de base du bouddhisme sur le pouvoir de guérison lié à la non agression. » (Pema Chödrön)


Pema Chödrön est une moniale bouddhiste, spécialiste du bouddhisme tibétain. Elle a écrit plusieurs livres, dont :
- « Entrer en amitié avec soi-même »
- « Conseils d'une amie pour des temps difficiles »
- « La Voie commence là où vous êtes »
Elle en a écrit d'autres, mais je vous cite ces trois car je les ai lus, et j'ai beaucoup aimé.

dimanche 10 mars 2019

Physionomiste ou pas ? (anecdote)

Par rapport à mon billet sur le fait d'être physionomiste ou non, voici une petite anecdote, pour dire notamment que je ne suis pas infaillible, et pour parler d'autre chose aussi.

Hier après-midi, je me suis rendue au salon Harmonistrol (Salon des rencontres du bien vivre) qui avait lieu près de chez moi ce week-end.
Lors d'une conférence, j'ai remarqué en face de moi une femme qui me regardait en souriant, et qui m'a même murmuré un bonjour, je savais que je la connaissais mais je n'ai pas su à cet instant la re-situer.
Un peu plus tard, alors que nous nous croisions dans l'escalier, je lui ai demandé d'où nous nous connaissions. Elle me l'a remémoré, et je m'en suis alors souvenue tout de suite. Comment avais-je pu oublier ?

En fait, il y a deux ans, à un Salon similaire à celui-ci, lors d'un atelier sur le toucher, nous devions nous mettre deux par deux. Il s'est trouvé qu'elle était à côté de moi donc nous nous étions mises ensemble. Nous devions ensuite poser à tour de rôle notre main sur le bras de l'autre, fermer les yeux, et dire ensuite ce que nous ressentions. Le courant énergétique avait d'ailleurs très bien passé entre nous.

Ensuite, je l'avais croisée l'année passée également lors d'un salon similaire à celui où je me trouvais hier. Cette fois-ci, je l'avais bien reconnue.

Hier, je savais que je la connaissais, mais impossible de savoir qui elle était. Cela m'a troublée d'ailleurs de ne pas arriver à me rappeler qui elle était, troublée et agacée.

En fait, nous ne nous connaissons que très peu mais cet échange d'il y a deux ans a suffi pour qu'elle ne m'oublie pas, et que je ne l'oublie pas non plus.

Je regrette, hier, de ne pas lui avoir proposé d'aller boire quelque chose ensemble, je me dis que si nos chemins se croisent si régulièrement, c'est peut-être bien qu'il y a une raison et que nous aurions peut-être plein de choses à nous dire et à partager.

La prochaine fois, je le ferai...

vendredi 8 mars 2019

La persévérance

Hier soir, à l'atelier Terre, j'ai travaillé sur une sculpture que j'avais commencée avant les vacances de février. Mais j'ai bien failli la démolir car je n'aimais pas ce que j'avais fait, je trouvais vraiment que c'était moche.
Le côté pratique avec le travail de la terre, c'est qu'on peut tout rouler en boule, et recommencer.
Mais je ne l'ai pas démolie, je me suis dit que c'était tout de même bête et qu'il fallait que j'insiste malgré tout.
Il s'agit à nouveau d'une petite dame mais cette fois vraiment toute ronde, faite à partir d'une boule.
Donc je ne me suis pas laissée influencer par mes pensées négatives, et j'ai continué à la modeler.
Et au final, bien qu'elle ne soit pas encore terminée, je la trouve drôlement jolie ma petite bonne femme toute ronde.
Moi qui au départ ne l'aimais pas, voilà que je m'y suis attachée ! :-)

Comme quoi, il ne faut jamais baisser les bras et se décourager devant une tâche ardue, tout est possible ! Et je pense que ceci est valable dans n'importe quel domaine.
Il faut se faire confiance, c'est la seule façon de réussir ! :-)

PS : Lorsque cette sculpture sera terminée, promis, je vous mettrai une photo (sourire).


Et puisque je parle de persévérance :

« Il faut distinguer la ténacité de l'obstination : savoir insister et persévérer au bon moment, savoir aussi se retirer et renoncer quand il le faut. » (Cela s'appelle la sagesse... :-))
(Shafique Keshavjee / Le roi, le sage et le bouffon)


L'escargot et l'escalier - Carte DIXIT
L'escargot hésite,
la tâche lui semble ardue
mais avec la persévérance
tout est possible et il le sait,
il gravira toutes les marches,
lui le rampant,
et il réalisera son rêve,
se hisser jusqu'au ciel !
:-)

mercredi 6 mars 2019

Petite dame en terre

Voici en plusieurs étapes l'histoire de ma petite dame au cou cassé dont je vous parlais dans l'un des billets précédents. Faite à l'atelier Terre où je me rends deux soirs par semaine. Avec l'aide de Martine pour le visage. Merci à elle.



1 : Les rondeurs prennent forme ! :-)
2 et 3 : La petite dame est modelée (et potelée), elle attend la première cuisson (au four électrique).
4 : Première cuisson effectuée au four électrique.
5 : Peinture avant émaillage.
Pour l'émaillage, on trempe le sujet dans un seau rempli d'un produit, l'émail, qui laissera sur le sujet une couche vitreuse et transparente lors de la prochaine cuisson.
6 : Deuxième cuisson faite au raku. La petite dame est finie ! :-)

lundi 4 mars 2019

Physionomiste ou pas ?

Etes-vous physionomiste ?
Moi, je pense que oui.

Il me suffit d'avoir vu une personne une seule fois pour la reconnaître. Je saurai dire ensuite la couleur de ses yeux, de ses cheveux, la forme de sa bouche, de ses oreilles. Je saurai dire si la personne a un grain de beauté sur la joue, une fossette au menton, etc. Je visualise tout, j'ai une très bonne mémoire visuelle. Une fois que j'ai vu une personne, je ne l'oublie pas, surtout son visage.

Je me souviens de deux de mes cousins qui étaient jumeaux et que les gens avaient du mal à différencier, je m'en étonnais toujours. Je voyais bien que l'un était légèrement plus blond, que l'autre était légèrement plus petit, qu'il avait les yeux plus clairs, je ne comprenais pas comment les autres pouvaient les confondre.


« Sache que chaque visage est un miracle, il est unique. Tu ne rencontreras jamais deux visages absolument identiques. Qu'importe la beauté ou la laideur, ce sont des choses relatives. Chaque visage est le symbole de la vie, et toute vie mérite le respect. » (Tahar Ben Jelloun)


dimanche 3 mars 2019

Gratitude...

Installée dehors sur un siège de jardin
à l'abri du vent, elle lit
Juste à côté d'elle, le petit cognassier
résonne de pépiements d'oiseaux
Les piafs sont intrigués par sa présence
Elle les regarde voleter,
sautiller de branche en branche,
certains s'aventurent un peu plus près
Mais ne ressentant aucun danger,
ils se posent et picorent quelques graines
dans la mangeoire accrochée à l'arbuste
Elle ressent infiniment de gratitude
pour ce moment partagé
Elle sourit, elle se sent bien.

L'enfance

Noé - Photo de Rubenou

Enfance, innocence, insouciance, différence
Curiosité, pureté, ténacité, vitalité, volonté
Tendresse, richesse, promesse
Amour inconditionnel

samedi 2 mars 2019

Photos de Rubenou

Cette semaine passée, j'avais donc deux de mes petits-fils à la maison. Ruben, le petit frère de Noé, huit ans, voulait faire des photos, tout comme sa mamie. Je lui ai donc prêté mon petit appareil photos compact, facile d'utilisation, et il a fait tout plein de jolies photos : des jouets, des petites voitures, et un très beau portrait de Noé (occupé à faire un puzzle), je trouve cette photo très belle.
Je les partage ici, avec vous.


Volontairement floutée par mes soins...

vendredi 1 mars 2019

Anecdote rigolote

Lorsque nos petits-fils sont en vacances à la maison, ils nous demandent bien évidemment un temps pour jouer à la tablette, quel gamin ne joue pas à la tablette de nos jours ?

Et puis sur la tablette, il y a des jeux que Noé peut effectuer sans se trouver en difficulté, cela lui fait du bien, il y a tant de choses qu'il n'arrive pas à faire. Tout ce qui est activité manuelle est un problème pour lui, il ne peut se servir que de sa main droite et il s'énerve rapidement. Cela le met en échec. Tandis que sur la tablette, il peut se débrouiller tout seul, et il se débrouille bien.

Nous leur accordons donc ce temps mais nous le limitons. Nous mettons le minuteur, trente minutes environ, et ce deux ou trois fois par jour, et lorsque le minuteur sonne, ils doivent arrêter. Ils le savent, Noé encore mieux que les autres.

Pour en venir à cette anecdote rigolote, hier matin, Noé est venu me trouver, et il m'a dit :
« Mamie, il faut mettre le minuteur à Papou aussi ! il joue beaucoup à la tablette, lui ! »

(sourire)

mercredi 27 février 2019

Image et mots


Les mots d'amour disparaissent
ne laissant que des pages vides
Sa bien-aimée s'en est allée
il n'est pas parvenu à la retenir
l'histoire est arrivée à sa fin

Il ferme le journal et se lève
il n'est pas triste, il sait.
Avec d'autres mots aussi beaux
il écrira une nouvelle romance,
l'amour jamais ne mourra.

lundi 25 février 2019

A nous la liberté intérieure

Vous connaissez certainement le trio : Christophe André, Matthieu Ricard et Alexandre Jollien ?
Ils ont déjà écrit ensemble : « Trois amis en quête de sagesse » que j'ai d'ailleurs lu.
Ils ont réitéré en écrivant : « A nous la liberté intérieure » (que je lirai sûrement).

Récemment, je me suis rendue à une vidéo conférence retransmise dans plusieurs cinémas de France. Ils étaient les invités. Un échange, un partage très intéressant.

Quelques citations de ces trois personnages fort sympathiques :

« La liberté intérieure c'est quand le regard de l'autre ne nous détermine pas. » (Alexandre Jollien)

« Reprenant à mon compte la définition faite par les philosophes grecs de la sagesse, j’ai longtemps cru que celle-ci était l’ataraxie, c’est-à-dire l’absence de troubles, la tranquillité de l’âme. Aujourd'hui, j’ai compris que la sagesse consiste à vivre avec ses passions sans que celles-ci ne nous rendent esclaves, à tenter de trouver une joie inconditionnelle qui ne se laisse pas altérer par les petits tracas du quotidien. Cette attitude nous permet de cheminer vers la liberté. Car il est impossible d’éradiquer les passions, et je dirais même que ce n’est pas souhaitable. En nous évertuant à les terrasser, nous tuons la vie. » (Alexandre Jollien)

« Votre esprit peut être votre meilleur ami comme votre pire ennemi et vous avez à faire à lui du matin au soir que vous le souhaitiez ou non, alors ne sous-estimez pas son pouvoir. Il peut vous ligoter à la souffrance, l'insatisfaction et la frustration. Il faut comprendre qu'il n'y a rien d'irrémédiable et qu'avec de la patience et des moyens appropriés, l'esprit lui-même a les capacités de s'affranchir des tourments qu'il a créés. » (Matthieu Ricard)

« La vie intérieure, c'est tout ce qu'on prend conscience en nous, qui est toujours présent, et qui constitue l'essentiel de notre personnalité. » (Christophe André)

Ils ont dit aussi (retranscrit par mes mots) :
Normalement, le désir d'obtenir quelque chose et le fait de l'acquérir entraîne le plaisir, cela nous le savons tous.
Par contre, lorsque le désir devient dépendance (accro à quelque chose, à quelqu'un), le plaisir devient souffrance. Comme le désir est toujours présent et qu'il est dur de lutter contre, nous continuons à foncer tête baissée vers l'objet de ce désir, tout en sachant que nous allons nous faire mal encore et encore. Jusqu'au jour où, enfin, nous lâchons prise et nous retrouvons notre liberté intérieure.

Je vous parlerai prochainement d'un livre que j'ai lu il y a plusieurs années déjà, intitulé : « Le cerveau de Bouddha », un livre passionnant sur, comme son nom l'indique, le cerveau, cet organe si complexe. Cet ouvrage parle de la méditation et comment elle peut interagir sur notre cerveau.

Ci-dessous, une vidéo qui pourrait peut-être vous intéresser :

jeudi 21 février 2019

Le sens des relations, etc

Bonne lecture !!! (sourire)

Je pense que les personnes que nous rencontrons, avec lesquelles nous tissons des liens, avec lesquelles nous faisons un bout de chemin, ne sont pas là par hasard et qu'il y a un sens à ce que nous vivons avec elles, que les échanges soient courts ou dans la durée.
Si elles sont là, à côté de nous, près de nous, c'est que nous avons quelque chose à partager avec elles, c'est que nous avons quelque chose à nous apporter mutuellement.
Et lorsqu'elles partent, lorsqu'elles disparaissent de notre vie, il restera toujours en nous une partie d'elles, comme il leur restera en elles une partie de nous.

Lorsque nous y réfléchissons bien, et que nous regardons en arrière, nous avons côtoyé une quantité infinie de personnes, parfois bien différentes les unes des autres d'ailleurs.
C'est ce que nous avons vécu avec elles, qui fait ce que nous sommes aujourd'hui.
Ce sont elles qui ont contribué en partie à notre évolution.
Ce sont elles bien souvent qui nous ont fait nous remettre en question.

Je discutais un jour avec Sylvie, une personne qui fait entre autres du décodage biologique, elle me disait qu'il pouvait y avoir des "accidents", c'est-à-dire des personnes qui n'avaient rien à faire sur notre chemin de vie, des personnes qui n'auraient pas dû être là, des erreurs de parcours en somme.
Je pense souvent à ses mots, et je ne suis pas vraiment d'accord.
Si des personnes se sont trouvées sur notre chemin, et ceci en plusieurs fois, ce n'est pas anodin, c'est bien qu'elles avaient une place, un rôle à jouer dans notre vie.

Certaines personnes nous ont beaucoup appris, d'autres nous ont rassuré, d'autres encore nous ont permis de prendre confiance en nous, et d'autres nous ont fait du mal, sans forcément le vouloir.
Mais dans toute relation, il n'y a pas qu'une personne, il y en a deux, il y en a plusieurs et l'équilibre de cet ensemble dépend de chacune de ces personnes.
Cet ensemble peut être harmonieux au départ, et puis des désaccords, un déséquilibre se créent, c'est que cette relation est arrivée à sa fin, c'est qu'elle ne nous apportera plus rien.
Ou alors il faudra la revoir, la corriger, la remettre en question, ou pas, selon le désir de chacun.

Il y a des personnes qui sont diamétralement opposées à nous dans leur façon de vivre, d'appréhender les événements de la vie, dans leur caractère si différent du nôtre, mais elles réveillent en nous quelque chose d'enfoui, un petit quelque chose de rebelle, que nous avons en nous mais que l'on ne montre pas, soit par peur de choquer, soit parce qu'on veut le garder jalousement pour soi.
Cette relation nous fait du bien car elle permet de ne pas oublier ce petit côté rebelle qui est en nous, cela nous rassure quelque part, il est bien là, caché, mais pourtant bien présent.
Si nous nous entendons si bien avec cette personne (je pense notamment à une amie très proche), c'est que nous retrouvons en elle cette petite part de notre personnalité qui est enfouie, mais comme on l'aime pourtant ce petit côté rebelle ou ce petit grain de folie...

samedi 16 février 2019

Les 4 petits gars

Les jours à venir vont être bien occupés si vous voyez ce que je veux dire... (sourire)


 A bientôt ! 

vendredi 15 février 2019

Mon travail à l'atelier

Pour changer du triturage de cerveau, voici sur cette photo quelques pièces que j'ai faites à l'atelier Terre où je me rends deux soirs par semaine.

J'avais modelé une petite femme, toute ronde, toute jolie, mais elle a perdu la tête !
Dès que je lui aurai recollée, et qu'elle aura retrouvé ses esprits, je vous la présenterai. :-)

Ces pièces, après une première cuisson dans un four électrique, ont été peintes, émaillées, et ensuite recuites dans un four à raku (technique de cuisson dont je vous parlerai ultérieurement).