lundi 2 décembre 2019

Le messager


Tu t'es posé sur le toit de la mangeoire
et tu m'as regardée fixement durant tout le temps
qu'a duré la communication téléphonique avec elle.

Quels mots voulais-tu me délivrer, petit rouge-gorge,
toi que l'on appelle le messager ?...

dimanche 1 décembre 2019

HIER...

Hier était un jour spécial.
Hier, cela faisait dix ans que Jean est parti.


Dix ans, c'est loin.
Oui, peut-être... mais dix ans, c'était hier...

mercredi 27 novembre 2019

Le petit couple d'amoureux...

Le petit couple d'amoureux est passé au raku hier soir.

Voici le résultat final :


Ci-dessous, quelques petites fantaisies réalisées ces dernières semaines :


Et enfin une petite bonne femme rigolote en cours :


lundi 25 novembre 2019

Boule de feu dans le ciel

Ce soir, en sortant du cours de qi gong, alors que je roulais tranquillement pour rentrer chez moi, voici ce que j'ai vu dans le ciel de Bas (la photo n'est pas de moi bien sûr, mais c'est ce que j'ai vu) :


Sur le coup, je me suis dit : Oh ! Quelle belle étoile filante !
Et puis j'ai réalisé que ce que j'avais vu était bien trop gros pour en être une.
Alors, arrivée chez moi, j'ai fait des recherches sur internet et j'ai lu qu'il y avait un astéroïde qui devait frôler la terre ce lundi 25 novembre 2019.
Est-ce que c'est cet astéroïde dont ils parlent, que j'ai vu ?
Je ne sais pas, mais en tous cas c'était impressionnant !
Est-ce que l'on fait un voeu lorsqu'on voit un astéroïde (comme on le fait pour une étoile filante)? Dans le doute, j'en ai fait un, même deux, on verra bien... (sourire)

Est-ce que quelqu'un d'autre en sait mieux au sujet de cet astéroïde (ou boule de feu) ?
Car ce que j'ai pu lire (rapidement) une première fois sur le site Notre planète.info est maintenant réservé aux abonnés.

Rajout :
Je me demande si je n'ai pas rêvé, personne ne parle de cette boule de feu que j'ai vue hier soir dans le ciel !... Rien sur internet, ni aux actualités, et vous non plus, apparemment ?...

samedi 23 novembre 2019

Mais que se passe-t-il ?

Pour changer de mes billets habituels et parce qu'une fois n'est pas coutume, j'ai envie de partager avec vous ce texte que j'ai écrit cette semaine pour l'atelier d'écriture Kaléïdoplumes.

La consigne était d'écrire un texte dont l'incipit est la première  phrase du livre de Didier Vancauwelaert "Hors de moi" :
« Je viens de sonner chez moi et c'est un inconnu qui a répondu »


**********

Mais que se passe-t-il ? 

- Je viens de sonner chez moi et c'est un inconnu qui a répondu.
- Qu'est-ce que tu me dis ? Il y a un inconnu chez toi ?
- Oui, je t'assure, je n'y comprends rien.
- Mais où es-tu maintenant ?
- Chez moi. Enfin non, chez lui, il m'a fait entrer. Je suis assise au salon.
- Attends, je ne comprends pas tout. Tu sonnes chez toi, un inconnu t'ouvre, et il te fait rentrer comme si c'était lui qui habitait ici ?
- Oui, je sais, cela paraît complètement absurde, mais c'est la vérité ! Tu peux venir, cela m'inquiète.
- Bon, j'arrive, je prends ma voiture et dans cinq minutes je suis là, ne bouge pas !
- Non, non, je ne bouge pas. Mais prends ton temps, le monsieur est très gentil, il m'a même offert un thé et des petits gâteaux.

Je me dis, mais qu'est-ce que c'est cette histoire, c'est n'importe quoi !
Nicole ne perd pas la tête pourtant. 
Je monte dans ma voiture et je pars chez mon amie.
Heureusement, elle n'habite pas loin, et un samedi soir, sur cette route, il n'y a jamais beaucoup de circulation.
J'arrive chez elle, tout est calme, il n'y a aucun bruit.
Je sonne à la porte, intriguée.
La porte s'ouvre lentement, il fait sombre...

Et soudain, la lumière jaillit et m'aveugle !
Et avant que je ne réalise vraiment ce qui se passe :

- Joyeux anniversaire, Chantal !!!

Tous mes amis sont là, toute ma famille est là !
Ils ont organisé mon anniversaire surprise !

- Mais ça va pas de me faire une telle frayeur !
- Ne nous en veux pas, me dit Nicole, mais c'était la seule façon de te faire sortir de chez toi. Tu ne serais pas venue, sinon !

Elle a raison. Je reconnais que je ne serais pas venue.
Je suis casanière, et il fallait donc ruser pour me faire sortir, surtout un samedi soir !
Et là, je n'avais vraiment pas le choix.
Soulagée et heureuse, je me mets à rire avec les autres !

- Une coupe de champagne, Chantal ?...

dimanche 17 novembre 2019

12 heures de méditation

Samedi avait lieu à Monistrol, commune située près de chez moi, une journée "12 heures de méditation". Une journée pour découvrir diverses formes de méditation, découverte offerte par les intervenants.

Au programme, sept ateliers.
Je ne vous parlerai que des quatre auxquels je suis allée.
- Le premier : 
Méditation des 4 directions : Mouvements simples et rythmés qui amènent le lâcher prise.
- Le deuxième :
Méditation guidée : Images, sensations pour s'imprégner d'une énergie, d'une ambiance, d'un état.
- Le troisième :
Bain sonore : Les harmonies vibratoires des instruments dépassent la simple écoute.
- Le quatrième :
Le Placebo, c'est vous : Comment donner le pouvoir à votre esprit.

Méditation des 4 directions
A 9 heures, j'ai rejoint un groupe d'une dizaine de personnes pour découvrir la méditation des 4 directions. C'est Béatrice qui animait cet atelier. Béatrice, je l'ai connue lorsque je rejoignais régulièrement il y a quelques années un groupe de méditation, une nana très sympathique, une nana qui a fait son chemin, je l'apprécie beaucoup. Elle est maintenant thérapeute psycho-corporelle à son compte.
Durant la première partie, qui a duré 30 minutes environ, nous avons effectué des mouvements lents et rythmés sur une musique cadencée.
Je vous mets une vidéo prise sur youtube qui vous donnera une idée de ces mouvements et aussi de la musique, puisque c'est sur celle-ci que nous avons fait la méditation.


Durant la deuxième partie, nous avons effectué une danse libre au son de la musique.
Et en troisième partie, une méditation couchée toujours au son de la musique.
J'ai vraiment beaucoup aimé, et je n'étais pas la seule.
Du coup, l'année prochaine, peut-être des séances régulières auront lieu, un groupe va sans doute se former, et j'irai, c'est sûr !

Méditation guidée
A 10 heures 30. Une méditation guidée en position allongée. Nous étions une trentaine.
Je ne connaissais pas l'intervenante. Je sais juste qu'elle pratique l'accompagnement psycho-corporel. Une petite nana bien sympathique, mais j'ai un peu moins "accroché". Il faut dire que je n'avais pas prévu de petite couverture ni de coussin, et que j'ai trouvé le sol bien dur, et la température de la pièce pas assez chaude.
Mais bon, j'ai visualisé avec Béatrice, car c'était une Béatrice aussi, mes différents chakras, leurs couleurs et leurs correspondances. Je les connaissais déjà bien avant cette séance, c'était une petite révision.

Bain sonore
A 16 heures 30. Une méditation en position allongée. Nous étions une cinquantaine voire plus.
L'intervenante, Nicole, qui est d'ailleurs ma professeure de qi gong, passait au milieu de nous en faisant chanter et résonner ses bols. Des sons graves comme des sons plus aigus. J'ai d'ailleurs remarqué lors de cette séance que l'on entend le son précédent laissé par le bol, tout en entendant le son nouveau, les deux résonances se mêlent.
Nicole est une petite nana que j'apprécie beaucoup. Elle a toujours le sourire, et le courant passe vraiment bien avec elle.
J'ai apprécié ce bain sonore. Et comme cette méditation avait lieu l'après-midi, j'avais eu le temps d'aller chercher chez moi couverture et coussin, et je n'ai pas souffert du froid et de la dureté du sol cette fois-ci.

Le placebo, c'est vous. Méditation guidée
A 18 heures. Je vous explique très sommairement le sens de cette méditation. Elle est destinée à transformer des croyances et des perceptions erronées qui nous handicapent dans la vie de tous les jours, et qui peuvent jusqu'à provoquer des maladies. Méditation inspirée de l'ouvrage de Joe Dispenza. La puissance de la pensée, la puissance de la méditation de pleine conscience sur le cerveau.
L'intervenante, Madeleine, professeure de yoga (que je connaissais de vue pour l'avoir croisée lors d'autres manifestations de ce genre) a guidé cette méditation.
Je n'ai pas profité autant que je l'aurais pu, car mon dos commençait à me faire souffrir, et je commençais aussi à fatiguer. Mais c'était pourtant très intéressant.


Voilà, je ne vous en voudrai pas si vous n'avez pas tout lu (sourire).
Mais pour moi, ce fut une très belle et riche journée.
De plus, cela m'a permis de revoir plusieurs personnes que je n'avais pas eu l'occasion de voir récemment, des personnes hyper sympathiques et chaleureuses.
Lorsque je suis rentrée chez moi, j'étais sur un petit nuage, je revenais d'un autre monde...

mercredi 13 novembre 2019

Quinze minutes de méditation

Depuis quelques semaines, pour aider et soutenir dans sa maladie une personne qui m'est chère, elle et moi avons instauré un moment de méditation.
Ainsi, en fin de journée, nous nous retrouvons quinze minutes et nous méditons.
Nous nous retrouvons malgré les cent kilomètres qui nous séparent.
Mais le fait de savoir que nous méditons ensemble, au même moment, nous rapproche.
Nous sommes en communion l'une avec l'autre.
Ces quinze minutes de méditation nous apportent autant à l'une qu'à l'autre.
Parfois, une autre personne se joint à nous, nous nous retrouvons à trois, en trois endroits différents mais reliées par cette méditation commune.
Quinze minutes de méditation, cela ne semble rien du tout, et pourtant c'est énorme.
Ce sont quinze minutes que nous nous offrons à nous et que nous offrons à l'autre...

dimanche 10 novembre 2019

La nuit...

La nuit, je foule des terres qui n'existent pas.
La nuit, je croise des personnes qui n'existent pas.
Mais qui me sont pourtant si familières.
La nuit, je ris aux larmes, je souris, je crie de rage, je pleure.
La nuit, j'escalade des parois verticales facilement et sans vertige.
Je gravis des escaliers, des échelles, et j'arrive tout en haut, très haut et je me sens bien.
La nuit, je descends aussi dans les profondeurs de la terre et de l'inconnu.
Je retrouve ma mère, mon frère, parfois mon père.
Je les serre fort dans mes bras, je leur parle, je les touche, je les embrasse.
Je frôle leurs visages du bout des doigts et je sens la douceur de leur peau.
La nuit, j'ai tous les sens en éveil, je m'émerveille de la beauté qui m'entoure.
Des paysages incroyablement beaux et fantastiques s'offrent à mes yeux.
Je sens le goût de toute chose, je ressens la moindre émotion, je savoure à l'infini le moment présent.
La nuit, je m'échappe de mon corps, je rejoins un autre monde.
La nuit, une vie parallèle où je suis moi, sans être moi...


samedi 9 novembre 2019

Des lieux où l'on se sent bien

Il y a des lieux où l'on se sent tout de suite à sa place, des lieux où l'on sent une bonne énergie circuler, de bonnes vibrations, des lieux exempts de toute tension.
Des lieux où l'on se sent chez soi.
Ces lieux, je les ai trouvés.

Tout d'abord, l'atelier terre où je me rends deux fois par semaine.
Moi qui ai souvent du mal à trouver ma place, à l'atelier je l'ai trouvée tout de suite.
A cet atelier, pas de professeur, juste des personnes qui prennent du plaisir à ce qu'elles font.
Juste des personnes qui s'aident, qui s'entraident, qui n'ont rien à prouver.
Les anciennes aident les nouvelles (et nouveau car il y a un homme).
Nous rions beaucoup, l'air est sain et empli de bienveillance.

Et puis il y a le nouveau cours de qi gong où je me rends depuis début octobre.
L'enseignante est une petite femme toute menue qui a toujours le sourire aux lèvres.
Avant chaque mouvement, elle nous explique en quoi celui-ci nous sera bénéfique.
Ce qi gong ne ressemble pas à celui que je pratiquais depuis plusieurs années.
Il est plus lent et comporte davantage d'auto-massages des méridiens.
Le cours dure une heure et demie, nous sommes tantôt assis, tantôt debout.
Il comporte des moments de méditation également.

Ce qui caractérise ces lieux ?
L'harmonie qui se dégage du groupe, la bienveillance, la simplicité, la gaieté.


Et vous ?
Avez-vous des lieux ainsi où vous vous sentez pleinement chez vous ?
En harmonie avec les autres ?

samedi 2 novembre 2019

Les blogs s'en vont et s'en viennent... tout comme les gens

« Les blogs s'en vont et s'en viennent, tout comme les gens, il faut les saisir au bon moment.
Si l'on attend trop, ils ne sont déjà plus là. »

Depuis le début de mon aventure bloguesque (octobre 2007), j'en ai connu et parcouru des blogs.
J'ai partagé de riches et beaux échanges et je continue avec vous qui me lisez.
J'ai eu la chance de rencontrer : Fanzesca, Chantal, Nathalie, Michel, Patricia, Carole, Catherine, Alain, France.
Des rencontres qui ne m'ont jamais déçue.
Les personnes étaient telles qu'elles se montraient sur leurs blogs et donc comme je les imaginais.
Je ne pense pas les avoir déçues, moi non plus.
En tous cas, c'est ce qu'elles m'ont dit.
Nous avions l'impression de nous connaître depuis très longtemps.
Et si heureux-ses de nous voir pour de vrai.
Il y en a que j'ai revues plusieurs fois, et que je reverrai, je le sais.
Et d'autres que je ne reverrai pas.
Mais  ce qu'il y a de sûr, c'est que je resterai enrichie de ces belles rencontres, je les garderai comme de précieux souvenirs.

J'en reviens aux blogs.
Certains se sont fermés, sans explication aucune, et je ne sais pas ce que sont devenu(e)s leurs créateurs.trices.
Et pourtant, il y avait eu des échanges de mails, réguliers et chaleureux.
Mais plus de nouvelles aucune.
Je pensais avoir créé des liens, virtuels certes, mais des liens.
Mais il est vrai que les liens n'ont pas la même valeur pour tout le monde.

Et puis d'autres blogs se sont endormis.
Toutefois, je peux encore les visiter, et laisser des commentaires.
Mais laisser des commentaires dans le vide, ce n'est pas très intéressant.

Et puis parfois, les propriétaires de ces blogs fermés ou endormis reviennent soudainement et les mots aussi.
Et je suis heureuse de les retrouver et de reprendre les échanges.
Peu importe la raison de leur absence, cela ne me regarde pas.
L'important est qu'ils.elles sont revenu(e)s. Tout va bien.

D'autres blogs enfin ont été abandonnés définitivement comme l'on se débarrasserait d'une vieille carapace encombrante.
Peut-être avaient-ils un but thérapeutique ?
Ou au contraire n'avaient-ils aucune importance pour l'auteur, juste un jeu de quelques mois, voire quelques années, mais le jeu n'amuse plus.

Par contre, d'autres ont été abandonnés pour une autre raison, leurs créateurs.trices, hélas, ont quitté ce monde, certain(e)s à cause de la maladie, d'autres par dépit...
Cela me fait toujours de la peine quand je l'apprends.
J'ai tout de même fait un bout de chemin avec eux.elles.
Je me souviens notamment de Herbert le poète, de Michelaise, de Dominique le psy, et d'autres encore avec lesquels j'avais eu de si beaux échanges et partages.
C'est comme si je perdais un ou une ami(e)...

Pour ma part, si un jour l'idée me prenait de fermer mes blogs, je vous avertirais, je ne vous laisserais pas sans nouvelles.
Et si je ne pouvais pas vous avertir, quelqu'un d'autre le ferait à ma place.
C'est la moindre des choses...

jeudi 31 octobre 2019

Les bienfaits de la musique ? peut-être...

Depuis le début de la semaine, Noé est à la maison avec son frère.
J'ai parlé récemment de son histoire, vous la connaissez donc.
Ce que je n'ai pas dit, c'est que depuis son accident de santé, il a régulièrement des petites crises d'épilepsie, petites mais impressionnantes toutefois.
La dernière a eu lieu cet après-midi.
Trois minutes, c'est long lorsqu'on est désarmé et impuissant.
Lors de ses crises, Noé a des gestes brusques et désordonnés avec ses bras et jambes.
C'est comme s'il avait un ressort qui lui faisait les lever.
Il faut vite aller vers lui pour le tenir et l'empêcher de tomber.
Il parle aussi, il dit : "Ah mais, ce n'est pas possible ! C'est quoi ça !"
Et il rit aussi, comme s'il ne savait pas ce qui lui arrive (c'est sans doute le cas).

Cet après-midi, il a donc fait une crise.
Nous l'avons fait s'asseoir et avons tenté de le rassurer.
Il faut attendre que la crise passe toute seule, il n'y a pas grand chose à faire, il est déjà sous traitement, mais ce traitement ne permet pas de la stopper complètement.
Comme la crise durait et ne semblait pas vouloir s'arrêter, tandis que son grand-père le tenait dans ses bras, j'ai eu l'idée de lui mettre son CD des belles histoires, "Les frères Chamaille".
Dès qu'il a entendu le début de la chanson, il a commencé à fredonner les paroles et soudain la crise a cessé.
Je ne sais pas si c'est cela qui l'a fait s'arrêter, peut-être pas, mais je suis sûre que cela a contribué.
D'habitude, lorsque la crise cesse, il y a toujours encore quelques petits soubresauts avant la fin complète.
Là, non. Elle s'est arrêtée complètement au moment même où il a commencé à fredonner la chanson.
Son cerveau a été remis dans les rails, en quelque sorte.
Et il a repris le rythme de la journée comme si de rien n'était.

Récemment, il nous a dit qu'il voyait des éclairs lors des crises.
C'est la première fois qu'il en parle, qu'il est capable de dire ce qu'il voit, chose qu'il ne faisait pas avant.
C'est un gros progrès, je trouve.
Pouvoir dire les choses, pouvoir dire ce qu'il ressent, c'est important.

Là, depuis 20h30, il dort paisiblement...

Modération des commentaires

Depuis deux jours, mes blogs sont envahis par des commentaires indésirables.
Je crois bien d'ailleurs ne pas être la seule ces jours à être infestée de la sorte.
Près de soixante-dix déposés en quarante-huit heures.
Je mets donc momentanément la modération des commentaires, peut-être cela fera-t-il stopper cette avalanche de pubs qui se déversent ainsi au milieu de vos mots à vous.
Je suis désolée pour la gêne occasionnée, mais là, je ne supporte plus.
Trop, c'est trop...

vendredi 25 octobre 2019

Pas de retour sur le passé

C'est en écrivant une réponse à un commentaire laissé sur le billet précédent, que j'ai compris quelque chose et que je vous en fais part.

Si l'on reste dans le souvenir d'une personne telle qu'elle était avant, si l'on compare ses facultés antérieures à celles de maintenant, ce n'est en aucune sorte une façon de l'aider, bien au contraire.
C'est la comparer avec l'autre, c'est nier celle qu'elle est devenue, c'est ne pas la reconnaître telle qu'elle est maintenant.
Pour son bien, nous devons l'accepter au présent, tout simplement.
Ne pas faire de retour sur le passé, le passé n'est plus.
Sinon, nous la freinerons dans son évolution.
Et nous lui ferons du mal.

J'en suis, ce soir, convaincue.

lundi 21 octobre 2019

S'en souvient-il ?

Noé (mon petit-fils qui aura 11 ans en décembre) se souvient-il du petit garçon qu'il a été jusqu'à l'âge de deux ans et demi, avant que cette rupture d'anévrisme (cérébral) ne le fragilise physiquement et intellectuellement ?
On dit que l'on n'a pas de souvenirs avant l'âge de trois ans.
Alors peut-être ne s'en souvient-t-il pas.
C'est sans doute mieux ainsi.
Mais peut-être que la nuit, ce petit garçon si éveillé, qui adorait courir, jouer au ballon et qui s'exprimait déjà si bien, vient lui rendre visite ?
J'aime imaginer que le petit garçon en bonne santé vient le retrouver dans ses rêves, qu'il le prend par la main, et qu'il l'entraîne et le tire vers le haut.

PS : Ce billet car en recherchant des photos pour mon fils, j'ai fait un retour en arrière et je suis tombée sur une photo de Noé, Noé avant...

jeudi 17 octobre 2019

Cadeau liste ou cadeau surprise ?

Êtes-vous cadeau liste ou cadeau surprise ?
Je m'explique.

Lorsqu'on vous demande ce que vous désirez comme cadeau (d'anniversaire, pour Noël ou toute autre occasion), donnez-vous une liste de choses qui vous feraient envie, donnez-vous quelque chose de bien précis, ou bien préférez-vous un cadeau surprise ?
Moi, je préfère le cadeau surprise.

Prendre le paquet, le soupeser, en étudier la forme.
Ôter doucement le papier cadeau en fermant les yeux.
Passer la main sur l'objet délivré de son emballage pour essayer de deviner.
J'adore ! (sourire)

Je suis rarement déçue car je ne m'attendais à rien de précis.
Et le cadeau garde son mystère jusqu'au dernier moment.

J'ai gardé mon âme d'enfant, moi ?...
Oui ! (sourire)

mardi 15 octobre 2019

L'heure d'hiver

Il pleut aujourd'hui, cela me fait du bien.
J'ai l'impression que la pluie me lave tout comme elle lave le paysage.
Pour peu, j'irais danser sous la pluie (sourire).
J'en avais un peu assez de cette chaleur, de cet été qui n'en finissait pas.
Nous allons bientôt passer en heure d'hiver. Tant mieux !
La majorité des gens que je côtoie préfère l'heure d'été et désirerait qu'on la garde tout le temps.
Pas moi.
L'heure d'été est en décalage de deux heures avec l'heure solaire.
Déjà que je n'aime pas le décalage, alors deux heures !
Je pense que ce n'est pas très bon pour l'organisme en fait.
En tous cas pour certaines personnes.
Mais il est vrai que nous sommes tous différents et que le changement d'heure n'a pas le même impact sur tout le monde.
Moi je sais que l'heure d'hiver me convient mieux.
Maintenant, ce n'est pas moi qui décide... (sourire)

Et vous ? :-)

mercredi 9 octobre 2019

L'amour... en cours...

Première étape terminée.
En cours de séchage.
En attente de la première cuisson (au four électrique).
Puis un peu de peinture peut-être.
Et ensuite l'émaillage.
Et pour terminer la cuisson raku.
A suivre donc... (sourire)

dimanche 6 octobre 2019

Les acouphènes m'endorment...

Depuis l'âge de 40 ans environ, je souffre d'acouphènes.
Vous allez rire (ou pas), mais je m'en suis rendue compte alors que je regardais justement un reportage sur les personnes en souffrant.
J'ai écouté mes oreilles... oui, oui, je dis bien : j'ai écouté mes oreilles, et je me suis dit : mais ! mes oreilles sifflent !
Elles ne sifflaient pas énormément, pas autant que maintenant.
Je suis allée consulter un ORL qui m'a dit, avec un tact (incroyable) que j'étais une future vieille sourde !
Je l'ai maudit et je n'y ai jamais remis les pieds.
Ni chez aucun autre ORL d'ailleurs !
Mais je dois dire que ses mots m'ont provoqué un sacré coup de blues.
Heureusement, j'ai relativisé, et je me suis habituée à cette musique... auriculaire.
Bon, en plus, il m'a dit n'importe quoi, je ne suis pas sourde !
Mais je ne suis peut-être pas encore assez vieille... (sourire)

Les acouphènes dont je souffre, se traduisent par des sifflements de plus ou moins forte intensité.
C'est un peu comme si des grillons me chantaient dans les oreilles en continu.
Ce pourrait être pire comme bruit.
Bien sûr, j'aimerais parfois avoir un peu plus de silence dans les oreilles (sileeence !), mais je suis bien obligée de faire avec... le chant des grillons.
Cela ne m'empêche nullement d'entendre les autres bruits, ce qui est déjà bien.

Et puis, je leur ai trouvé une utilité à ces acouphènes.
Ils m'aident à m'endormir. Oui, oui !
En fait, lorsque j'ai trop de pensées qui me trottent dans la tête et qui m'empêchent de dormir, je fixe mon attention sur mes acouphènes, bref je les écoute et... je m'endors.
Ils m'empêchent de penser à autre chose.
Finalement, si l'on regarde le côté positif des choses, cela a du bon. (sourire)

vendredi 4 octobre 2019

Retrouver le chemin du beau

Ces derniers jours, blessée par les mots d'une personne qui m'est pourtant très chère, je n'allais pas très bien, je ressassais, je ruminais.
Je ne savais pas quoi faire de tout cela, et n'arrivais pas à me débarrasser de ce malaise.
Je n'en veux aucunement à cette personne, je l'estime suffisamment et je sais qu'elle ne l'a pas fait dans ce but. En fait je me rendais bien compte que c'étaient mes pensées à moi qui me faisaient le plus de mal, mais je n'arrivais pas à les endiguer.

Et puis, tout bêtement, parce que l'attitude d'une mante religieuse* posée sur le rebord extérieur de l'une de mes fenêtres depuis hier soir m'intriguait, j'ai fait des recherches sur cet insecte, et je suis tombée sur un blog, le blog de Pascale MD.
Et cela m'a fait un bien fou !
Cela m'a permis de mettre un stop à toutes ces pensées parasitaires.
Je me suis mise à regarder ses photos qui sont de toute beauté et je me suis émerveillée, et j'ai peu à peu oublié mon malaise.
J'ai retrouvé le chemin du beau et de la légèreté, et j'ai oublié celui de l'amertume.
Je vous invite à aller la visiter, cela en vaut vraiment la peine.
Le lien du blog : De ciel, de terre et d'eau


La beauté des choses sera toujours là pour nous ramener sur le chemin de l'essentiel.
En tous cas, c'est le cas pour moi...

*Peut-être aussi que cette mante religieuse s'était posée là pour m'aider à me changer les idées, qui sait ? (sourire)

lundi 30 septembre 2019

Un geste, une habitude... un café

C'est étrange comme un geste, une habitude, s'imposent un jour à nous, comme pour donner une continuité au geste d'un autre.
Jusqu'à il y a dix ans environ, je ne buvais jamais de café.
Tout d'abord parce que je souffrais d'extrasystoles (elles n'existent plus).
Et ensuite parce que je n'aimais pas le goût du café.
Je n'éprouvais aucune envie à boire ce breuvage.
Ma mère buvait toujours son café à la fin du repas.
Mon frère aussi.
Je me suis rendue compte que c'est après la mort de ce dernier que ce geste s'est imposé à moi, je me suis mise à boire un café à la fin du repas de midi.
Ce n'était pas pour faire pareil ou pour copier.
D'ailleurs, cela s'est fait tout seul, sans réfléchir.
Et cette habitude, elle est devenue mienne.
Maintenant, si je ne bois pas un café à la fin du repas, il me manque.
Ce geste fait partie de moi dorénavant, comme il faisait partie de ma mère, de mon frère.
Cela étonne encore certaines personnes :
- Tu bois du café, toi, maintenant ?

Je pense que je ne suis pas la seule à avoir adopté ainsi un geste, une habitude, à la suite de la disparition d'une personne aimée.

Cela vous parle ?

jeudi 26 septembre 2019

Un anti-monte-lait, un souvenir...

Un billet précédent parlant d'anti-monte-lait m'a remémoré un souvenir.
Alors, je vous le raconte.
Il y a d'ailleurs sûrement des choses que vous savez déjà... (sourire)


Lorsque j'étais gamine, nous passions trois semaines de vacances en famille à la Breure dans la petite maison bleue.
Dans le même village, vivaient mon oncle et ma tante, qui tenaient une ferme.
Avec eux leurs nombreux enfants (au nombre de neuf, une famille nombreuse).
D'autres maisons de vacances étaient également habitées durant l'été, abritant parents et jeunes enfants.
Nous nous retrouvions une vingtaine de gamins à courir dans le village.

En fin de journée, après le repas du soir, nous allions tous passer la veillée à la ferme.
Les parents discutaient entre eux, tandis que nous, enfants, allions jouer dehors.
A cette époque, il n'y avait pas encore l'heure d'été, aussi il faisait nuit plus tôt.
Nous nous amusions à nous courir après dans le noir et à nous faire peur !
Quand on est gamin, on adore se raconter des histoires de loups ou de fantômes !

Plus tard dans la soirée, nos parents nous appelaient, il allait être l'heure d'aller nous coucher, et surtout de laisser aller se coucher mon oncle et ma tante qui avaient eu une longue journée de labeur, et qui allaient se lever tôt le lendemain pour en commencer une nouvelle.

Ma mère avait pris soin d'emporter la biche à lait que mon oncle avait rempli de ce bon lait cru tout fraîchement tiré du jour, et que nous boirions le lendemain matin au petit-déjeuner.
C'est dans ce bon lait que nous mettions l'anti-monte-lait.
Le claquement de ce disque en verre nous faisait courir pour éteindre le feu sous la casserole avant que le lait ne déborde.
Je sens encore cette bonne odeur de lait chaud.
Nous trempions dedans avec délice des tartines de beurre, mais pas n'importe lequel, celui fait par ma tante.
J'adorais la voir faire le beurre.
Baratte à beurre
Elle mettait la crème de lait dans la baratte, et sous mes yeux émerveillés, je voyais la crème se transformer en beurre.
Ensuite ma tante faisait un joli épi sur la motte à l'aide d'une cuillère à soupe.
Elle m'a permis en plusieurs fois de le tracer, j'étais fière !
J'aimais beaucoup ma tante Rose, une personne adorable.

******************

Je me rends compte que je suis beaucoup dans les souvenirs ces derniers temps, serait-ce que je vieillis ? (sourire)
Mais je continuerai, parce que cela me plaît ! (de raconter mes souvenirs bien sûr, moins celui de vieillir... :-))


lundi 23 septembre 2019

Mais que fais-je donc ici ? / 2

Alors, je vous raconte...
Je vous préviens, c'est un peu long, mais il n'est pas facile de résumer quatre années et demi en quelques lignes...


Lorsque je quitte Ecully, ma ville natale, pour venir habiter en Haute-Loire, je quitte également le travail que j'occupe là-bas depuis trois ans.

Après avoir vainement cherché du travail dans cette nouvelle région, je me dis :
Pourquoi ne tiendrais-je pas un commerce ?
Mon rêve serait de tenir une librairie. Etre entourée de livres, mon désir le plus cher !
Mais après prospection, je dois bien admettre qu'il n'y a pas de librairie qui m'attend.

Et puis un jour, dans la petite commune où je vis encore actuellement, un fonds de commerce est mis en vente : un bureau de tabac, bimbeloterie.
Ce n'est pas le genre de magasin auquel j'aurais pensé, mais je vais tout de même me renseigner.
Le fonds de commerce n'est pas trop cher, le magasin assez sympa, la marchandise très variée.
En plus des cigarettes et des cigares, je peux vendre un peu tout ce que je veux, cela me va bien.
Alors faute de trouver une librairie, je me dis pourquoi pas ?
Alors je dépose ma demande auprès de la DRDDI (Direction régionale des douanes et droits indirects).
Mais encore faut-il qu'elle soit acceptée !
Car avant de pouvoir être débitant de tabac, la DRDDI fait une enquête approfondie, le demandeur doit remplir un certain nombre de conditions ->  Conditions pour devenir débitant de tabac

Ma demande est acceptée, je deviens gérante d'un bureau de tabac !
Tout un programme !
Nous rafraîchissons le magasin en repeignant les murs intérieurs, la façade extérieure (dommage, j'avais une photo mais je ne la retrouve pas). Nous rajoutons des étagères. Bref, nous mettons les lieux à mon goût !
Et j'apprends donc le métier de débitant de tabac.
Il faut que je programme les commandes de cigarettes pour le mois.
Ce n'est pas évident au début de savoir la quantité que je vais vendre.
Ensuite, j'apprendrai que tel ou tel mois, il en faut moins, ou au contraire davantage.
La commande envoyée, un camion me livre les cartouches demandées quelques jours après.
Si je n'en ai pas assez commandées, je me rends à la SEITA (Société nationale d'exploitation industrielle des tabacs et allumettes) de Saint-Etienne me réapprovisionner.
Ou alors je me dépanne chez un autre buraliste.
En plus du tabac, je vends donc de la bimbeloterie, de la papeterie, des bijoux, du parfum, des jouets, des bonbons, des montres, des réveils, etc.
Une vente m'est imposée par l'administration, celle des vignettes (automobiles), et des timbres fiscaux (et postaux).
Les clients peuvent venir jouer leur loto également, ou acheter des jeux d'argent.
J'ai donc une clientèle très variée :
- le petit gamin qui vient acheter des bonbons avec la pièce que lui a donné sa maman,
- la personne qui vient acheter du parfum ou bien un bijou, du papier à lettres aussi, des crayons, des stylos-plume
- la maman qui vient acheter un jouet à son enfant, un ballon, ou un jeu éducatif
- la mamie qui vient acheter juste un timbre mais qui a tant de choses à raconter
- les personnes qui viennent acheter leurs cigarettes, des gauloises, des gitanes maïs, du tabac gris ou bleu, des Marlboro, des Camel, des Lucky Strike, ...
- etc.
La vie de commerçante m'est agréable, ces relations sont très sympathiques., de jolis échanges.
J'ai une bonne relation avec les clients, le courant passe bien.

Petite parenthèse : c'est pendant ces quatre ans et demi de commerce que mes deux fils sont nés.
Le premier, sept mois après (il est vrai qu'il est arrivé deux mois en avance...).


Mais bien sûr, comme pour toute chose, il y a des inconvénients...

Lorsqu'un client entre dans le magasin, et que je suis en train de donner le biberon à mon bébé ou bien que je le change (dans la pièce à côté attenante au magasin), je dois le poser rapidement dans son lit pour aller servir. Certains clients, peu attendris par les pleurs du chérubin, n'en finissent pas de me tenir des discours et des discours, je n'ose rien dire mais j'en suis malade...
Pour mon deuxième fils, je n'ai pas ce problème, je demande de l'aide à ma mère qui vient me donner un coup de main, je ne veux pas que cela se reproduise.

Autre problème, les vacances...
Là où je vis, la population quadruple en août. Je ne peux donc pas fermer ce mois-ci, car c'est à cette période que je travaille le plus.
Mais mon mari ne peut pas prendre ses congés un autre mois car la société où il travaille, ferme en août.
Pendant quatre ans et demi, nous ne prendrons donc pas de vacances et pour pouvoir souffler tout de même un peu et profiter de nos petits, nous nous remplaçons au magasin, un jour l'un, un jour l'autre, et notre jour de libre, nous allons le passer à la Breure où nos petits se trouvent chez leur mamie.
Ce n'est donc pas idéal, ni pour nous, ni pour les enfants.
Evidemment, lorsque j'ai décidé de prendre ce commerce, je n'avais pas pensé à tout cela...

Finalement, après avoir passé quatre ans à ce rythme, je prends la décision d'arrêter.
Je cherche un acquéreur pour me racheter le fonds de commerce.
Cela ne se fait pas du jour au lendemain.
L'un se dit très intéressé et puis au dernier moment se désiste.
Je commence à désespérer un peu.
Et puis enfin, un couple est preneur, c'est la dame qui tiendra le magasin.

Je suis tout de même un peu déçue de laisser ce commerce, mais je suis soulagée aussi je dois le dire.
Le commerce, ce n'est pas évident, et c'est très prenant.

Je n'étais peut-être pas faite pour cela, finalement...
Ou alors j'ai voulu mener trop de choses à la fois : le commerce et les naissances de mes enfants, cela faisait trop de choses à gérer, trop de fatigue aussi.

Mais ce qu'il y a de sûr, c'est que je n'ai jamais regretté ces quatre années, ce fut une expérience, et toute expérience est bonne pour la suite de son cheminement...

mercredi 18 septembre 2019

Quel est cet objet ?

En attendant que je rédige la réponse au billet précédent, voici une autre devinette :
Quel est cet objet (tenu délicatement par ma soeur) ?...
A quoi sert-il ? (ou servait-il ?)


dimanche 15 septembre 2019

Mais que fais-je donc ici ?...

Cette photo n'est pas récente, comme vous pouvez le constater.
Oui, oui, c'est bien moi, je vous assure ! :-)
Mais où suis-je ?
Que fais-je ?
Je crois bien que je ne vous ai jamais parlé de cette période de ma vie.
Pourquoi, je n'en sais rien.
Mais je n'en dis pas plus...
Je vous laisse imaginer, et je reviens bientôt vous raconter...
A très vite !

mercredi 28 août 2019

Souvenir d'un temps déjà lointain...

L'année de la mort de mon père, j'étais en cinquième dans un pensionnat de jeunes filles tenu par des religieuses, il y avait aussi et heureusement des professeurs laïcs.
Je n'étais pas pensionnaire, j'étais externe, je rentrais chez moi pour le repas de midi.
Cela ne me laissait pas beaucoup de temps pour manger, car j'arrivais à 12h35 pour repartir à 13h15.
Je rentrais chez moi pour le repas car j'étais très difficile, je ne mangeais pas de tout, je ne mangeais en fait que très peu.
Ma mère me faisait des repas que j'aimais pour être bien sûre que je ne repartirais pas l'estomac vide.
De plus, j'étais très timide, un peu sauvage, et j'avais du mal à m'intégrer dans un groupe si je ne connaissais personne.
Mes copines de classe, qui habitaient plus près du pensionnat, rentraient manger chez elles.
Pour moi, il était donc préférable que je rentre chez moi, je pouvais ainsi me détendre et manger tranquillement, sans stress.

J'en reviens au début du billet.
J'étais donc en cinquième lorsque mon père est mort soudainement d'une angine de poitrine.
Suite à sa mort, ma mère a porté le deuil pendant un an.
Il était de coutume également à l'époque que les enfants portent un signe du deuil.
Aussi, ma mère avait cousu sur la manche de ma veste un bouton noir.
Je n'aimais pas arborer ainsi ce bouton noir.
Je n'aimais pas que l'on me parle de la mort de mon père.
Les professeurs, pensant bien faire lors de mon retour en classe, me disaient des petits mots, genre : ma pauvre petite, comme c'est triste, etc.
Je détestais ces moments.
Je crois que j'avais envie qu'on me laisse tranquille avec mon chagrin.
D'ailleurs, durant plusieurs années, lorsque je me faisais de nouvelles relations, je ne disais pas que mon père était mort.
Je voulais sans doute être comme les autres, ne pas être à part, je ne voulais pas me démarquer des autres, je voulais être comme tout le monde.
Et puis peut-être était-ce trop douloureux de le dire, alors je préférais me taire.

Un souvenir d'un temps déjà lointain qui m'est revenu en mémoire, je ne sais pourquoi, peut-être à cause de cette photo...

Moi avec mes parents. Je devais avoir 9 ou 10 ans.


lundi 26 août 2019

Lâcher prise

« Que pourrais-je dire aux gens qui s'éloignent de moi et que je voudrais retenir ? »

Des mots écrits un jour sur une feuille de papier et retrouvés il y a quelques jours en faisant du tri.
Je ne sais pas quand je les ai écrits,
je ne me rappelle plus.
Mais ce que je sais,
c'est qu'ils ont perdu de leur substance.
Sans doute parce que j'ai lâché prise,
sans doute parce qu'un beau matin,
tout cela n'a plus eu aucune importance



- Sinon, merci beaucoup pour tous vos commentaires laissés sur mes billets précédents, je vais vite venir vous répondre, et aussi vous visiter.
Je n'avais pas trop le temps ces jours derniers, car j'avais deux petits gars à la maison qui m'occupaient beaucoup, alors... (sourire)
A très vite !

lundi 19 août 2019

Isabelle

Cela faisait quatre ans que je n'avais pas vue, Isabelle.
Un immense plaisir à la revoir, la retrouver, la serrer dans mes bras.
Isabelle est maître de Reiki.
C'est avec elle que j'ai passé mes initiations au premier, second et troisième degrés.
Isabelle était partie faire une retraite dans un monastère bouddhiste.
Cela faisait longtemps qu'elle en parlait, qu'elle en exprimait le désir.
Elle l'a fait.
Lors d'une rencontre méditative vendredi soir, elle nous a raconté.
Ce ne fut pas facile tous les jours.
Beaucoup de rigueur, de discipline.
Aucun contact avec l'extérieur, juste la remise du courrier le 14 du mois.
Mais la satisfaction d'être allée jusqu'au bout.
La joie de sortir, enrichie intérieurement et spirituellement.
Le bonheur de retrouver sa famille, ses amis.
La joie de faire connaissance avec ses deux petits fils nés durant son absence.
Isabelle, toujours aussi souriante, altruiste, généreuse et encore plus rayonnante.
D'autres rencontres auront lieu et je m'en réjouis à l'avance.

Si vous désirez savoir pourquoi je me suis initiée au Reiki, et comment j'ai connu Isabelle, cliquez sur ce lien : Isabelle.

mercredi 14 août 2019

S'inventer une autre vie

Oeuvre de Picasso
Il y a des personnes qui s'inventent une autre vie.
Moi, je ne sais pas faire.
Oh bien sûr, je pare de quelques fleurs certains souvenirs, je brode un peu.
Mais m'inventer une autre vie, non.
M'inventer un personnage qui ne serait pas moi, non.
Je suis comme je suis, et si je ne plais pas ainsi, tant pis.
Mais je sais au moins que les personnes qui m'apprécient, le font parce que je suis ainsi.
Je ne blâme pas pour autant ces personnes, non.
Je pense qu'elles imaginent ne pas avoir une vie intéressante, alors elles s'en inventent une autre.
Je pense qu'elles imaginent ne pas pouvoir être aimées telles qu'elles sont.
Je pense qu'elles n'ont aucune confiance en elles.
C'est dommage, car on peut passer à côté d'elles sans vraiment les connaître.
Car un jour ou l'autre, on se rend bien compte qu'il y a quelque chose qui cloche dans leurs paroles, des contradictions, des changements dans ce qu'elles ont affirmé précédemment.
Je voudrais leur dire de rester elles-mêmes, de ne pas tricher.
Je n'aime pas la triche.
Car dans ce cas, je deviens méfiante et je m'éloigne.
Mais je ne les juge aucunement, de quel droit d'ailleurs pourrais-je le faire ?
Après tout, je ne connais pas leur (vraie) vie, leur vécu, leur histoire.
Et je me dis que chacun fait comme il peut, à la mesure de ses moyens.
Chacun se débrouille avec ce qu'on lui a laissé comme bagages.
Et ces bagages sont parfois lourds et tellement inacceptables que s'inventer une autre vie, est peut-être la seule manière qu'elles ont trouvée pour avoir le sentiment d'exister, pour avoir l'espoir d'être aimées.

lundi 12 août 2019

Flânerie sous la pluie à MAROLS

Hier après-midi, malgré la forte pluie et le temps orageux, ma soeur et moi sommes parties nous balader à MAROLS.

MAROLS est un petit village qui surplombe la plaine du Forez (dans la Loire).
C'est un village de caractère, mais aussi un village d’artistes, où peintres et sculpteurs animent le centre bourg.

Armées de nos parapluies, nous avons déambulé dans le petit village qui, en temps ordinaire, est envahi de monde, mais vu le temps, nous n'étions que quelques visiteurs.

Nous sommes entrées dans plusieurs ateliers et avons découvert de très belles oeuvres, dont en voici un petit échantillon (cliquez sur la photo, vous aurez un meilleur aperçu) :



Et comme la pluie redoublait et que le tonnerre clamait fort, nous nous sommes accordé une petite pause marolaise tout en dégustant de bons petits gâteaux faits maison accompagnés d'un thé/café chaud.

Malgré un temps en colère, il suffit parfois d'être en bonne compagnie, d'avoir les mêmes envies, pour passer un très bon après-midi.

lundi 5 août 2019

A partir d'une fleur d'Althéa

Maison de mon enfance, dessin fait par mon père.
J'ai vécu mes vingt-deux premières années à Ecully*.
Tout d'abord avec mes parents, mon frère et ma soeur, dans une grande maison (mes parents étaient locataires) disposant d'une grande cour, d'un grand jardin où se trouvaient de très beaux et grands arbres** et d'un immense pré où nous avions le droit d'aller nous promener.
Pour tout enfant, c'était le rêve, même si dans la vie de tous les jours, tout n'était pas rose.
Nous disposions de beaucoup de place, du moins extérieure, car la partie de la maison où nous habitions n'était pas très grande.
Nous disposions au rez-de-chaussée d'une cuisine, d'une salle à manger et d'une grande et unique chambre. Peu d'intimité donc.
Ce ne fut que lorsque mon frère et ma soeur devinrent adolescents qu'ils eurent droit à leur chambre, des pièces à louer se trouvaient au deuxième étage de cette grande maison, et c'est là que leurs chambres furent aménagées.
Quant à moi, à l'époque mon lit était dans un coin de la salle-à-manger, un lit placard que l'on repliait pour la journée, je n'ai pas eu le temps d'avoir ma chambre à moi, puisque mon père mourut alors que je n'avais que 13 ans et nous déménageâmes peu de temps après.
Nous partîmes habiter dans un appartement près du centre-ville, au premier étage.
Là, j'eus enfin ma chambre, enfin une moitié de chambre, puisque je devais la partager avec ma soeur.
Grande soeur, petite soeur, pas toujours évident de cohabiter, ni pour l'une, ni pour l'autre.
Mon frère disposait d'une chambre à lui.
Mais la cohabitation ne dura que quelques années puisque ma soeur partit dans une autre ville pour ses études. Et mon frère fit de même dans une autre grande ville.
Quant à moi, mes études, je les fis sur place, à Lyon.
Je restais donc avec ma mère et nous habitâmes plusieurs années toutes les deux.
Nous nous entendions bien, j'ai un très bon souvenir de cette époque.

Je viens doucement au sujet de ce billet.

Ce logement disposait d'un petit coin de verdure agrémenté de quelques arbres et arbustes.
Ma mère qui avait la main verte, le colorait et le parfumait de jolies fleurs.
J'ai passé beaucoup de temps dans ce jardin, à lire au soleil, à me faire bronzer, à rêvasser.
Je vécus huit ans en ce lieu, jusqu'à ce que je quitte Ecully pour aller vivre en Haute-Loire.
Ma mère y vécut encore de nombreuses années, nous venions souvent la voir.
En février 2002, l'année de sa mort, nous dûmes débarrasser son appartement et aussi le coin de jardin.
Je tins à prendre un rejet de figuier, il y en avait un magnifique, et je pris également un rejet d'Althea.
J'avais l'impression ainsi d'emporter avec moi quelque chose de vivant de ma vie d'ici.
Le figuier ne voulut pas prendre, à mon regret, car j'aime beaucoup cet arbre***.
Quant à l'althea, dix sept ans après, il est toujours là.
Les premières années, il fleurissait beaucoup.
Et puis, coïncidence ou pas, après la mort de mon frère, il ne fleurit pas pendant cinq ans.
Mais le printemps suivant, à ma grande joie, une fleur se forma et fleurit.
Et depuis, chaque année, les fleurs sont de plus en plus nombreuses, et j'en suis ravie.

Enfin bref, c'est cette fleur dernièrement ouverte, que j'ai prise en photo, qui m'a donné l'idée d'écrire ce billet (que je ne pensais pas faire aussi long). (sourire)



*Pendant longtemps, lorsque je disais que j'étais éculloise, on me disait alors : mais tu es une bourgeoise ! Ecully est une ville riche et bourgeoise. Je rectifiais alors en disant : mon grand-père (paternel) travaillait en tant que jardinier chez les bourgeois, mais ma famille n'était en aucun cas une famille bourgeoise !
**Cette maison et ces magnifiques arbres ont été rasés peu de temps après notre déménagement pour construire à leur place des immeubles (affreusement laids...).
***Il y a quelques années, j'ai pris un rejet de figuier chez mon fils qui habite Lyon. Lui aussi avait un magnifique figuier, mais qui a crevé il y a deux ans. Heureusement que j'avais anticipé. Ce figuier est encore tout petit, il a du mal à pousser. Je pense qu'il ne se plaisait pas où il se trouvait, trop de grands arbres lui faisaient de l'ombre, et les racines de ces derniers empêchaient peut-être aussi sa croissance. Nous l'avons changé de place l'automne dernier, je pense qu'il va mieux se plaire et qu'il va pouvoir enfin grandir. Il est près de deux petits érables, d'un petit bouleau, et d'un jeune peuplier, bref tout des jeunes arbres ! :-)

jeudi 18 juillet 2019

Petite pause

Dans la maison,     Dans la chambre, 
les enfants rieurs     elle souffre et se bat. 
sèment la joie et la vie !     Elle espère la guérison 
Ils courent, ils sautent,     tout en entendant
ils chantent aussi,     le tic tac de l'horloge 
insouciants et heureux !     du temps qui passe 

Joie et tristesse entremêlées...


Peu de temps à consacrer à ce blog en ce moment.
Ou pas l'envie d'écrire, l'esprit ailleurs.

Occupée par trois petits gars pleins de vie.
Préoccupée par l'état de santé d'une proche.

D'où une petite pause...

Mon amie la rose me l'a dit ce matin... 


vendredi 21 juin 2019

Lettre écrite à Nagasaki en 1912

Lettre écrite à Nagasaki en 1912 sur du papier de riz par une soeur (religieuse) de ma grand-mère paternelle, elle s'adressait d'ailleurs à elle, à Jeanne.
Je pense que cette soeur avait dû partir à Nagasaki lors d'une mission humanitaire.

Cela n'apparaît pas sur cet extrait, mais dans cette lettre elle demandait à ma grand-mère si le petit Louis (mon père qui avait alors 3 ans) allait mieux et elle formulait le souhait qu'il guérisse. 
Je ne savais pas que mon père, alors qu'il était tout jeune enfant, avait une santé déjà si fragile.

C'est un jour, alors que je triais des documents appartenant à mon père, que j'ai trouvé cette lettre (parmi tant d'autres)...

Nagasaki, cette ville dévastée le 9 août 1945 par une bombe atomique lancée par les américains, bombe semblable à celle d'Hiroshima, et qui tua 35 000 habitants...

Je ne sais pas si cette grande-tante s'y trouvait encore lorsque cela a eu lieu...
Je me suis posé la question...

Il y a tellement de choses que l'on aimerait connaître sur nos aïeul(e)s.
Heureusement qu'il nous reste quelques écrits, même si ceux-ci ne dévoilent pas tout...



(Billet inspiré d'un texte écrit pour une consigne de Kaléïdoplumes)

lundi 10 juin 2019

Champ de coquelicots

Après un périple en Bretagne et ensuite en Picardie, je suis de retour !
Je raconterai ces deux semaines de vacances sur mon blog "J'ai envie d'en parler", récit accompagné de nombreuses photos bien sûr !

En attendant de revenir déposer des mots ici, je vous laisse admirer ce champ tout fleuri de coquelicots ! Photo faite entre Le Crotoy et la Pointe du Hourdel (Baie de Somme).

jeudi 23 mai 2019

Pause océane et manchoise

Très bientôt, je vais partir sur la côte océane et ensuite sur la côte manchoise.
Mon blog sera donc silencieux pendant quelques temps.

Durant cette pause, je vous propose d'aller visiter le blog de Gwenaëlle Péron.
Je ne sais plus par quel hasard un jour je suis tombée sur son site, mais le hasard a bien fait les choses, car j'apprécie beaucoup ses peintures, et aussi ses mots.

L'Océan, les vagues, les côtes sauvages de la Bretagne l'inspirent...

A très vite !


Le site de  Gwenaëlle Péron  

dimanche 19 mai 2019

Un rêve, des mots, et Brahms

Une nuit, il y a déjà plusieurs semaines, j'ai rêvé de mon père.
C'est très rare qu'il vienne dans mes rêves.
Il avait l'âge qu'il avait lorsqu'il est mort (c'est-à-dire 59 ans).
Je voulais lui présenter un couple, je ne sais pas qui était ce couple, mais c'était important pour moi de lui présenter.
Il y avait une grande fête dans un parc, il y avait beaucoup de monde.
Ce couple était installé à une table, et nous attendait.
D'abord réticent, car il se sentait fatigué, j'étais néanmoins arrivée à le convaincre de m'accompagner.
Il m'avait alors emboîté le pas, sans enthousiasme.
Ma mère nous avait suivis également, mais elle n'avait pas un grand rôle dans ce rêve.
Et nous nous étions installés à la table où se trouvait ce couple.
Mais mon père ne faisait aucun effort pour converser avec ces gens, il faisait juste acte de présence, et il semblait s'ennuyer terriblement.

Je ne sais pas quelle est la signification de ce rêve, mais peu importe. Je me souviens juste que mon père était un solitaire, un rêveur, et qu'il n'était pas toujours facile de communiquer avec lui.
Une amie d'enfance, la seule à l'avoir connu puisque notre amitié date de l'année avant la mort de mon père, me disait encore récemment qu'il était très intimidant.

Je pense que si, lui et moi, avions eu le temps de nous connaître davantage, nous aurions eu beaucoup de choses à partager et à nous dire, et nous nous serions rendu compte combien nous nous ressemblions (par contre, moi, je n'ai rien d'intimidant (sourire)).

Mon père était un passionné, un peu comme moi, mais un passionné introverti, un peu comme moi aussi... Et je viens de découvrir que Brahms était également un passionné introverti, mon père aimait beaucoup sa musique, ce qui n'est guère étonnant en somme...

vendredi 17 mai 2019

L'émerveillement

L'homme moderne aurait besoin de trouver une naïveté seconde :
malgré notre tentation de tout organiser, tout planifier, tout maîtriser,
garder cette capacité de s'étonner de ce qui advient sans qu'on l'attende,
s'étonner de ce qui surgit dans notre histoire comme une grâce, un don inattendu !
(Paul Ricoeur)

Cela s'appelle le don de l'émerveillement.
Et pour cela, sans me vanter, je crois que je suis très forte... (sourire)
Alors, à votre tour, émerveillez-vous des petites choses de la vie !
Mais je sais que c'est ce que vous faites... (re-sourire)

Abeille sur un lamier pourpre

mardi 14 mai 2019

Exposition de notre atelier

Le week-dernier avait lieu la première exposition de notre atelier Terre.
Ce fut une réussite ! Beaucoup de monde, de passage pour voir notre travail.
Pas mal de vente également, ce qui est encourageant.
J'ai moi-même vendu deux pièces, la petite dame vêtue de rouge, ainsi qu'un petit oiseau bleu (voir photos du bas).

Par contre, je n'avais pas mis en vente mes deux dames avec leurs bébés dans le dos*, présentées sur le billet précédent, non plus la petite naïade toute ronde (photo ci-contre), encore trop tôt pour moi de m'en séparer (sourire).
Mais je sais qu'elles ont beaucoup plu, car certaines personnes auraient eu envie de les acheter. Je pourrai donc en refaire des semblables pour une prochaine expo. Semblables mais non identiques car il ne me sera pas possible de refaire exactement la même pièce, à moins d'avoir un moule ce que je n'ai pas ! et c'est tant mieux. J'aime ce côté "surprise" que nous réserve chaque pièce, chaque cuisson.


* L'une, la plus petite, a tout de même déménagé, elle a trouvé une jolie maison pour l'accueillir, chez ma soeur et je sais qu'elle y sera bien. (sourire)

lundi 6 mai 2019

Après passage au raku...

Après passage au raku, voici mes deux dernières créations, elles sont maintenant terminées ! (sourire)



Avant le raku :


Pour me faire une idée, comment les préférez-vous ? 
Au naturel ? Ou bien lorsqu'elles ont été passées au raku ?

dimanche 5 mai 2019

C'était un jour de printemps...

Une jolie histoire pour un dimanche de printemps (même si le temps d'aujourd'hui est plutôt celui d'un jour d'hiver...)
____________________

C'était un jour de printemps, il y a déjà plusieurs années puisque je n'étais pas encore grand-mère. Mon fils cadet se trouvait à la maison.
Pour se dégourdir les jambes après un bon repas, il était allé faire un tour dehors.

Quand soudain, je l'entends qui m'appelle :
- Maman, viens voir ! Il y a un petit oiseau qui s'est accroché les pattes à une ficelle, il ne peut pas s'envoler !
Je vais rapidement le retrouver.
Nous nous approchons doucement, et en effet je le vois, le petit piaf, tout apeuré, les pattes prisonnières.
Il a beau essayer de battre des ailes, peine perdue, la ficelle le maintient au sol.
Nous nous concertons quelques instants et enfin prenons une décision.

Je pars chercher des gants en laine et mon fils une paire de petits ciseaux.
Et nous nous retrouvons vers le petit moineau.
Je l'enveloppe tout doucement de mes mains afin qu'il ne nous voit pas et qu'il ait moins peur. D'ailleurs, il se calme aussitôt.
Mon fils prend les ciseaux, et commence à couper délicatement la ficelle.
C'est un travail minutieux, car la ficelle est enroulée de plusieurs tours et les pattes sont vraiment très fines. Il ne faut surtout pas le blesser.
Mon fils travaille calmement, doucement, pour ne pas risquer de faire du mal à l'oiseau.
Nous ne parlons pas, nous sommes concentrés l'un et l'autre.

Et enfin, au bout d'un assez long moment, mon fils me dit enfin :
- Voilà, maman ! J'ai tout coupé, tu peux le lâcher !
Alors j'ouvre les mains.
Le petit oiseau nous regarde quelques secondes, étonné.
Et soulagé, il s'envole !
Le sourire illumine nos visages.
Quel bonheur de le voir ainsi retrouver la liberté !

Et quel joli moment partagé avec mon fils, comme je suis fière de lui !
Mon fils, la même sensibilité, le même respect pour ce qui est vivant.


Ce n'est pas cet oiseau, bien sûr, mais il était tout pareil.


(Texte écrit pour Kaléïdoplumes)

vendredi 3 mai 2019

Patience

Hier après-midi, alors que je me trouvais à la caisse d'un grand magasin dans la file d'attente, j'ai admiré la patience des clients, admiré au bon sens du terme.

Il y avait deux caisses d'ouvertes, et l'une d'elles était tenue par une stagiaire ou une débutante.
La pauvre, elle s'en voyait, elle ne comprenait pas ce qu'il fallait faire, elle avait bloqué sur quelque chose, elle était franchement perdue.
L'ancienne avait beau lui expliquer, aller vers elle pour lui faire voir, la petite jeune n'y arrivait pas.
Cela a duré un bon moment, mais pas un mot de la part des clients.
Je les observais, et intérieurement, je leur disais : bravo !
J'ai du mal à supporter les râleurs, les clients qui se permettent de faire des remarques désagréables, désobligeantes, qui soupirent, etc.
Je me mets à la place des caissières qui font un travail fatigant et qui doivent en plus subir la mauvaise humeur de ces gens-là.
Et là, franchement, hier, j'ai été étonnée de ce silence et de cette patience.
Il y avait une bonne énergie et franchement, cela m'a fait du bien. :-)

jeudi 25 avril 2019

Comme je l'aime ce gosse !

Je n'en reviens pas comme Noé a grandi, il est presque aussi grand que moi maintenant !
Il faut dire qu'il n'y a pas de mal... (sourire)

J'aime beaucoup son visage sur cette photo.
Il a comme un air interrogatif.
Je me demande ce qu'il pense à ce moment-là...

Je regardais d'anciennes photos de Noé.
Noé bébé. Noé petit garçon de deux ans, tout plein de questions et de mots. Noé d'avant.

Et puis j'en regardais d'autres, celles d'après, après son accident de santé.
Noé apprenant à vivre avec sa différence, avec son nouveau corps qui ne lui obéit pas comme il voudrait mais qu'il est parvenu à apprivoiser tant bien que mal, Noé avec sa nouvelle capacité à raisonner, plus difficile, plus lente.

Et même si sa vie actuelle est loin d'être simple, après tout ce qu'il a traversé et traverse encore, je me dis parfois qu'il doit y avoir un ange qui veille sur lui. Peut-être est-ce mon frère... (sourire)

Comme je l'aime ce gosse ! (sourire)


vendredi 19 avril 2019

Un nid de Pâques

Vous avez vu ce nid comme il est beau ?
Les oiseaux sont vraiment des artistes !
Nous l'avions trouvé, vide, il y a deux ans au pied de l'un de nos arbres.
Le vent, sans doute, l'avait fait tomber.
Les brindilles et le lichen ont séché, mais les plumes ont gardé leur éclat.
A voir leur couleur rousse, ce devait être le nid d'un couple de rouge-queue.

Pour l'occasion, et pour la photo, j'y ai glissé quelques petits oeufs en chocolat ! (sourire)


Belles fêtes de Pâques à vous ! :-)


samedi 13 avril 2019

Ma dernière création

Ma dernière création... finie jeudi soir.
Il s'agit encore d'une mère et de son enfant. Décidément, cela me parle...
Elle est un peu semblable à celle que je vous avais présentée sur le billet du 27 mars (cette dernière se trouve sur la photo à droite, elle est passée à la première cuisson ce qui explique sa blancheur par rapport à l'autre qui est toute fraîchement modelée).
Je préfère cette toute dernière présentée aujourd'hui.
Sans doute parce que la femme est plus mâture et que son visage est plus doux.
J'ai eu beaucoup de plaisir à les modeler, elle et son enfant.
Et évidemment, je me suis attachée à eux deux... (sourire).


mercredi 10 avril 2019

Notre image dans le miroir

Lundi soir, avant que ne commence le cours de yoga, une femme du groupe a abordé un sujet qui a entraîné une petite discussion entre nous, notre image dans le miroir.

Ne vous arrive-t-il pas, le matin ou à un autre moment de la journée, de vous regarder dans le miroir, et de vous dire : Mais qui es-tu, toi qui me regardes ? Je ne te reconnais pas... Ce n'est pas moi.

Le reflet du miroir est bien restrictif. Il nous renvoie notre image physique, mais ce que nous sommes vraiment, nos émotions, nos sentiments, nos ressentis, rien n'apparaît dans l'image que nous renvoie le miroir.
Les gens ne voient bien souvent que notre image restrictive, notre apparence, et nous aimerions qu'ils voient au-delà.

C'est un peu pareil pour les photos. Une photo fige la personne, à un moment donné, et pour peu que l'on se raidisse, par timidité, par manque de naturel, là, vraiment, nous ne nous reconnaissons pas, nous ne nous aimons pas. Non, ce n'est pas nous !...

Combien de fois avons-nous pensé en voyant une personne : oh elle ne donne pas envie d'aller vers elle, elle est fermée, elle est antipathique, elle n'est pas grâcieuse, etc. Et puis, en prenant la peine de lui parler, d'aller vers elle, nous avons découvert une très belle âme, une magnifique personne, mais elle était juste un peu timide, craintive, complexée, ou fatiguée à ce moment-là. Il faut vraiment savoir aller au-delà de l'apparence.

Je connais des personnes qui ne s'aiment pas, du moins qui n'aiment pas leur apparence physique, qui se cachent, il y a plusieurs façons de se cacher, et pourtant elles ont beaucoup de charme mais elles ne s'en rendent pas compte, elles n'ont pas confiance en elles. Et j'ai envie de leur dire : mais osez vous montrer, vous êtes belles ! Sortez de votre réserve ! Ayez confiance en vous !
J'ai eu moi-même pendant longtemps des complexes. Je me trouvais petite, moche, insignifiante. Et pourtant, les regards des gens me démontraient le contraire. Mais tant que l'on n'a pas pris confiance en soi, il est difficile de le penser.

Je me rappelle que mon frère me disait parfois lorsqu'il regardait une photo de moi : tu es jolie ma soeur, mais tu n'es pas que cela, tu es bien plus ! Il me faisait très plaisir. Il ne voyait pas que cette image figée (de petite bonne femme... tiens ça me rappelle quelque chose), il voyait bien plus loin, il voyait qui j'étais vraiment, il voyait mon âme...

Photo Edouard Boubat


mardi 9 avril 2019

Au pays des parapluies

Carte du jeu DIXIT
Au pays des parapluies
le soleil se questionne
Ne connaissent-ils pas
la chaleur et le bienfait
de mes rayons ?

Mais les parapluiens
préfèrent la musique
et la danse de la pluie
C'est une question de tempo
Lent, vite, vite, lent...*



*Je suis sûre que vous reconnaissez cette danse ? :-)

lundi 1 avril 2019

Une flèche en plein coeur

« Si quelqu'un arrive et vous décoche une flèche en plein coeur, il ne sert à rien de rester là à hurler après cette personne, il vaudrait beaucoup mieux porter l'attention sur le fait qu'une flèche est fichée dans notre coeur et entrer en relation avec cette blessure. » (Pema Chödrön)



Réflexions suite à cette lecture

Essayer de comprendre pourquoi cette flèche nous cause une telle douleur.
Pourquoi est-ce que nous réagissons ainsi ?
Qu'est-ce qu'elle nous renvoie ?
Que fait-elle résonner en nous ?
Essayer de comprendre ce qu'elle touche en nous, avant de crier après la personne qui nous l'a envoyée.

Ne vous est-il jamais arrivé de vous énerver après quelqu'un, et de vous dire ensuite : mais pourquoi me suis-je énervée ainsi ? Ce n'était pas si grave.
Qu'est-ce que les mots de cette personne ont bien pu toucher en moi pour que je réagisse ainsi ?
En réfléchissant, et parfois en remontant à un pan de notre enfance, nous arrivons à en retrouver la cause.
Le fait que cette blessure soit ravivée par des mots indélicats ou maladroits, nous fait remonter à cette époque où nous en avons souffert.
Il peut s'agir de railleries, de moqueries, d'injustice, ou de toutes autres formes de blessures.

Il est peut-être temps de songer à panser cette blessure, si cela est possible, sinon nous risquons de la traîner jusqu'au bout de notre vie...

vendredi 29 mars 2019

La procrastination

Je viens de finir de lire "La procrastination" de Jean-Pierre Soulier.
Aujourd'hui peut-être, ou alors demain...
La procrastination est l'art de remettre au lendemain ce que l'on pourrait faire le jour même.

Pour certaines choses, je suis dans la procrastination.
Depuis des années, j'ai certains projets qui ne sont pas encore réalisés et que je reporte toujours.
Pourquoi ? Je n'en ai pas la moindre idée, mais cela m'agace.
Et je me faisais la réflexion, tout en lisant ce livre, que pendant longtemps, et même encore maintenant, je passais du temps à rêver.
C'est bien de rêver, mais il ne faudrait pas que les rêves me fassent oublier la réalité.
Ou alors il faudrait pouvoir en réaliser quelques-uns.
(Ouf !, j'en ai réalisé et j'en réalise encore, cela me rassure ! (sourire))
Si l'on se confine dans la rêverie, il n'y aura jamais rien de concret.
Et la rêverie, ce n'est pas vivre dans le présent.

Enfin bref, je me demandais si la rêverie n'était pas un peu une forme de procrastination ?
L'une de mes amies me dit qu'il n'y a aucun rapport entre la procrastination et la rêverie.
Moi, j'ai un doute. Je pense que procrastiner est peut-être une conséquence du fait de trop rêver.
Car la rêverie, même si elle peut être très bénéfique, c'est ne pas être dans l'action, c'est être passif, c'est attendre.

Qu'en pensez-vous ?

mercredi 27 mars 2019

Ma toute dernière...

Ma toute dernière création. J'ai terminé son modelage hier soir.
Il lui faudra attendre encore plusieurs étapes avant de pouvoir sortir de l'atelier, mais déjà elle me plaît ! (sourire)


Petit clic sur la photo pour l'agrandir...

lundi 25 mars 2019

Ce sentiment de manque...

J'ai lu hier sur le blog de Dad les mots suivants :

« Ce sentiment de manque, parfois.
Et pourtant, tout est là.
On cherche ce qu'on a pu perdre.
On ne trouve pas.
Juste cette tristesse, nuage qui passe,
au creux de soi. »

Dad exprime très bien ce sentiment de manque qui nous (me) traverse parfois, qui nous envahit.
Certains jours, certains moments, ce sentiment de manque, je le ressens moi aussi, mais je ne sais pas lui donner de nom, je ne sais pas lui donner de sens.
Je ressens au creux de moi un manque inconsolable et inexplicable.
A ce moment-là, je cherche ce que j'ai pu perdre, je cherche en vain et je ne trouve pas.
Bien sûr, il y a eu les deuils, l'absence de personnes aimées, mais il me semble qu'il s'agit d'un autre manque, d'un autre vide, à cet instant-là.
Je pense que ce manque remonte à des temps si lointains que je ne saurai remonter jusqu'à eux, des souvenirs qui ne m'appartiennent même pas.
Les cellules se souviennent, elles. Je crois en la mémoire des cellules.
Il est dommage de ne pas tout connaître de l'histoire de notre vie d'avant nous, cela nous permettrait certainement de mettre un nom à ce manque qui revient de façon si récurrente.

Le ressentez-vous parfois, vous aussi, ce sentiment ?

mercredi 20 mars 2019

On ne peut jamais savoir...

« On ne peut jamais savoir ce qu'il faut vouloir car on n'a qu'une vie et on ne peut ni la comparer à des vies antérieures ni la rectifier dans des vies ultérieures... Il n'existe aucun moyen de vérifier quelle décision est la bonne car il n'existe aucune comparaison. Tout est vécu tout de suite pour la première fois et sans préparation. » (Milan Kundera, L'insoutenable légèreté de l'être)

En résumé, il ne sert donc à rien d'avoir des regrets, sinon que de se torturer l'esprit en ruminant des : "si j'avais su..." Il faut faire confiance à la vie et assumer ses choix. Il n'y a d'ailleurs pas de bon ou de mauvais choix, il y a celui que l'on a choisi, c'est tout. Et si cela se trouve, si on avait fait un autre choix, il y aurait également eu des choses qui ne nous auraient pas convenu, alors il faut arrêter de se triturer les méninges, et il faut vivre, confiants.
:-)

samedi 16 mars 2019

Travailler la terre...

Travailler la terre, c'est un peu comme une thérapie, même si l'on n'en a pas besoin.

Certains soirs, j'avoue que j'ai un peu la flegme de ressortir, surtout quand j'ai marché trois heures l'après-midi, je suis un peu fatiguée on va dire. Mais pourtant je sais qu'une fois que je serai à l'atelier, que je me poserai, que j'aurai la terre dans mes mains, la fatigue disparaîtra. Les pensées aussi. C'est fou la relation qu'il peut se créer avec la terre. On oublie tout. Même le temps qui passe.

Avant les vacances de février, j'avais commencé une petite bonne femme boule. J'ai failli la démolir, je ne la sentais pas, je ne l'aimais pas. Et puis j'ai insisté, il faut insister parfois même si l'on n'est pas convaincu du résultat. Et tout doucement, la petite femme boule, docile, a pris forme sous mes doigts et elle s'est rendue attachante. Oui, je m'y suis attachée, c'est bête, hein ? mais je m'attache à ces personnages (moins les objets) que je crée. C'est une part de moi qui s'exprime, c'est une partie de moi, à nu. Je vous mets une photo d'elle. Oh il y a encore du travail, elle va devoir cuire, être colorée, recuire, et enfin elle sera présentable. Mais cela vous donne une idée de cette petite dame boule qui a mis du temps à se faire aimer (sourire).

Travailler la terre, c'est se centrer, oublier les pensées parasitaires, laisser le mental au vestiaire.
Travailler la terre, c'est ressentir la vie sous ses doigts, c'est donner la vie, c'est créer, et je crois que nous avons tous ce besoin de créer, que ce soit avec la terre, l'écriture, la peinture.

Vous, sous quelle forme satisfaites-vous ce besoin de créer ?...