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lundi 14 février 2022

Mon adorable adorée

J'ai fait la connaissance d'Eveline Monticelli grâce à Gitanroubadour, un ami blogueur que nous avons en commun. Celui-ci avait mis sur son blog un poème d'Eveline. J'ai aimé ce poème et j'ai eu envie d'aller à la rencontre de cette femme.

Eveline écrit des histoires et des contes pour enfants, elle écrit des textes et des poèmes, elle fait de la photo, elle dessine, elle peint, elle anime un atelier d'écriture, enfin bref elle a une riche palette d'activités. Je vous invite à aller le découvrir par vous-mêmes sur son site : Eveline Tourmaline

En parcourant ce dernier, j'ai appris qu'elle avait eu une enfant polyhandicapée, la petite Nadia. Vous savez bien que lorsque l'on parle de handicap, et sensibilisée par l'histoire de mon petit-fils, j'ai envie d'en savoir davantage. Je lui ai donc laissé un commentaire et elle m'a répondu. A la suite de cela, nous avons commencé à échanger des mails et nous entretenons maintenant une correspondance suivie et enrichissante.

J'ai acheté son livre : « Mon adorable adorée », le quotidien de sa fille polyhandicapée, récit qui raconte les onze années de vie de Nadia. Un témoignage émouvant, touchant mais aussi plein d'humour et surtout plein d'Amour.

Merci Eveline d'être cette femme rieuse et pleine de joie de vivre ! Une belle leçon de vie. 

Vous pouvez acheter son livre en France, notamment à la FNAC ou à la libraire DECITRE,
mais aussi à d'autres points de vente.


mardi 6 avril 2021

Marie-Laure et moi, souvenirs...

Lorsque j'étais en classe de CM1, j'habitais alors à Ecully, j'avais une copine un peu délurée qui s'appelait Marie-Laure. J'ai toujours eu des copines un peu délurées, moi la petite fille trop sage. 
Marie-Laure adorait faire des bêtises. 

Un jour, alors qu'il avait beaucoup plu, elle s'était amusée à mettre l'un de ses pieds dans la boue, la chaussure y était restée engluée ! Il avait fallu qu'elle se déchausse pour pouvoir l'en extraire. Je vous laisse imaginer l'état de la chaussure. Elle redoutait de rentrer et de subir la colère de son père, qui, d'après ses dires, était très sévère. Elle me disait qu'il allait falloir qu'elle se mette à genoux pour demander pardon. Moi qui avais des parents assez laxistes, cela m'effrayait de l'imaginer et si je devais aller chez elle, je priais pour qu'il ne soit pas là.

Une fois, alors qu'un cirque s'était installé dans le quartier où nous habitions l'une et l'autre, elle m'avait entraînée avec elle pour aller voir les animaux en cage et les chapiteaux. Jamais je n'aurais osé y aller si elle ne m'avait pas convaincue qu'il n'y avait aucun danger. Je pense d'ailleurs que nos parents nous l'auraient interdit et que nous aurions eu une grosse semonce s'ils l'avaient appris.

Une autre fois, alors que nous étions invitées chez elle pour un goûter, et que nous jouions à cache-cache, j'avais voulu me cacher dans le garage. Grand mal m'en avait pris car je me retrouvai face au chien loup qui y était fermé. Me renversant, il surgit alors en aboyant. Heureusement, la maman de Marie-Laure n'était pas loin, elle arriva rapidement pour rattraper son chien. Plus de peur que de mal, car le chien ne m'avait pas mordue. Je m'étais juste un peu fait mal en tombant. Le chien s'appelait Milord, je m'en souviens encore.

Lorsque nous rentrions de l'école, elle s'amusait à sonner aux portes des maisons et à partir en courant ! Et moi je courais encore plus vite qu'elle pour que l'on ne pense pas que ce soit moi la fautive. Une seule fois j'ai dû le faire, encouragée par Marie-Laure, mais je n'ai jamais recommencé, ce n'était pas pour moi.

Pour anecdote, les enfants continuent à sonner aux portes. Récemment encore le petit-fils de la voisine a sonné au portail, et s'est vite enfui, nous l'avons aperçu (sourire). Qu'il y ait encore des enfants farceurs, c'est réjouissant je trouve (sourire).


Photo internet

jeudi 26 septembre 2019

Un anti-monte-lait, un souvenir...

Un billet précédent parlant d'anti-monte-lait m'a remémoré un souvenir.
Alors, je vous le raconte.
Il y a d'ailleurs sûrement des choses que vous savez déjà... (sourire)


Lorsque j'étais gamine, nous passions trois semaines de vacances en famille à la Breure dans la petite maison bleue.
Dans le même village, vivaient mon oncle et ma tante, qui tenaient une ferme.
Avec eux leurs nombreux enfants (au nombre de neuf, une famille nombreuse).
D'autres maisons de vacances étaient également habitées durant l'été, abritant parents et jeunes enfants.
Nous nous retrouvions une vingtaine de gamins à courir dans le village.

En fin de journée, après le repas du soir, nous allions tous passer la veillée à la ferme.
Les parents discutaient entre eux, tandis que nous, enfants, allions jouer dehors.
A cette époque, il n'y avait pas encore l'heure d'été, aussi il faisait nuit plus tôt.
Nous nous amusions à nous courir après dans le noir et à nous faire peur !
Quand on est gamin, on adore se raconter des histoires de loups ou de fantômes !

Plus tard dans la soirée, nos parents nous appelaient, il allait être l'heure d'aller nous coucher, et surtout de laisser aller se coucher mon oncle et ma tante qui avaient eu une longue journée de labeur, et qui allaient se lever tôt le lendemain pour en commencer une nouvelle.

Ma mère avait pris soin d'emporter la biche à lait que mon oncle avait rempli de ce bon lait cru tout fraîchement tiré du jour, et que nous boirions le lendemain matin au petit-déjeuner.
C'est dans ce bon lait que nous mettions l'anti-monte-lait.
Le claquement de ce disque en verre nous faisait courir pour éteindre le feu sous la casserole avant que le lait ne déborde.
Je sens encore cette bonne odeur de lait chaud.
Nous trempions dedans avec délice des tartines de beurre, mais pas n'importe lequel, celui fait par ma tante.
J'adorais la voir faire le beurre.
Baratte à beurre
Elle mettait la crème de lait dans la baratte, et sous mes yeux émerveillés, je voyais la crème se transformer en beurre.
Ensuite ma tante faisait un joli épi sur la motte à l'aide d'une cuillère à soupe.
Elle m'a permis en plusieurs fois de le tracer, j'étais fière !
J'aimais beaucoup ma tante Rose, une personne adorable.

******************

Je me rends compte que je suis beaucoup dans les souvenirs ces derniers temps, serait-ce que je vieillis ? (sourire)
Mais je continuerai, parce que cela me plaît ! (de raconter mes souvenirs bien sûr, moins celui de vieillir... :-))


dimanche 13 mai 2018

C'est une maison bleue... adossée à la colline...

Ma petite maison bleue... c'est ici que je suis partie quelques jours.


Je suis bien chez moi, j'ai la chance de vivre dans une belle et grande maison, d'avoir un grand terrain, un joli jardin, avec des arbres, des fleurs, et tout, et tout..., mais lorsque je vais dans ma petite maison bleue, je suis ailleurs, je vis dans un autre temps, un autre monde, je vis à un autre rythme. Cette petite maison est chargée en bonnes ondes, et bien que n'ayant pas tout le confort d'une maison moderne, elle est comme un nid douillet. Son histoire, certains d'entre vous la connaissent, mais je vais la redire pour ceux qui ne la connaissent pas, et je rajouterai queques anecdotes.

Cette petite maison, c'est une maison de famille dont nous avons hérité ma soeur et moi, à la mort de notre mère. Elle appartenait avant à une tante à ma mère, mes parents lui avaient achetée en viager. La maison de la tante Julia... Notre mère est née dans le petit village où elle se trouve, dans la ferme qui se trouve juste à quelques mètres derrière. Lorsque nous étions enfants, ma soeur, mon frère et moi, allions passer nos vacances avec nos parents dans cette petite maison trois semaines en juillet. Des vacances merveilleuses que tout enfant aimerait vivre. Il y avait mes cousins, et d'autres enfants en vacances également avec leurs parents. Nous étions une vingtaine de gamins, et quelle joyeuse bande nous faisions ! Il nous en fallait peu pour nous amuser.

La bande de gamins ! Vous me reconnaissez ? (petit clic sur la photo)

De plus, moi qui adore les animaux, j'étais aux anges ! J'allais garder les vaches avec mes cousins, j'avais mon bâton qui m'attendait d'une année sur l'autre. J'allais aider à faner aussi, on me prêtait un râteau et j'étais fière de pouvoir donner un coup de main. A l'époque, tout se faisait à la main, il n'y avait pas encore toutes ces machines qui font d'ailleurs gagner beaucoup de temps aux paysans. Et puis, comme j'avais très peu d'appétit, je restais trois semaines de plus chez mon oncle et ma tante, pour profiter du bon air et apprendre à manger de tout ! (sourire) Je profitais aussi largement de mes cousins. L'une de mes cousines avait, et a toujours d'ailleurs, le même âge que moi, nous nous entendions très bien. Que de fous-rire nous avons pu prendre toutes les deux, et ma tante Rose n'était pas en reste pour rire avec nous ! Quelle complicité et quelle bonne entente ! Avant de repartir à Lyon, à la rentrée, je faisais une caresse à chaque bête, je n'en omettais aucune, et il y avait de quoi faire, entre les vaches, les chèvres, les chiens, les chats ! Ce lieu était déjà le paradis pour moi. Lorsque j'arrivais chez moi, tout mon linge sentait bon la campagne et le foin... Quels bons souvenirs je garde de cette époque !


Moi, à 11 ans, avec la chienne Tosca.

Deux de mes cousins ont repris la ferme de leurs parents (et grands-parents) il y a déjà plusieurs années, un autre est berger, et un autre, en retraite, vit également là-bas. Je suis heureuse, lorsque je m'y rends, de les retrouver. Leurs soeurs, mes cousines, y viennent aussi régulièrement, ce qui me permet de les voir également. J'aime beaucoup toutes ces personnes, j'ai toujours eu de bonnes relations avec elles, et elles sont très importantes pour moi. Non seulement la petite maison bleue est comme un doux cocon, mais aussi tout ce qui l'entoure et ceux qui y vivent y contribuent largement. Je mesure vraiment la chance que j'ai à chaque fois que je me trouve là-bas. Oui, j'ai vraiment de la chance !

C'est une maison bleue... adossée à la colline... où il fait bon vivre... et que j'aime tant...(sourire)

mercredi 28 février 2018

La lecture et les enfants

Suite au billet A propos de la lecture que j'ai posté ici dernièrement​ , ​ Célestine m'avait parlé d'un livre de Daniel Pennac : « Comme un roman ». Elle m'avait donné très envie de le lire. Voilà qui est chose faite. Et j'ai adoré ce livre !

« Il faut lire ! Il faut lire ! », voilà comment on donne la non-envie de lire aux enfants et aux adolescents.

Lorsque nos enfants sont petits, avec quel plaisir et quel délice nous aimons leur lire des histoires ! et avec quel plaisir et quel délice ils aiment nous écouter ! Et ils en redemandent : encore, encore ! dis, tu me lis une autre histoire... Tu sais, celle avec la princesse et le dragon. Ou bien celle des trois petits cochons et du vilain méchant loup. Ou bien encore celle de ce petit cochon qui va fêter son anniversaire, et dont la maman a rempli le frigo de tout plein de bonnes choses. Mais il a tellement bon coeur, ce petit cochon, qu'il donne toutes ces bonnes choses à des animaux qui passent chez lui et qui n'ont rien à manger. Si bien qu'il ne reste plus rien pour faire le gâteau, la pâte à crêpes, et tout le reste. Et le petit cochon est bien triste quand sa maman lui dit qu'il n'y aura pas de fête d'anniversaire, car il n'y a plus rien pour préparer le repas du goûter. Mais je vous rassure, l'histoire se termine bien... car les animaux qu'il a aidés, vont lui réserver une belle surprise. En fait, j'adore cette histoire. Il faut dire que le livre date de mon enfance, que mes parents me l'ont lu, que j'ai lu cette histoire à mes fils et que je la lis maintenant à mes petits-fils.
Donc, je parlais du plaisir partagé de lire des histoires à nos petits. Mais, car il y a un mais, lorsque ces chers petits commencent à savoir lire, soudain nous leur disons qu'ils sont maintenant capables de lire tout seuls et qu'ils n'ont plus besoin de nous. Nous leur retirons ce moment tant privilégié qu'ils adoraient. Les voilà bien embêtés, ils maîtrisent à peine la lecture, comment pourraient-ils apprécier de lire cette histoire qui devient en somme un exercice de lecture ? Où est le doux moment de plaisir passé avec le papa ou la maman ? Il n'existe plus. L'histoire n'a plus le même goût, plus de goût du tout même. Alors ils lisent tout de même, il le faut bien, mais le coeur n'y est plus.
Et puis, plus tard, au collège, on leur impose de lire des romans de 300 ou 400 pages. Quelle corvée ! Quel ennui ! Et puis en plus, il faut en faire un résumé, il faut disséquer le texte, il faut répondre à des questions ! Où est le plaisir de lire dans ces conditions ? Pourtant, il suffit parfois pour leur redonner le goût de la lecture qu'un professeur, au lieu de leur imposer cette corvée, leur fasse tout simplement la lecture d'un roman à voix haute. Alors là, la lecture perd son côté obligatoire et retrouve son côté magique. Ils ne sont plus tout seuls devant leur livre de 400 pages, mais ils sont avec ce professeur qui leur lit une histoire. Et ils échangent, et ils partagent avec lui l'histoire de ce roman, roman qui leur paraissait si rébarbatif à lire, et qui, présenté ainsi, les questionne, les interroge, les captive, ils veulent savoir la suite, et parfois certains se procurent même le livre pour connaître la suite et la fin plus rapidement ! Ils découvrent enfin le plaisir de lire.

Enfin, pour en savoir plus, car ce n'est qu'un résumé, lisez ce petit livre de Daniel Pennac, il est génial ! :-)

mercredi 19 octobre 2016

Nos parents que nous connaissons parfois si peu...

En fait, nous connaissons très peu nos parents, et lorsqu'ils ont la bonne idée de laisser des écrits parlant d'eux, de ce qu'ils aimaient, de ce qu'ils étaient, nous découvrons parfois, surpris, une facette d'eux que nous ne connaissions pas. Nous nous rendons compte qu'en plus d'être nos parents (car pour les enfants les parents sont les parents point final), ils ont aussi été des êtres dotés d'un monde intérieur que nous étions loin de nous imaginer. C'est lorsque nous devenons adultes que nous avons envie d'en savoir un peu plus sur eux. Peut-être parce que nous nous posons la question de savoir ce que pensent de nous nos enfants et s'ils nous connaissent vraiment. Nous devrions laisser des écrits parlant de nous à nos enfants, je pense que c'est important, des écrits qu'ils liraient quand ils en ressentiraient le besoin. Ce que j'ai fait en lisant les carnets de mon père,  ce père que j'ai si peu connu puisque je n'avais même pas 14 ans lorsqu'il est mort. Grâce à ces carnets, j'ai découvert qu'il avait un monde intérieur très proche du mien, cela je vous l'ai déjà dit, mais j'ai découvert aussi une partie de lui que je ne connaissais pas. Je sais maintenant que cet homme, si sérieux, si peu bavard, si lointain parfois, était également un être passionné, aimant et vibrant devant les belles choses, devant la Beauté, de quelque nature qu'elle soit. Et j'en suis infiniment heureuse, et pour lui, et pour moi...

jeudi 13 octobre 2016

Montrer les crocs

Mes fils sont grands, ils sont adultes, ils ont même des enfants, mais si je sens que quelqu'un les agresse, se moque d'eux, fait quelque chose de déplaisant à leur égard, c'est plus fort que moi, et malgré mon tempérament doux, je sens la louve qui se réveille en moi, et je suis prête à bondir et à montrer les crocs pour les défendre. (sourire)

vendredi 17 juin 2016

Nos enfants...

Parfois, nous nous faisons du souci pour nos enfants, nous aimerions qu'ils nous en disent plus sur ce qu'ils vivent, mais nous devons respecter leur vie privée et accepter qu'ils aient eux aussi un jardin secret...