La nuit, je foule des terres qui n'existent pas.
La nuit, je croise des personnes qui n'existent pas.
Mais qui me sont pourtant si familières.
La nuit, je ris aux larmes, je souris, je crie de rage, je pleure.
La nuit, j'escalade des parois verticales facilement et sans vertige.
Je gravis des escaliers, des échelles, et j'arrive tout en haut, très haut et je me sens bien.
La nuit, je descends aussi dans les profondeurs de la terre et de l'inconnu.
Je retrouve ma mère, mon frère, parfois mon père.
Je les serre fort dans mes bras, je leur parle, je les touche, je les embrasse.
Je frôle leurs visages du bout des doigts et je sens la douceur de leur peau.
La nuit, j'ai tous les sens en éveil, je m'émerveille de la beauté qui m'entoure.
Des paysages incroyablement beaux et fantastiques s'offrent à mes yeux.
Je sens le goût de toute chose, je ressens la moindre émotion, je savoure à l'infini le moment présent.
La nuit, je m'échappe de mon corps, je rejoins un autre monde.
La nuit, une vie parallèle où je suis moi, sans être moi...
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dimanche 10 novembre 2019
samedi 26 août 2017
On change, et c'est tant mieux !...
Il fut un temps où l'arrivée de l'automne, puis de l'hiver,
m'angoissait. Je n'aimais pas ces jours qui devenaient de plus en plus
courts, la nuit beaucoup plus présente, c'était une véritable appréhension. Je ne pouvais pas supporter de rester dans la pénombre, et
même en éclairant les pièces, du fait qu'il faisait nuit, j'avais
l'impression d'étouffer, il me fallait alors ouvrir en grand les
fenêtres pour pouvoir respirer (et en plein hiver, même s'il gelait
dehors...). D'où me venaient ces angoisses, je ne l'ai jamais su, mais
c'était difficile à vivre et à gérer, pour moi et pour les autres. Et
puis, au fil des années, tout comme elles avaient apparu, ces angoisses
ne se sont plus manifestées. J'attends maintenant ces jours d'automne et
d'hiver sans appréhension aucune, je pense même avec plaisir à ces
soirées
bien au chaud, emmitouflée dans un plaid, à bouquiner, éclairée juste
par une petite lampe de salon ; je pense à ces soirées où je vais
pouvoir méditer, installée tout près du poêle, juste éclairée par la
lueur des flammes. Figurez-vous que cette période de l'année est même
devenue une période apaisante. Mais comment peut-on changer à ce point ?
Je crois que je
n'aurai jamais la réponse, et je n'essaie d'ailleurs même plus de trouver une explication, du moment que ces angoisses
n'existent plus ! :-)
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