Depuis que mon petit-fils a eu son accident de santé et qu'il souffre maintenant de divers handicaps, je comprends mieux les problèmes et difficultés que peuvent traverser les parents et les familles concernés elles aussi par cette situation, je comprends mieux leur amertume, leur tristesse, mais j'admire aussi leur courage car je sais que ce n'est pas facile tous les jours. Je comprends mieux ce qu'ils vivent parce que je le vis.
Lorsque les enfants de mes amis divorcent, je suis triste et désolée pour eux, mais lorsque cela se produit au sein de ma famille, j'en ressens les remous jusqu'au plus profond de mon coeur. Je peux me mettre dorénavant à la place de ceux qui le vivent, car je le vis également.
Lorsqu'un un frère, une soeur, un parent, nous quittent prématurément, je comprends encore plus fort la tristesse, l'incompréhension et parfois la colère que peuvent éprouver les autres lorsque cela leur arrive, cela est gravé en moi parce que je l'ai vécu.
Je me rends compte, d'après ce que je vis, d'après ce que j'ai vécu, que tant que je n'ai pas été personnellement concernée, je n'ai pas compris vraiment ce que l'autre pouvait ressentir ou avait pu ressentir. Je le regrette, car je pense que j'aurais été encore plus présente et aidante. Je pense que tant que l'on n'est pas touché personnellement, directement, on ne peut pas se mettre à la place de l'autre, on ne peut pas savoir ce qu'il ressent vraiment. C'est en tous cas mon point de vue.
