Ce matin, je suis allée photographier la plante en question, une Euphorbe de Corse (Euphorbia myrsinites), elle s'est joliment épanouie, et s'est embellie de jolies fleurs jaunes. Cela m'a donné envie de faire ce billet. Christiane était mon amie et je pense bien souvent à elle. Cette plante est comme un lien entre elle et moi, un souvenir, qui ne s'est pas fané, bien au contraire, voyez par vous-mêmes :
vendredi 7 mars 2025
L'Euphorbe a fleuri...
dimanche 15 octobre 2023
Elle... deux ans déjà
A 1110 m d'altitude, aux limites de la Loire et du Puy-de-Dôme, le sanctuaire de Notre-Dame de l'Hermitage accueille des pèlerins, des visiteurs et des touristes. Nous choisissions, quant à nous, de nous y rendre en semaine où le lieu était calme et silencieux. Mon amie allait se recueillir dans la petite chapelle située en contrebas, et moi, je préférais suivre le petit chemin qui remonte jusqu'au cimetière, où se dressent de magnifiques arbres et où je sentais une belle énergie.
Notre-Dame de l'Hermitage, c'est un lieu où nous aimions nous retrouver, elle et moi. Elle, qui est partie il y a tout juste deux ans. Elle, qui vient régulièrement me rendre visite dans mes rêves. Elle, qui avait une place particulière dans ma vie. Elle était le feu, l'action (le yang), j'étais le calme, la tempérance (le yin). Nous nous enrichissions mutuellement de nos différences.
Je pense à elle aujourd'hui, et à tout ce qu'elle m'a apporté et appris...
samedi 15 octobre 2022
Il y a un an aujourd'hui, déjà...
samedi 22 janvier 2022
Thich Nhat Hanh n'est plus...
dimanche 24 octobre 2021
L'AMIE D'ENFANCE
Un texte écrit pour Kaleïdoplumes mais aussi et surtout pour Elle...
L'AMIE D'ENFANCE
Elles avaient fait connaissance alors qu'elles n'étaient que deux
adolescentes de 15 et 16 ans. Elle se souvient de leur premier
fou-rire piqué ensemble, et aussi des nombreux autres qui avaient
suivi. Le courant avait passé tout de suite entre elles, et pourtant
elles étaient très différentes. L'une était timide et sage,
l'autre était audacieuse et un brin provocatrice.
Elle se souvient des mots prononcés par son amie lors de ce fou-rire
mémorable :
- Quelque chose me dit que nous n'allons pas en rester là !
Elle avait raison, car cinquante ans après, elles se fréquentaient
toujours avec autant de plaisir.
Aujourd'hui encore, elles se sont donné rendez-vous dans la galerie
marchande de la Grande surface. Elles se retrouvent toujours vers le
manège, c'est une habitude depuis des années. Son amie est déjà
là, plus ponctuelle qu'elle.
Après s'être saluées et embrassées, elles se dirigent vers la
cafétéria, il est midi. Elles prennent le menu « entrées et
desserts », ce sont surtout les desserts qui les intéressent,
elles sont très gourmandes. Il y a du monde à la caisse, son amie
râle, elle n'a jamais été très patiente, du moins pas dans les
files d'attente. Elle, elle pourrait attendre des heures sans
broncher. Après avoir choisi leurs plats, elles s'installent enfin à
une table près des baies vitrées, un peu à l'écart, pour pouvoir
discuter tranquillement.
Elles se racontent alors chacune à leur tour leurs dernières
semaines, leurs sorties, leurs rencontres mais aussi se confient
leurs tracas, leurs soucis, leurs inquiétudes.
Elles vont ensuite faire un tour dans le magasin. Elles s'arrêtent
bien sûr au rayon des livres, passionnées qu'elles sont toutes deux
de lecture. Ensuite elles font un petit tour au rayon vêtements, au
rayon des pulls, elles trouvent toujours un petit pull à acheter. Et
enfin, elles se rendent aux caisses pour payer.
Elles vont encore faire une petite pause le temps de boire un café,
et de retarder ainsi de quelques instants le moment de se séparer.
Après, le rituel est que l'une accompagne l'autre à sa voiture, et
que la discussion reprenne encore un moment dans le véhicule. Elles
ont encore des choses à se dire.
Et enfin, elles se quittent à regret, se promettant de se revoir
bientôt et faisant promettre à l'autre de prendre soin de sa santé
et d'être prudente sur la route du retour.
Elle regarde partir son amie. Elle remarque qu'elle a le dos un peu plus voûté que la dernière fois, qu'elle claudique aussi
davantage, elle ne lui a pas trouvé très bonne mine non plus.
- Eh oui, on ne rajeunit pas, lui a dit cette dernière avant de
partir. Cela fait râler mais c'est la vie, il faut l'accepter. De
toute façon nous n'avons pas le choix, notre corps ne nous obéit
plus, il n'en fait qu'à sa tête, ne fait-il pas : « cric,
crac, croc », il vaut mieux en rire, tu ne crois pas ?...
Elle était très philosophe son amie...
