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lundi 25 février 2019

A nous la liberté intérieure

Vous connaissez certainement le trio : Christophe André, Matthieu Ricard et Alexandre Jollien ?
Ils ont déjà écrit ensemble : « Trois amis en quête de sagesse » que j'ai d'ailleurs lu.
Ils ont réitéré en écrivant : « A nous la liberté intérieure » (que je lirai sûrement).

Récemment, je me suis rendue à une vidéo conférence retransmise dans plusieurs cinémas de France. Ils étaient les invités. Un échange, un partage très intéressant.

Quelques citations de ces trois personnages fort sympathiques :

« La liberté intérieure c'est quand le regard de l'autre ne nous détermine pas. » (Alexandre Jollien)

« Reprenant à mon compte la définition faite par les philosophes grecs de la sagesse, j’ai longtemps cru que celle-ci était l’ataraxie, c’est-à-dire l’absence de troubles, la tranquillité de l’âme. Aujourd'hui, j’ai compris que la sagesse consiste à vivre avec ses passions sans que celles-ci ne nous rendent esclaves, à tenter de trouver une joie inconditionnelle qui ne se laisse pas altérer par les petits tracas du quotidien. Cette attitude nous permet de cheminer vers la liberté. Car il est impossible d’éradiquer les passions, et je dirais même que ce n’est pas souhaitable. En nous évertuant à les terrasser, nous tuons la vie. » (Alexandre Jollien)

« Votre esprit peut être votre meilleur ami comme votre pire ennemi et vous avez à faire à lui du matin au soir que vous le souhaitiez ou non, alors ne sous-estimez pas son pouvoir. Il peut vous ligoter à la souffrance, l'insatisfaction et la frustration. Il faut comprendre qu'il n'y a rien d'irrémédiable et qu'avec de la patience et des moyens appropriés, l'esprit lui-même a les capacités de s'affranchir des tourments qu'il a créés. » (Matthieu Ricard)

« La vie intérieure, c'est tout ce qu'on prend conscience en nous, qui est toujours présent, et qui constitue l'essentiel de notre personnalité. » (Christophe André)

Ils ont dit aussi (retranscrit par mes mots) :
Normalement, le désir d'obtenir quelque chose et le fait de l'acquérir entraîne le plaisir, cela nous le savons tous.
Par contre, lorsque le désir devient dépendance (accro à quelque chose, à quelqu'un), le plaisir devient souffrance. Comme le désir est toujours présent et qu'il est dur de lutter contre, nous continuons à foncer tête baissée vers l'objet de ce désir, tout en sachant que nous allons nous faire mal encore et encore. Jusqu'au jour où, enfin, nous lâchons prise et nous retrouvons notre liberté intérieure.

Je vous parlerai prochainement d'un livre que j'ai lu il y a plusieurs années déjà, intitulé : « Le cerveau de Bouddha », un livre passionnant sur, comme son nom l'indique, le cerveau, cet organe si complexe. Cet ouvrage parle de la méditation et comment elle peut interagir sur notre cerveau.

Ci-dessous, une vidéo qui pourrait peut-être vous intéresser :

mercredi 7 février 2018

La force de la non-violence

J'ai déjà abordé plusieurs fois le thème de la colère, mais je me pose encore la question de savoir si se mettre en colère contre une personne qui a abusé de notre naïveté, qui a profité de nous, qui nous a menti, est une très bonne chose, je ne pense pas. Je parle ici d'événements sans gravité, mais qui nous ont toutefois contrariés et fortement déçus. Je pense que prendre de la distance d'avec cette personne est la meilleure des attitudes à avoir. Mais il y en a sûrement d'autres. Hier soir, et c'est ce qui m'a donné envie d'écrire ce billet, j'ai lu un article de Matthieu Ricard paru dans la revue "Cerveau & Psycho" du mois de janvier : "Libérez votre altruisme" (dossier : "La force de la non-violence" p.48). Il dit : "Il me semble qu'adopter systématiquement une attitude bienveillante, ce qui n'implique nullement de la faiblesse ou de la complaisance et n'exclut pas la fermeté, est la manière la plus constructive de gérer un conflit. Dans le meilleur des cas, la personne en face de vous finira par changer d'attitude ; et si ce n'est pas le cas, vous ne serez pas vous-même tombé dans le piège de l'animosité et vous aurez préservé votre intégrité. Cela évite en tout cas l'escalade de la violence." Je pense que Matthieu Ricard a raison. De toute façon, je ne sais (toujours) pas me mettre en colère, alors je préfère envoyer aux personnes qui m'ont contrariée ou déçue de la lumière et de l'amour, car si elles agissent ainsi, je me dis que c'est qu'elles en ont certainement besoin, qu'elles en manquent. Et moi, ainsi, je ne me ferai pas du mal, je n'aurai pas d'ondes négatives en moi, car la colère que l'on a en nous, c'est bien connu, est avant tout une violence que l'on s'administre avant tout à soi-même. Mais bon, ceci est mon point de vue, et chacun a le sien tout aussi valable et respectable.

- Et, si l'on y croit, pourquoi pas pratiquer la méthode​ Ho’oponopono ?