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C'était un jour de printemps, il y a déjà plusieurs années puisque je n'étais pas encore grand-mère. Mon fils cadet se trouvait à la maison.
Pour se dégourdir les jambes après un bon repas, il était allé faire un tour dehors.
Quand soudain, je l'entends qui m'appelle :
- Maman, viens voir ! Il y a un petit oiseau qui s'est accroché les pattes à une ficelle, il ne peut pas s'envoler !
Je vais rapidement le retrouver.
Nous nous approchons doucement, et en effet je le vois, le petit piaf, tout apeuré, les pattes prisonnières.
Il a beau essayer de battre des ailes, peine perdue, la ficelle le maintient au sol.
Nous nous concertons quelques instants et enfin prenons une décision.
Je pars chercher des gants en laine et mon fils une paire de petits ciseaux.
Et nous nous retrouvons vers le petit moineau.
Je l'enveloppe tout doucement de mes mains afin qu'il ne nous voit pas et qu'il ait moins peur. D'ailleurs, il se calme aussitôt.
Mon fils prend les ciseaux, et commence à couper délicatement la ficelle.
C'est un travail minutieux, car la ficelle est enroulée de plusieurs tours et les pattes sont vraiment très fines. Il ne faut surtout pas le blesser.
Mon fils travaille calmement, doucement, pour ne pas risquer de faire du mal à l'oiseau.
Nous ne parlons pas, nous sommes concentrés l'un et l'autre.
Et enfin, au bout d'un assez long moment, mon fils me dit enfin :
- Voilà, maman ! J'ai tout coupé, tu peux le lâcher !
Alors j'ouvre les mains.
Le petit oiseau nous regarde quelques secondes, étonné.
Et soulagé, il s'envole !
Le sourire illumine nos visages.
Quel bonheur de le voir ainsi retrouver la liberté !
Et quel joli moment partagé avec mon fils, comme je suis fière de lui !
Mon fils, la même sensibilité, le même respect pour ce qui est vivant.
Ce n'est pas cet oiseau, bien sûr, mais il était tout pareil.
(Texte écrit pour Kaléïdoplumes)
J'aime ton texte plein de sensibilité et d'amour. Amour des animaux, amour de ton fils, instant intense de partage !
RépondreSupprimerMerci de l'aimer, Daniel ! :-)
SupprimerBelle fin de journée.
C'est délicieux! Les enfants de parents sensibles apprennent vite le miracle qu'il leur est donné d'accomplir, et qui restera un don pour toujours, car la délicatesse, la bonté, la patience, l'amour qu'il faut pour bien faire ces choses-là sont de l'amour donné et reçu. La confiance du petit moineau effrayé et puis surpris... quelle belle chose. Ma mère était ainsi aussi : et je ne sais combien de tourterelles, de pigeons, de merles et qui sait quoi elle a aidés dans notre jardin!
RépondreSupprimerIl m'est même arrivé de sortir des pattes de ma minette des petites souris toutes mignonnes et de les raccompagner à un trou de souris dans le pré ! La minette les cherchait de partout, elle ne comprenait pas pourquoi elles avaient disparu ! :-)
SupprimerBelle journée à toi, Edmée.
Bravo pour le sauvetage, qui t'inspire une bien jolie note...
RépondreSupprimerMerci de l'avoir appréciée, Pastelle ! :-)
SupprimerBonne fin de soirée.
Jolie histoire Françoise !
RépondreSupprimerJe t'embrasse et merci pour tes belles photos d'oiseaux ! bravo !
Bonne soirée !
Merci, Noëlle ! :-)
SupprimerJe t'embrasse aussi. Une bonne soirée également.
Quel bonheur ! beau sauvetage !
RépondreSupprimerOui, Virevolte, un beau sauvetage! :-)
SupprimerUn instant de Bonheur et de partage avec ton fils, gravés dans vos mémoires !!Un petit bonheur rangé parmi certainement bien d'autres ...
RépondreSupprimerOui, Chantal, un petit bonheur rangé parmi tant d'autres, rangé bien précieusement. :-)
SupprimerBisous, ma douce.
Le bonheur ça se trouve pas en lingots
RépondreSupprimerMais en p'tite monnaie
Bénabar.
J'aime Bénabar et ce qu'il dit ! :-)
SupprimerMerci Pascal. Belle journée ensoleillée (mais venteuse) à toi ! :-)
Un beau sauvetage , le bonheur .. !
RépondreSupprimerOui, Estelle, le bonheur !
SupprimerSi tu veux voir des photos d'oiseaux, elles sont sur mon autre blog :
https://enviedenparler.blogspot.com/
:-)