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vendredi 25 octobre 2019

Pas de retour sur le passé

C'est en écrivant une réponse à un commentaire laissé sur le billet précédent, que j'ai compris quelque chose et que je vous en fais part.

Si l'on reste dans le souvenir d'une personne telle qu'elle était avant, si l'on compare ses facultés antérieures à celles de maintenant, ce n'est en aucune sorte une façon de l'aider, bien au contraire.
C'est la comparer avec l'autre, c'est nier celle qu'elle est devenue, c'est ne pas la reconnaître telle qu'elle est maintenant.
Pour son bien, nous devons l'accepter au présent, tout simplement.
Ne pas faire de retour sur le passé, le passé n'est plus.
Sinon, nous la freinerons dans son évolution.
Et nous lui ferons du mal.

J'en suis, ce soir, convaincue.

samedi 7 avril 2018

Le temps passé n'est plus...

Certaines blessures du passé ont besoin d'être exprimées, car elles nous empêchent parfois d'avancer, elles entretiennent en nous un sentiment de rancoeur, de colère, de tristesse. Pour cela il y a plusieurs outils à notre disposition. Pour certains, ce sera l'écriture, la peinture ou tout autre forme d'expression artistique. Pour d'autres, ce sera en parler à un thérapeute et se faire aider par cette personne. Quelle que soit la méthode, c'est très bien du moment que nous pouvons nous délester de tous ces mots (maux). Par contre, ensuite, et c'est juste mon avis, nous devrons lâcher prise d'avec ce passé. Le temps passé n'existe plus, et il n'est pas bon de le faire revivre en le ressassant indéfiniment, cela ne fait que l'entretenir dans le présent où il n'a plus sa place. Plus nous le ressasserons, plus il s'imprimera en nous, le cerveau est très doué pour cela, et s'il s'agit de moments douloureux, la douleur se ravivera à chaque fois. Le passé n'a pas sa place dans le présent. Le présent est ici et maintenant, le passé n'est plus. Les souvenirs qui s'y rattachent non plus. Je parle ici, je le dis plus haut, des événements du passé qui nous ont fait souffrir. Les beaux souvenirs, les beaux moments du passé, eux, peuvent venir nous rendre visite, ils ne nous feront pas de mal. Mais à condition de ne pas en abuser... car nous tomberions alors dans une éternelle rêverie et c'est le moment présent qui en souffrirait...

dimanche 28 août 2016

Etrange coïncidence et retour dans le passé

C'est tout de même étrange et troublant les coïncidences. Je vous explique.
Le 10 août dernier, je vais à la bibliothèque. Je choisis au hasard quelques livres, dont "Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent" d'Eric Emmanuel Schmitt. Hier soir, je commence à le lire, et l'auteur raconte qu'il suit des cours de piano chez Alice V.... . Je relis. Alice V... . Le prénom ne me dit rien, mais le nom, lui, me dit quelque chose. Je continue ma lecture. Alice V... avait épousé un chétif monsieur jaune à la voix plus haute que la sienne, aussi étroit qu'elle était large, un Vietnamien enseignant le vietnamien, galant, souriant, affectueux, ... Tiens... cette description me rappelle curieusement quelqu'un. Je vais sur Google et tape V..., et je tombe sur une photo. Oui, c'est bien lui... ce petit homme que je voyais parfois dans les rues d'Ecully, avec son imperméable, son chapeau et sa serviette sous le bras... Et cela me rappelle une histoire lointaine, lointaine... puisque j'avais 13 ans. Je vous raconte. A cette époque, avec une copine, nous allions aider des personnes à garder des enfants en bas âge le jeudi après-midi (car à l'époque c'était le jeudi que les écoliers faisaient une pause dans la semaine). Nous leur faisions faire des jeux, nous les aidions pour leur goûter, etc. Au même endroit et à la même heure, c'est-à-dire en fait de 14h à 16h30, il y avait également des enfants un peu plus grands encadrés par des personnes aidées elles aussi par deux jeunes garçons de 16 et 17 ans. A 16h30, lorsque les parents venaient chercher leurs petits, nous en profitions pour échanger avec eux, et nous faire un peu draguer, il faut le dire (sourire). Je plaisais beaucoup à l'un d'eux, c'était évident, et il me plaisait beaucoup aussi. Il s'appelait Marc, Marc V... . Vous commencez à comprendre. Marc était le fils de ce petit monsieur jaune et Alice était sa mère. Un soir, nous nous sommes un peu attardées en leur compagnie, faisant une petite balade avec eux pour faire plus ample connaissance. Mais le père de ma copine, qui se faisait du souci (et je le comprends) est parti à notre recherche et lorsqu'il nous a aperçus, est venu tout droit sur nous et a donné une belle gifle à sa fille, et m'a dit qu'il allait me ramener chez moi, illico presto. Les deux jeunes gens n'ont pas demandé leur reste. Ma mère, lorsque je lui ai expliqué l'histoire, en a souri. C'est vrai, après tout, ce n'était pas si grave, qu'avions-nous fait de mal, hormis bien sûr inquiéter nos parents ? Les parents de ma copine étaient très stricts, les miens l'étaient sans doute moins. Mais depuis ce jour, les jeunes hommes ont compris qu'il fallait nous laisser tranquilles et ne se sont plus intéressés à nous. Enfin presque, car pendant quelques temps Marc est venu régulièrement tourner en mobylette devant chez moi. Je le voyais passer et s'arrêter en face de la fenêtre. J'avais très envie d'aller lui parler, mais je n'ai jamais osé le faire. Je pense qu'il avait envie de me revoir, malgré tout. Et puis le temps a passé. Mon père est mort, nous avons déménagé et changé de quartier, et je ne l'ai plus jamais revu...
J'avais oublié cette amourette d'adolescente et voilà qu'en lisant ce livre, tout m'est revenu. Je ne sais pas ce que ce Marc est devenu, mais en tous cas, j'ai aimé me remémorer cette lointaine et tendre histoire. Merci Eric Emmanuel Schmitt ! (sourire)