mardi 15 octobre 2019

L'heure d'hiver

Il pleut aujourd'hui, cela me fait du bien.
J'ai l'impression que la pluie me lave tout comme elle lave le paysage.
Pour peu, j'irais danser sous la pluie (sourire).
J'en avais un peu assez de cette chaleur, de cet été qui n'en finissait pas.
Nous allons bientôt passer en heure d'hiver. Tant mieux !
La majorité des gens que je côtoie préfère l'heure d'été et désirerait qu'on la garde tout le temps.
Pas moi.
L'heure d'été est en décalage de deux heures avec l'heure solaire.
Déjà que je n'aime pas le décalage, alors deux heures !
Je pense que ce n'est pas très bon pour l'organisme en fait.
En tous cas pour certaines personnes.
Mais il est vrai que nous sommes tous différents et que le changement d'heure n'a pas le même impact sur tout le monde.
Moi je sais que l'heure d'hiver me convient mieux.
Maintenant, ce n'est pas moi qui décide... (sourire)

Et vous ? :-)

mercredi 9 octobre 2019

L'amour... en cours...

Première étape terminée.
En cours de séchage.
En attente de la première cuisson (au four électrique).
Puis un peu de peinture peut-être.
Et ensuite l'émaillage.
Et pour terminer la cuisson raku.
A suivre donc... (sourire)

dimanche 6 octobre 2019

Les acouphènes m'endorment...

Depuis l'âge de 40 ans environ, je souffre d'acouphènes.
Vous allez rire (ou pas), mais je m'en suis rendue compte alors que je regardais justement un reportage sur les personnes en souffrant.
J'ai écouté mes oreilles... oui, oui, je dis bien : j'ai écouté mes oreilles, et je me suis dit : mais ! mes oreilles sifflent !
Elles ne sifflaient pas énormément, pas autant que maintenant.
Je suis allée consulter un ORL qui m'a dit, avec un tact (incroyable) que j'étais une future vieille sourde !
Je l'ai maudit et je n'y ai jamais remis les pieds.
Ni chez aucun autre ORL d'ailleurs !
Mais je dois dire que ses mots m'ont provoqué un sacré coup de blues.
Heureusement, j'ai relativisé, et je me suis habituée à cette musique... auriculaire.
Bon, en plus, il m'a dit n'importe quoi, je ne suis pas sourde !
Mais je ne suis peut-être pas encore assez vieille... (sourire)

Les acouphènes dont je souffre, se traduisent par des sifflements de plus ou moins forte intensité.
C'est un peu comme si des grillons me chantaient dans les oreilles en continu.
Ce pourrait être pire comme bruit.
Bien sûr, j'aimerais parfois avoir un peu plus de silence dans les oreilles (sileeence !), mais je suis bien obligée de faire avec... le chant des grillons.
Cela ne m'empêche nullement d'entendre les autres bruits, ce qui est déjà bien.

Et puis, je leur ai trouvé une utilité à ces acouphènes.
Ils m'aident à m'endormir. Oui, oui !
En fait, lorsque j'ai trop de pensées qui me trottent dans la tête et qui m'empêchent de dormir, je fixe mon attention sur mes acouphènes, bref je les écoute et... je m'endors.
Ils m'empêchent de penser à autre chose.
Finalement, si l'on regarde le côté positif des choses, cela a du bon. (sourire)

vendredi 4 octobre 2019

Retrouver le chemin du beau

Ces derniers jours, blessée par les mots d'une personne qui m'est pourtant très chère, je n'allais pas très bien, je ressassais, je ruminais.
Je ne savais pas quoi faire de tout cela, et n'arrivais pas à me débarrasser de ce malaise.
Je n'en veux aucunement à cette personne, je l'estime suffisamment et je sais qu'elle ne l'a pas fait dans ce but. En fait je me rendais bien compte que c'étaient mes pensées à moi qui me faisaient le plus de mal, mais je n'arrivais pas à les endiguer.

Et puis, tout bêtement, parce que l'attitude d'une mante religieuse* posée sur le rebord extérieur de l'une de mes fenêtres depuis hier soir m'intriguait, j'ai fait des recherches sur cet insecte, et je suis tombée sur un blog, le blog de Pascale MD.
Et cela m'a fait un bien fou !
Cela m'a permis de mettre un stop à toutes ces pensées parasitaires.
Je me suis mise à regarder ses photos qui sont de toute beauté et je me suis émerveillée, et j'ai peu à peu oublié mon malaise.
J'ai retrouvé le chemin du beau et de la légèreté, et j'ai oublié celui de l'amertume.
Je vous invite à aller la visiter, cela en vaut vraiment la peine.
Le lien du blog : De ciel, de terre et d'eau


La beauté des choses sera toujours là pour nous ramener sur le chemin de l'essentiel.
En tous cas, c'est le cas pour moi...

*Peut-être aussi que cette mante religieuse s'était posée là pour m'aider à me changer les idées, qui sait ? (sourire)

lundi 30 septembre 2019

Un geste, une habitude... un café

C'est étrange comme un geste, une habitude, s'imposent un jour à nous, comme pour donner une continuité au geste d'un autre.
Jusqu'à il y a dix ans environ, je ne buvais jamais de café.
Tout d'abord parce que je souffrais d'extrasystoles (elles n'existent plus).
Et ensuite parce que je n'aimais pas le goût du café.
Je n'éprouvais aucune envie à boire ce breuvage.
Ma mère buvait toujours son café à la fin du repas.
Mon frère aussi.
Je me suis rendue compte que c'est après la mort de ce dernier que ce geste s'est imposé à moi, je me suis mise à boire un café à la fin du repas de midi.
Ce n'était pas pour faire pareil ou pour copier.
D'ailleurs, cela s'est fait tout seul, sans réfléchir.
Et cette habitude, elle est devenue mienne.
Maintenant, si je ne bois pas un café à la fin du repas, il me manque.
Ce geste fait partie de moi dorénavant, comme il faisait partie de ma mère, de mon frère.
Cela étonne encore certaines personnes :
- Tu bois du café, toi, maintenant ?

Je pense que je ne suis pas la seule à avoir adopté ainsi un geste, une habitude, à la suite de la disparition d'une personne aimée.

Cela vous parle ?

jeudi 26 septembre 2019

Un anti-monte-lait, un souvenir...

Un billet précédent parlant d'anti-monte-lait m'a remémoré un souvenir.
Alors, je vous le raconte.
Il y a d'ailleurs sûrement des choses que vous savez déjà... (sourire)


Lorsque j'étais gamine, nous passions trois semaines de vacances en famille à la Breure dans la petite maison bleue.
Dans le même village, vivaient mon oncle et ma tante, qui tenaient une ferme.
Avec eux leurs nombreux enfants (au nombre de neuf, une famille nombreuse).
D'autres maisons de vacances étaient également habitées durant l'été, abritant parents et jeunes enfants.
Nous nous retrouvions une vingtaine de gamins à courir dans le village.

En fin de journée, après le repas du soir, nous allions tous passer la veillée à la ferme.
Les parents discutaient entre eux, tandis que nous, enfants, allions jouer dehors.
A cette époque, il n'y avait pas encore l'heure d'été, aussi il faisait nuit plus tôt.
Nous nous amusions à nous courir après dans le noir et à nous faire peur !
Quand on est gamin, on adore se raconter des histoires de loups ou de fantômes !

Plus tard dans la soirée, nos parents nous appelaient, il allait être l'heure d'aller nous coucher, et surtout de laisser aller se coucher mon oncle et ma tante qui avaient eu une longue journée de labeur, et qui allaient se lever tôt le lendemain pour en commencer une nouvelle.

Ma mère avait pris soin d'emporter la biche à lait que mon oncle avait rempli de ce bon lait cru tout fraîchement tiré du jour, et que nous boirions le lendemain matin au petit-déjeuner.
C'est dans ce bon lait que nous mettions l'anti-monte-lait.
Le claquement de ce disque en verre nous faisait courir pour éteindre le feu sous la casserole avant que le lait ne déborde.
Je sens encore cette bonne odeur de lait chaud.
Nous trempions dedans avec délice des tartines de beurre, mais pas n'importe lequel, celui fait par ma tante.
J'adorais la voir faire le beurre.
Baratte à beurre
Elle mettait la crème de lait dans la baratte, et sous mes yeux émerveillés, je voyais la crème se transformer en beurre.
Ensuite ma tante faisait un joli épi sur la motte à l'aide d'une cuillère à soupe.
Elle m'a permis en plusieurs fois de le tracer, j'étais fière !
J'aimais beaucoup ma tante Rose, une personne adorable.

******************

Je me rends compte que je suis beaucoup dans les souvenirs ces derniers temps, serait-ce que je vieillis ? (sourire)
Mais je continuerai, parce que cela me plaît ! (de raconter mes souvenirs bien sûr, moins celui de vieillir... :-))


lundi 23 septembre 2019

Mais que fais-je donc ici ? / 2

Alors, je vous raconte...
Je vous préviens, c'est un peu long, mais il n'est pas facile de résumer quatre années et demi en quelques lignes...


Lorsque je quitte Ecully, ma ville natale, pour venir habiter en Haute-Loire, je quitte également le travail que j'occupe là-bas depuis trois ans.

Après avoir vainement cherché du travail dans cette nouvelle région, je me dis :
Pourquoi ne tiendrais-je pas un commerce ?
Mon rêve serait de tenir une librairie. Etre entourée de livres, mon désir le plus cher !
Mais après prospection, je dois bien admettre qu'il n'y a pas de librairie qui m'attend.

Et puis un jour, dans la petite commune où je vis encore actuellement, un fonds de commerce est mis en vente : un bureau de tabac, bimbeloterie.
Ce n'est pas le genre de magasin auquel j'aurais pensé, mais je vais tout de même me renseigner.
Le fonds de commerce n'est pas trop cher, le magasin assez sympa, la marchandise très variée.
En plus des cigarettes et des cigares, je peux vendre un peu tout ce que je veux, cela me va bien.
Alors faute de trouver une librairie, je me dis pourquoi pas ?
Alors je dépose ma demande auprès de la DRDDI (Direction régionale des douanes et droits indirects).
Mais encore faut-il qu'elle soit acceptée !
Car avant de pouvoir être débitant de tabac, la DRDDI fait une enquête approfondie, le demandeur doit remplir un certain nombre de conditions ->  Conditions pour devenir débitant de tabac

Ma demande est acceptée, je deviens gérante d'un bureau de tabac !
Tout un programme !
Nous rafraîchissons le magasin en repeignant les murs intérieurs, la façade extérieure (dommage, j'avais une photo mais je ne la retrouve pas). Nous rajoutons des étagères. Bref, nous mettons les lieux à mon goût !
Et j'apprends donc le métier de débitant de tabac.
Il faut que je programme les commandes de cigarettes pour le mois.
Ce n'est pas évident au début de savoir la quantité que je vais vendre.
Ensuite, j'apprendrai que tel ou tel mois, il en faut moins, ou au contraire davantage.
La commande envoyée, un camion me livre les cartouches demandées quelques jours après.
Si je n'en ai pas assez commandées, je me rends à la SEITA (Société nationale d'exploitation industrielle des tabacs et allumettes) de Saint-Etienne me réapprovisionner.
Ou alors je me dépanne chez un autre buraliste.
En plus du tabac, je vends donc de la bimbeloterie, de la papeterie, des bijoux, du parfum, des jouets, des bonbons, des montres, des réveils, etc.
Une vente m'est imposée par l'administration, celle des vignettes (automobiles), et des timbres fiscaux (et postaux).
Les clients peuvent venir jouer leur loto également, ou acheter des jeux d'argent.
J'ai donc une clientèle très variée :
- le petit gamin qui vient acheter des bonbons avec la pièce que lui a donné sa maman,
- la personne qui vient acheter du parfum ou bien un bijou, du papier à lettres aussi, des crayons, des stylos-plume
- la maman qui vient acheter un jouet à son enfant, un ballon, ou un jeu éducatif
- la mamie qui vient acheter juste un timbre mais qui a tant de choses à raconter
- les personnes qui viennent acheter leurs cigarettes, des gauloises, des gitanes maïs, du tabac gris ou bleu, des Marlboro, des Camel, des Lucky Strike, ...
- etc.
La vie de commerçante m'est agréable, ces relations sont très sympathiques., de jolis échanges.
J'ai une bonne relation avec les clients, le courant passe bien.

Petite parenthèse : c'est pendant ces quatre ans et demi de commerce que mes deux fils sont nés.
Le premier, sept mois après (il est vrai qu'il est arrivé deux mois en avance...).


Mais bien sûr, comme pour toute chose, il y a des inconvénients...

Lorsqu'un client entre dans le magasin, et que je suis en train de donner le biberon à mon bébé ou bien que je le change (dans la pièce à côté attenante au magasin), je dois le poser rapidement dans son lit pour aller servir. Certains clients, peu attendris par les pleurs du chérubin, n'en finissent pas de me tenir des discours et des discours, je n'ose rien dire mais j'en suis malade...
Pour mon deuxième fils, je n'ai pas ce problème, je demande de l'aide à ma mère qui vient me donner un coup de main, je ne veux pas que cela se reproduise.

Autre problème, les vacances...
Là où je vis, la population quadruple en août. Je ne peux donc pas fermer ce mois-ci, car c'est à cette période que je travaille le plus.
Mais mon mari ne peut pas prendre ses congés un autre mois car la société où il travaille, ferme en août.
Pendant quatre ans et demi, nous ne prendrons donc pas de vacances et pour pouvoir souffler tout de même un peu et profiter de nos petits, nous nous remplaçons au magasin, un jour l'un, un jour l'autre, et notre jour de libre, nous allons le passer à la Breure où nos petits se trouvent chez leur mamie.
Ce n'est donc pas idéal, ni pour nous, ni pour les enfants.
Evidemment, lorsque j'ai décidé de prendre ce commerce, je n'avais pas pensé à tout cela...

Finalement, après avoir passé quatre ans à ce rythme, je prends la décision d'arrêter.
Je cherche un acquéreur pour me racheter le fonds de commerce.
Cela ne se fait pas du jour au lendemain.
L'un se dit très intéressé et puis au dernier moment se désiste.
Je commence à désespérer un peu.
Et puis enfin, un couple est preneur, c'est la dame qui tiendra le magasin.

Je suis tout de même un peu déçue de laisser ce commerce, mais je suis soulagée aussi je dois le dire.
Le commerce, ce n'est pas évident, et c'est très prenant.

Je n'étais peut-être pas faite pour cela, finalement...
Ou alors j'ai voulu mener trop de choses à la fois : le commerce et les naissances de mes enfants, cela faisait trop de choses à gérer, trop de fatigue aussi.

Mais ce qu'il y a de sûr, c'est que je n'ai jamais regretté ces quatre années, ce fut une expérience, et toute expérience est bonne pour la suite de son cheminement...

mercredi 18 septembre 2019

Quel est cet objet ?

En attendant que je rédige la réponse au billet précédent, voici une autre devinette :
Quel est cet objet (tenu délicatement par ma soeur) ?...
A quoi sert-il ? (ou servait-il ?)


dimanche 15 septembre 2019

Mais que fais-je donc ici ?...

Cette photo n'est pas récente, comme vous pouvez le constater.
Oui, oui, c'est bien moi, je vous assure ! :-)
Mais où suis-je ?
Que fais-je ?
Je crois bien que je ne vous ai jamais parlé de cette période de ma vie.
Pourquoi, je n'en sais rien.
Mais je n'en dis pas plus...
Je vous laisse imaginer, et je reviens bientôt vous raconter...
A très vite !

mercredi 28 août 2019

Souvenir d'un temps déjà lointain...

L'année de la mort de mon père, j'étais en cinquième dans un pensionnat de jeunes filles tenu par des religieuses, il y avait aussi et heureusement des professeurs laïcs.
Je n'étais pas pensionnaire, j'étais externe, je rentrais chez moi pour le repas de midi.
Cela ne me laissait pas beaucoup de temps pour manger, car j'arrivais à 12h35 pour repartir à 13h15.
Je rentrais chez moi pour le repas car j'étais très difficile, je ne mangeais pas de tout, je ne mangeais en fait que très peu.
Ma mère me faisait des repas que j'aimais pour être bien sûre que je ne repartirais pas l'estomac vide.
De plus, j'étais très timide, un peu sauvage, et j'avais du mal à m'intégrer dans un groupe si je ne connaissais personne.
Mes copines de classe, qui habitaient plus près du pensionnat, rentraient manger chez elles.
Pour moi, il était donc préférable que je rentre chez moi, je pouvais ainsi me détendre et manger tranquillement, sans stress.

J'en reviens au début du billet.
J'étais donc en cinquième lorsque mon père est mort soudainement d'une angine de poitrine.
Suite à sa mort, ma mère a porté le deuil pendant un an.
Il était de coutume également à l'époque que les enfants portent un signe du deuil.
Aussi, ma mère avait cousu sur la manche de ma veste un bouton noir.
Je n'aimais pas arborer ainsi ce bouton noir.
Je n'aimais pas que l'on me parle de la mort de mon père.
Les professeurs, pensant bien faire lors de mon retour en classe, me disaient des petits mots, genre : ma pauvre petite, comme c'est triste, etc.
Je détestais ces moments.
Je crois que j'avais envie qu'on me laisse tranquille avec mon chagrin.
D'ailleurs, durant plusieurs années, lorsque je me faisais de nouvelles relations, je ne disais pas que mon père était mort.
Je voulais sans doute être comme les autres, ne pas être à part, je ne voulais pas me démarquer des autres, je voulais être comme tout le monde.
Et puis peut-être était-ce trop douloureux de le dire, alors je préférais me taire.

Un souvenir d'un temps déjà lointain qui m'est revenu en mémoire, je ne sais pourquoi, peut-être à cause de cette photo...

Moi avec mes parents. Je devais avoir 9 ou 10 ans.


lundi 26 août 2019

Lâcher prise

« Que pourrais-je dire aux gens qui s'éloignent de moi et que je voudrais retenir ? »

Des mots écrits un jour sur une feuille de papier et retrouvés il y a quelques jours en faisant du tri.
Je ne sais pas quand je les ai écrits,
je ne me rappelle plus.
Mais ce que je sais,
c'est qu'ils ont perdu de leur substance.
Sans doute parce que j'ai lâché prise,
sans doute parce qu'un beau matin,
tout cela n'a plus eu aucune importance



- Sinon, merci beaucoup pour tous vos commentaires laissés sur mes billets précédents, je vais vite venir vous répondre, et aussi vous visiter.
Je n'avais pas trop le temps ces jours derniers, car j'avais deux petits gars à la maison qui m'occupaient beaucoup, alors... (sourire)
A très vite !

lundi 19 août 2019

Isabelle

Cela faisait quatre ans que je n'avais pas vue, Isabelle.
Un immense plaisir à la revoir, la retrouver, la serrer dans mes bras.
Isabelle est maître de Reiki.
C'est avec elle que j'ai passé mes initiations au premier, second et troisième degrés.
Isabelle était partie faire une retraite dans un monastère bouddhiste.
Cela faisait longtemps qu'elle en parlait, qu'elle en exprimait le désir.
Elle l'a fait.
Lors d'une rencontre méditative vendredi soir, elle nous a raconté.
Ce ne fut pas facile tous les jours.
Beaucoup de rigueur, de discipline.
Aucun contact avec l'extérieur, juste la remise du courrier le 14 du mois.
Mais la satisfaction d'être allée jusqu'au bout.
La joie de sortir, enrichie intérieurement et spirituellement.
Le bonheur de retrouver sa famille, ses amis.
La joie de faire connaissance avec ses deux petits fils nés durant son absence.
Isabelle, toujours aussi souriante, altruiste, généreuse et encore plus rayonnante.
D'autres rencontres auront lieu et je m'en réjouis à l'avance.

Si vous désirez savoir pourquoi je me suis initiée au Reiki, et comment j'ai connu Isabelle, cliquez sur ce lien : Isabelle.

mercredi 14 août 2019

S'inventer une autre vie

Oeuvre de Picasso
Il y a des personnes qui s'inventent une autre vie.
Moi, je ne sais pas faire.
Oh bien sûr, je pare de quelques fleurs certains souvenirs, je brode un peu.
Mais m'inventer une autre vie, non.
M'inventer un personnage qui ne serait pas moi, non.
Je suis comme je suis, et si je ne plais pas ainsi, tant pis.
Mais je sais au moins que les personnes qui m'apprécient, le font parce que je suis ainsi.
Je ne blâme pas pour autant ces personnes, non.
Je pense qu'elles imaginent ne pas avoir une vie intéressante, alors elles s'en inventent une autre.
Je pense qu'elles imaginent ne pas pouvoir être aimées telles qu'elles sont.
Je pense qu'elles n'ont aucune confiance en elles.
C'est dommage, car on peut passer à côté d'elles sans vraiment les connaître.
Car un jour ou l'autre, on se rend bien compte qu'il y a quelque chose qui cloche dans leurs paroles, des contradictions, des changements dans ce qu'elles ont affirmé précédemment.
Je voudrais leur dire de rester elles-mêmes, de ne pas tricher.
Je n'aime pas la triche.
Car dans ce cas, je deviens méfiante et je m'éloigne.
Mais je ne les juge aucunement, de quel droit d'ailleurs pourrais-je le faire ?
Après tout, je ne connais pas leur (vraie) vie, leur vécu, leur histoire.
Et je me dis que chacun fait comme il peut, à la mesure de ses moyens.
Chacun se débrouille avec ce qu'on lui a laissé comme bagages.
Et ces bagages sont parfois lourds et tellement inacceptables que s'inventer une autre vie, est peut-être la seule manière qu'elles ont trouvée pour avoir le sentiment d'exister, pour avoir l'espoir d'être aimées.

lundi 12 août 2019

Flânerie sous la pluie à MAROLS

Hier après-midi, malgré la forte pluie et le temps orageux, ma soeur et moi sommes parties nous balader à MAROLS.

MAROLS est un petit village qui surplombe la plaine du Forez (dans la Loire).
C'est un village de caractère, mais aussi un village d’artistes, où peintres et sculpteurs animent le centre bourg.

Armées de nos parapluies, nous avons déambulé dans le petit village qui, en temps ordinaire, est envahi de monde, mais vu le temps, nous n'étions que quelques visiteurs.

Nous sommes entrées dans plusieurs ateliers et avons découvert de très belles oeuvres, dont en voici un petit échantillon (cliquez sur la photo, vous aurez un meilleur aperçu) :



Et comme la pluie redoublait et que le tonnerre clamait fort, nous nous sommes accordé une petite pause marolaise tout en dégustant de bons petits gâteaux faits maison accompagnés d'un thé/café chaud.

Malgré un temps en colère, il suffit parfois d'être en bonne compagnie, d'avoir les mêmes envies, pour passer un très bon après-midi.

lundi 5 août 2019

A partir d'une fleur d'Althéa

Maison de mon enfance, dessin fait par mon père.
J'ai vécu mes vingt-deux premières années à Ecully*.
Tout d'abord avec mes parents, mon frère et ma soeur, dans une grande maison (mes parents étaient locataires) disposant d'une grande cour, d'un grand jardin où se trouvaient de très beaux et grands arbres** et d'un immense pré où nous avions le droit d'aller nous promener.
Pour tout enfant, c'était le rêve, même si dans la vie de tous les jours, tout n'était pas rose.
Nous disposions de beaucoup de place, du moins extérieure, car la partie de la maison où nous habitions n'était pas très grande.
Nous disposions au rez-de-chaussée d'une cuisine, d'une salle à manger et d'une grande et unique chambre. Peu d'intimité donc.
Ce ne fut que lorsque mon frère et ma soeur devinrent adolescents qu'ils eurent droit à leur chambre, des pièces à louer se trouvaient au deuxième étage de cette grande maison, et c'est là que leurs chambres furent aménagées.
Quant à moi, à l'époque mon lit était dans un coin de la salle-à-manger, un lit placard que l'on repliait pour la journée, je n'ai pas eu le temps d'avoir ma chambre à moi, puisque mon père mourut alors que je n'avais que 13 ans et nous déménageâmes peu de temps après.
Nous partîmes habiter dans un appartement près du centre-ville, au premier étage.
Là, j'eus enfin ma chambre, enfin une moitié de chambre, puisque je devais la partager avec ma soeur.
Grande soeur, petite soeur, pas toujours évident de cohabiter, ni pour l'une, ni pour l'autre.
Mon frère disposait d'une chambre à lui.
Mais la cohabitation ne dura que quelques années puisque ma soeur partit dans une autre ville pour ses études. Et mon frère fit de même dans une autre grande ville.
Quant à moi, mes études, je les fis sur place, à Lyon.
Je restais donc avec ma mère et nous habitâmes plusieurs années toutes les deux.
Nous nous entendions bien, j'ai un très bon souvenir de cette époque.

Je viens doucement au sujet de ce billet.

Ce logement disposait d'un petit coin de verdure agrémenté de quelques arbres et arbustes.
Ma mère qui avait la main verte, le colorait et le parfumait de jolies fleurs.
J'ai passé beaucoup de temps dans ce jardin, à lire au soleil, à me faire bronzer, à rêvasser.
Je vécus huit ans en ce lieu, jusqu'à ce que je quitte Ecully pour aller vivre en Haute-Loire.
Ma mère y vécut encore de nombreuses années, nous venions souvent la voir.
En février 2002, l'année de sa mort, nous dûmes débarrasser son appartement et aussi le coin de jardin.
Je tins à prendre un rejet de figuier, il y en avait un magnifique, et je pris également un rejet d'Althea.
J'avais l'impression ainsi d'emporter avec moi quelque chose de vivant de ma vie d'ici.
Le figuier ne voulut pas prendre, à mon regret, car j'aime beaucoup cet arbre***.
Quant à l'althea, dix sept ans après, il est toujours là.
Les premières années, il fleurissait beaucoup.
Et puis, coïncidence ou pas, après la mort de mon frère, il ne fleurit pas pendant cinq ans.
Mais le printemps suivant, à ma grande joie, une fleur se forma et fleurit.
Et depuis, chaque année, les fleurs sont de plus en plus nombreuses, et j'en suis ravie.

Enfin bref, c'est cette fleur dernièrement ouverte, que j'ai prise en photo, qui m'a donné l'idée d'écrire ce billet (que je ne pensais pas faire aussi long). (sourire)



*Pendant longtemps, lorsque je disais que j'étais éculloise, on me disait alors : mais tu es une bourgeoise ! Ecully est une ville riche et bourgeoise. Je rectifiais alors en disant : mon grand-père (paternel) travaillait en tant que jardinier chez les bourgeois, mais ma famille n'était en aucun cas une famille bourgeoise !
**Cette maison et ces magnifiques arbres ont été rasés peu de temps après notre déménagement pour construire à leur place des immeubles (affreusement laids...).
***Il y a quelques années, j'ai pris un rejet de figuier chez mon fils qui habite Lyon. Lui aussi avait un magnifique figuier, mais qui a crevé il y a deux ans. Heureusement que j'avais anticipé. Ce figuier est encore tout petit, il a du mal à pousser. Je pense qu'il ne se plaisait pas où il se trouvait, trop de grands arbres lui faisaient de l'ombre, et les racines de ces derniers empêchaient peut-être aussi sa croissance. Nous l'avons changé de place l'automne dernier, je pense qu'il va mieux se plaire et qu'il va pouvoir enfin grandir. Il est près de deux petits érables, d'un petit bouleau, et d'un jeune peuplier, bref tout des jeunes arbres ! :-)