lundi 30 janvier 2023

Grâce à l'écriture

Un texte écrit sur une consigne de Kaléïdoplumes

Trois (ou deux) phrases imposées :
- INCIPIT : « Si je ne les écris pas, les choses ne sont pas allées jusqu’à leur terme, elles ont été seulement vécues. » (Annie Ernaux)
- PHRASE À INTÉGRER : « Tout est temporaire dans la vie...les sentiments, les émotions, toutes ces pensées bonnes ou mauvaises... » (Natalina Casarano) 
- EXCIPIT : « Je crois, malgré les occasions ratées, à la multitude des possibles » (Stendhal) 

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Si je ne les écris pas, les choses ne sont pas allées jusqu'à leur terme, elles ont été seulement vécues. 

C'est par l'écriture que j'ai pu mettre un terme il y a plusieurs années à mes questionnements.
Pour essayer de comprendre pourquoi j'avais ce sentiment que mon père ne s'était pas occupé de moi ou si peu lorsque j'étais gamine, j'ai écrit.
J'ai écrit des poèmes, j'ai écrit des lettres, des textes aussi où je lui parlais de mes manques de petite fille et de ma tristesse aussi.
Je lui ai posé des questions, je l'ai fait parler. 

Ses écrits laissés sur des petits carnets noirs m'ont aidée à comprendre et à mettre des mots sur ce que je prenais pour de l'indifférence, et grâce à eux, j'ai pu prendre connaissance de sa détresse, de son désarroi, de son hypersensibilité, de sa fragilité.
J'ai ainsi pu l'aimer avec ses fêlures qui me le rendaient tellement plus humain.
Ma colère, mon chagrin, se sont mués en un profond amour.

Tout est temporaire dans la vie, les sentiments, les émotions, toutes ces pensées bonnes ou mauvaises.

Toutes ces choses que j'aurais aimé partager avec lui, je les partage maintenant : mon goût pour la musique, la peinture, la photographie, l'art en général, l'amour pour la nature, l'amour des belles choses. 
Ce qu'il m'a légué, à travers sa sensibilité d'homme blessé, m'a ouverte à un monde que j'aurais peut-être ignoré s'il n'avait pas été cet homme.

Je crois, malgré les occasions ratées, à la multitude des possibles.


Mon père et moi

mardi 22 novembre 2022

La famille s'agrandit...

Je veux parler de la famille des pièces que je fais à l'atelier terre, bien sûr ! (sourire)

Au premier plan et en plan rapproché, les tout derniers :
- l'éléphanteau (cuisson raku)
- le panda (cuisson raku)
- l'enfant dans sa boule, juste une cuisson au four électrique, je ne sais pas encore si je vais le peindre ou le laisser ainsi, qu'en pensez-vous ?...
- et enfin une petite crèche...

Les 10 et 11 décembre, aura lieu un marché de Noël à Bas, l'atelier terre aura un stand, il faudra que je choisisse les pièces que je voudrai mettre en vente, mais lesquelles choisir, je ne sais pas encore. J'ai passé du temps à les faire, je m'y suis attachée, j'ai laissé dans chacune d'entre elles une part de moi, et cela me coûte de m'en séparer... et pourtant je ne peux pas toutes les garder...

dimanche 13 novembre 2022

Mon nounours

Un texte écrit sur une consigne de Kaléïdoplumes :

Bouillotte  /  Doudou  /  Sucette  /  Pouce 

Choisissez parmi ces 4 mots celui qui fait le plus référence à votre enfance et écrivez un texte en vous en inspirant.

Photo prise sur le net

Lorsque j'étais petite fille, je dormais dans la chambre de mes parents dans un petit lit près de la fenêtre, je me sentais rassurée tout près d'eux, je dormais bien. 

Mais un jour, mes parents ont pensé sans doute que je n'avais plus l'âge de dormir auprès d'eux, et ils m'ont installé un lit dans un coin de la salle-à-manger, loin de leur chambre. Ce lit était un lit-placard, il était replié la journée, il devenait un meuble, et ma chambre, enfin ce coin de salle-à-manger qui était ma chambre, disparaissait en même temps. Le soir, mes parents dépliaient le lit et je retrouvais mon semblant de chambre.

Dans ce lit-placard, j'avais peur, je me sentais en danger. Alors, avant de m'installer pour la nuit, je me baissais et je regardais tout d'abord sous celui-ci pour m'assurer qu'il n'y avait personne. Ensuite je regardais dans l'espace entre la tête de lit et le fond du meuble, des fois que quelqu'un se serait caché à cet endroit. Une fois ces vérifications faites, je prenais avec moi mon petit ourson - avant, on ne disait pas doudou, mais il avait le même rôle. Cet ourson en peluche était petit mais sa présence me réconfortait. Alors, à l'heure où les enfants doivent dormir, je me glissais avec lui au fond du lit, de façon à être entièrement recouverte du drap et de la couverture, et n'avoir aucune visibilité sur l'extérieur. Et enfin, les yeux lourds, et le cœur lourd lui aussi, je cessais de lutter et je laissais le sommeil m'envahir.

dimanche 23 octobre 2022

Ces femmes de dos...

J'ai toujours aimé les tableaux de Vilhelm Hammershøi, particulièrement ceux où se trouvent des femmes vues de dos. Ces femmes me touchent quelque part, dans leur attitude, leur fragilité peut-être, et leur solitude aussi. Mais il n'y a pas que cela, il y aussi le fait qu'elles me font penser à ma mère.

Mon père avait fait un croquis de cette dernière alors qu'elle était en train de tricoter, le visage baissé sur son ouvrage, donc dans une attitude proche des femmes se trouvant sur les tableaux. Je joins ce croquis à la suite des trois tableaux de Hammershøi (en ce qui concerne les deux du centre, il s'agit d'un détail du tableau, j'ai recadré au niveau du visage). 

Je ne sais pas si vous trouverez une ressemblance entre ces femmes et ma mère, mais moi, à chaque fois que je vois ces tableaux de Hammershøi, je pense à elle...


samedi 15 octobre 2022

Il y a un an aujourd'hui, déjà...

Il y a un an aujourd'hui, Jennifer me téléphonait :
- Ma mère est morte...

Sa mère, c'était mon amie d'enfance. Nous avions fait connaissance alors que nous avions 15 et 16 ans par l'intermédiaire d'une cousine à elle qui était une amie à moi. Un fou-rire, à propos d'une araignée qui était venue s'abriter sous la toile de tente où nous devions passer la nuit, nous avait tout de suite rapprochées. C'était le début d'une belle et longue amitié. Des fous-rire, il y en avait eu beaucoup par la suite. Mais aussi de longues conversations, des partages, des confidences. J'étais une fille timide et réservée, elle était une fille hardie et rebelle. Nous nous complétions, elle m'apportait un air de liberté, je lui apportais de la modération. 

Aujourd'hui, cela fait un an qu'elle est partie, un an déjà... 

dimanche 9 octobre 2022

Do do l'enfant do, do do l'enfant do...

Un texte écrit sur une consigne de Kaléïdoplumes

Écrire un texte en vous inspirant de cette image avec comme excipit : 
Il restera de toi ce que tu as donné (Simone Weil)


Do do l'enfant do, do do l'enfant do...

Do do l'enfant do, do do l'enfant do...
La petite fille se laisse bercer par la comptine.

Do do l'enfant do, do do l'enfant do...
Elle est bien dans les bras de cette dame au visage parsemé de rides,
elle sait qu'elle n'est pas sa maman, sa maman est beaucoup plus jeune,
mais elle ressent tant d'amour et de tendresse, de douceur aussi
qu'elle s'abandonne et esquisse même un léger sourire.

Do do l'enfant do, do do l'enfant do...
La petite fille ferme peu à peu les yeux, tranquille et rassurée.
La voix de la grand-mère résonne tout contre son oreille.
Un lien d'amour est en train de se créer entre elles,
un lien invisible mais qui ne s'éteindra jamais.

Ces moments de douceur et de bonheur resteront gravés en elle
et lorsqu'elle aura grandi et qu'à son tour, elle sera mère,
son bébé tout contre elle, alors elle chantera elle aussi
cette douce comptine pour endormir son bel enfant.
Do do l'enfant do, do do l'enfant do...

Elle le bercera, elle l'aimera, elle le rassurera de sa présence
et elle repensera à ce que lui disait sa grand-mère :
- Tu vois, ma fille, si tu aimes, si tu sais offrir de ton temps,
si tu es patiente et douce avec les autres, avec la vie,
sois certaine qu'il restera de toi ce que tu as donné...
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Je n'ai pas connu ma grand-mère maternelle, je naissais en juin, elle s'éteignait en décembre de la même année. J'ai mal connu ma grand-mère paternelle, elle était souffrante, distante et je ne me rappelle pas avoir eu de relation proche avec elle, elle m'intimidait surtout.

J'espère que mes petits-fils auront de moi un souvenir doux et aimant...

Moi, avec Noé et Ruben en 2011...

mardi 4 octobre 2022

Et si j'étais un oiseau...

Un texte écrit sur une consigne de Kaléïdoplumes


Et si j'étais un oiseau


L'enfant regarde l'oiseau, tout là-haut dans le ciel. 
 - Quelle liberté ce doit être, pense-t-il ! 
Et dans l'instant qui suit, il se retrouve dans le corps de l'oiseau. 

Oh oui, quelle liberté il éprouve ainsi à pouvoir voler au-dessus des montagnes, sans gêne, sans difficulté. 
Les ailes le portent au gré du vent, il se sent merveilleusement bien ! 
Il découvre le monde caché de la montagne, la faune, la flore existant en si haute altitude. 
Oh la jolie fleur toute veloutée et argentée, on dirait une edelweiss ! 
Et ces bouquetins qui s'agrippent aux parois rocheuses, quels acrobates ! 
Et cet animal à la fourrure brune, on dirait une grosse peluche. C'est un ours, ou plutôt une ourse, trois petits courent derrière elle. 
Il a envie de s'élever encore plus près des pics enneigés. Il prend de l'altitude, il vole encore plus haut pour aller à leur rencontre. Il les survole. 
Que c'est beau et comme il se sent bien dans ce décor ouaté ! 
Il plane, il est heureux, comme jamais il ne l'a encore été. 
Son rêve se serait-il réalisé, serait-il vraiment devenu un oiseau ?... 

Mais la réalité le rejoint... 
- Robin ? Robin ? Réveille-toi, il est l'heure de te lever et d'aller déjeuner, le taxi va arriver. 

Robin met du temps à émerger de ce si beau rêve. Il était si bien, il éprouvait tant de liberté, il aurait aimé rester dans le corps de l'oiseau, tout semblait si facile, et plus léger. 
Et tandis que sa maman l'aide à se lever et à s'habiller, il attrape son livre sur les oiseaux, il l'emportera au Centre et le fera voir à son éducatrice, Virginie. Il l'aime bien, Virginie.
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* L'oiseau de la photo est un héron cendré survolant ma propriété en septembre dernier.

lundi 29 août 2022

Des nouvelles...

Comme je le dis dans le billet précédent, il est important de nourrir l'âme, car certaines périodes le moral aurait vite fait de sombrer. Entre un zona en juillet et le covid il y a une semaine, j'ai bien besoin de me recharger en bonne énergie. Et justement, parlons de bonne énergie et de nouvelles réjouissantes ! 

Aujourd'hui, Noé a fait sa rentrée dans son nouvel IME à Villard-de-Lans. Ses parents viennent de nous appeler pour nous raconter. Noé dispose d'une chambre pour lui tout seul avec sa déco personnelle, les locaux et ateliers se trouvent tous au rez-de-chaussée, pas de problème d'escaliers à monter ou à descendre, les autres enfants ont le même profil que lui, l'équipe est très sympathique, et comme je le pensais, il y aura de nombreuses activités qui lui permettront d'acquérir de nouvelles connaissances (entre autres des heures d'école) et des sorties dans la nature (balades en forêt et découvertes des arbres, des champignons, etc). Il est même prévu en hiver d'aller marcher dans la neige, l'IME est à 1000 d'altitude je crois. Enfin bref, tout se présente bien, et les parents ont laissé leur fils, confiants et rassurés. 
Ruben était un peu inquiet quant à lui, de laisser Noé "tout seul". Ses parents l'ont rassuré - il ne sera pas tout seul, il sera bien entouré, ne t'inquiète pas. C'est vrai que Ruben a l'habitude de veiller sur son frère, il a une relation très protectrice avec lui, ce sera donc un grand changement également pour lui, et peut-être un soulagement aussi. 

Autre bonne nouvelle, la famille bretonne est devenue depuis jeudi, une famille stéphanoise. En effet, ils ont déménagé et ne seront plus qu'à une trentaine de kilomètres de chez nous. En voilà une bonne idée ! (sourire)

Et puis la rentrée approche, je vais retourner à l'atelier terre. Je vais retourner aux cours de qi gong animés par Anne, une femme étonnante et attachante, c'est elle qui anime les cours depuis plusieurs années. J'avais arrêté d'y aller car il est vrai que les cours sont à une demi-heure de chez moi, et j'en avais un peu marre de faire la route, mais le qi gong est un élément essentiel à ma bonne santé (physique et mentale), alors j'ai pris la décision d'y retourner. De plus, je vais y retrouver ma sœur, cela nous permettra de profiter l'une de l'autre encore plus souvent. 

Voilà pour cette rentrée. Je reprendrai la marche également les jeudis, mais pour l'instant, je ne me sens pas encore capable de marcher trois heures d'affilée, je vais y aller tout doux et à mon rythme.

mercredi 10 août 2022

Les nourritures de l'âme

Nous avons besoin de nous nourrir bien sûr, de manger sinon notre corps ne pourrait pas fonctionner et il se fatiguerait, mais cela ne suffit pas à nous combler, nous avons également besoin d'autres nourritures telles que culturelles, spirituelles, affectives. 

Se nourrir de belles musiques, de belles lectures, de beaux moments partagés avec les amis, de moments de tendresse et d'amitié. 


Aller écouter de la musique au Festival de music country à Craponne-sur-Arzon (ou ailleurs). Ressentir l'énergie que procure la musique, l'énergie et la joie aussi, d'être au milieu de toutes ces personnes qui vibrent au même rythme le temps du concert.

Aller à des expositions d'Art avec ma sœur. Voir de magnifiques pièces, tableaux, croiser les artistes, discuter avec eux de leur passion, leur poser des questions et les écouter, quel beau partage !

Passer une journée avec une amie, en tête-à-tête, rien qu'elle et moi, une amie d'enfance. Un partage riche et bienfaisant, un échange qui dure depuis plus de cinquante ans... une relation saine et bienveillante.

Partir faire les magasins avec une autre amie, et surtout se poser dans un salon de thé où l'on pourra déguster de bons gâteaux, gourmandes que nous sommes, tout en échangeant et partageant nos joies et soucis.

Partir découvrir une région avec un couple d'amis, se balader, découvrir d'autres lieux, partager de beaux moments et rire aussi. Préparer ensemble les repas, et savourer ensuite la cuisine faite à huit mains. 

Recevoir un autre couple d'amis que nous n'avions pas vus depuis trois ans, passer avec eux trois belles journées très sympathiques, chargées de bonnes ondes, dans la détente, le rire et la bonne humeur.

Aller à la rencontre de la Nature, marcher dans les bois, toucher les arbres, observer les oiseaux, les écouter, quelle belle énergie !

Prendre un temps pour se poser, méditer, respirer, lâcher-prise.

Lire et se nourrir des mots de l'auteur, des mots qui nous parlent, qui nous apaisent ou qui nous emmènent dans des contrées inconnues, qui nous permettent le temps de la lecture, d'oublier, s'il en est, une réalité parfois compliquée. 

Et je garderai pour la fin la plus belle et la plus précieuse, la nourriture que nous offre la présence de nos enfants, nos petits-enfants, une nourriture affective puissante et irremplaçable... ♥

dimanche 31 juillet 2022

Un chouette moment et une belle émotion...

Ce matin, à Craponne-sur-Arzon, à l'occasion du Festival de music country (OFF), j'ai passé un très chouette moment (une heure tout de même) avec le groupe TSFO / Mary G & The Spring Folk Orchestra. En l'écoutant, je pensais à mon frère, peut-être parce que le guitariste, avec sa chemise à carreaux manches courtes, me faisait penser à lui (mon frère jouait de la guitare).

J'ai publié cette vidéo sur ma page FB, et en lisant le commentaire d'une amie à mon frère, j'ai appris que ce dernier aimait beaucoup ce groupe, qu'il leur en parlait souvent, et qu'il était même allé le voir à ce même Festival à Craponne (il y a donc plus de 13 ans). Je ne le savais pas (ou alors je ne m'en rappelais pas), et cela m'a remplie d'émotion...


En savoir plus sur ce groupe : The Spring Folk Orchestra

lundi 25 juillet 2022

Bientôt, une rentrée dans un nouvel IME

Noé a fait ses adieux dernièrement à ses copains et copines de l'IME Séguin, il n'y retournera pas. Il y était entré en 2015. Noé a eu 13 ans en décembre dernier, il grandit et Séguin ne devenait plus adapté pour lui. Une page qui se tourne...

Le lundi 29 août, sa rentrée se fera dans un nouveau centre, l'IME des Violettes, situé à Villard-de-Lans (à une heure et demie de Lyon). Il y rentrera en tant que pensionnaire. Un grand changement pour lui et pour sa famille, mais pour le bien de tous, une évolution logique dans son parcours. 

Dans ce nouvel IME, il n'y aura que des enfants ayant le même handicap que lui, c'est-à-dire souffrant de déficience intellectuelle mais aussi de troubles épileptiques.  
Il sera entièrement pris en charge par le Centre. Le taxi viendra le chercher le lundi matin à sa porte, et le ramènera le vendredi après-midi. D'autre part, l'IME prendra en charge également les soins médicaux et paramédicaux, il y aura un accompagnement et un encadrement éducatif et scolaire adapté au handicap de chacun. Fini pour les parents de courir chez l'orthophoniste, le kinésithérapeute, le psychomotricien, etc. Tout sera sur place. 

Bien sûr, au début, un tel changement dans leur vie ne sera pas évident, et pour Noé, et pour ses parents et aussi pour son jeune frère Ruben. Mais ce sera également un soulagement. Tout d'abord le fait d'avoir trouvé ce lieu adapté au handicap spécifique de Noé et son admission, mais aussi de pouvoir souffler, car Noé demande beaucoup de soins et d'attentions, et en grandissant, cela devient de plus en plus compliqué et fatigant. Noé n'est pas autonome et pourrait également, sans surveillance, se mettre en danger. 
Noé rentrera chez lui le week-end, et pour les vacances scolaires. Les trois premières semaines de son admission, pour ne pas le couper trop vite de ses habitudes et lui permettre de s'habituer en douceur à son nouvel IME, il ne restera que trois jours au Centre.

Il pourra rester aux Violettes jusqu'à l'âge de 20 ans, mais pour la suite, ses parents devront chercher à nouveau un nouveau lieu adapté cette fois aux adultes handicapés. Rien n'est jamais acquis et les places sont chères, il faut s'y prendre bien à l'avance pour espérer avoir une place. Ma belle-fille, la maman de Noé, qui travaille au Conseil général du Rhône, est restée plusieurs années dans un service dédié aux mères et enfants en difficulté, elle connaît donc un certain nombre de démarches à effectuer pour une demande d'admission ainsi que les délais, c'est une chance.

vendredi 8 juillet 2022

Quatre nouvelles pièces...


Quatre nouvelles pièces, passées au raku samedi dernier, viennent se rajouter à l'ensemble* de mes œuvres en terre : 
- la boule à chats
- la petite chouette
- le petit hibou
- et aussi la petite dame ronde, à gauche du chien, mais je n'aime pas trop le rendu, j'aurais dû la laisser nature, elle était plus jolie → AMMA. Tant pis, j'en referai une autre. 

* Toutes les pièces ne se trouvent pas sur la photo. Eh oui, je crée, je crée, et il n'y aura bientôt plus de place dans la maison pour toutes les exposer (sourire).

mercredi 6 juillet 2022

Comment calmer bébé...

En début d'après-midi, j'avais rendez-vous chez l'ostéopathe. Je me trouvais dans la salle d'attente.
Une maman, elle, était chez le psycho-praticien avec son bébé, ce médecin a son cabinet en face de celui de l'ostéopathe. Malgré la porte fermée, j'entendais un peu ce qui se passait. 
Tandis que le médecin devait examiner le bébé, celui-ci se mettait à pleurer. Alors j'entendais la maman et le médecin chanter : la la... la la la... la la... la la la... Et alors le bébé se calmait. Je l'ai même entendu rire. Et à chaque fois que le bébé recommençait à pleurer, j'entendais la mère et le médecin chanter : la la... la la la... la la... la la la... Et il se calmait à nouveau.

Cela m'a beaucoup amusée et j'ai trouvé qu'ils avaient une riche idée de faire ainsi.
Et j'ai eu envie de vous le raconter.. (sourire)

mardi 7 juin 2022

Un rêve...

Je marche en direction de l'église. Un grillage entoure la place de cette dernière mais il y a un petit portillon qui permet de passer. Avant de le franchir, j'achète un bouquet de roses sauvages de couleur rose pâle à une gitane qui se trouve ici. Puis je passe le portillon et je m'avance vers la grande porte en bois marron de l'édifice. Je l'ouvre et j'entre.
Je dirige mes pas sur la gauche, puis encore sur la gauche. Il y a une grande allée pavée et à droite des rangées de bancs où sont assises des personnes. Je longe l'allée pour arriver à l'autel. Sur celui-ci, il y a trois vases. Dans celui qui se trouve à droite, il y a déjà des roses, des roses rouges. Celui qui se trouve au milieu n'a pas de fleurs, celui de gauche non plus. Je mets mon bouquet de roses dans ce dernier. J'essaie de faire un joli bouquet mais ce n'est pas facile car les tiges sont irrégulières.
Et puis je me retourne face aux personnes assises sur les bancs, et je me dirige vers le premier, je sais qui je vais retrouver, je la vois. Je m'avance. Le prêtre qui était derrière elle et qui lui parlait, s'éloigne, me laissant la place. Alors je la prends dans mes bras et je l'embrasse, je suis tellement émue que je pleure. Je suis si contente de la revoir, de pouvoir la toucher, ma mère...


- Ce rêve remonte déjà à quelques jours. J'aurais des talents de peintre, je le peindrais, j'ai la scène encore exacte dans la tête... Mais un rêve est-il fait pour être fixé ?... Ne vaut-il mieux pas le laisser s'estomper et le laisser rejoindre le monde onirique ?...

vendredi 3 juin 2022

L'étable et le diable

Un texte écrit sur une consigne de Kaléïdoplumes

Racontez-nous une légende propre à votre région ou pays. Sinon inventez-en une !


L'étable et le diable 

Lorsque j'étais gamine et que nous étions en vacances dans le village de la Breure, là où se trouve la petite maison bleue, nous avions régulièrement la visite d'un oncle et d'une tante et de leurs enfants. Ils venaient passer la journée avec nous et leur visite se prolongeait parfois tard dans le soir alors que la nuit tombait. 

Mon oncle aimait raconter des légendes de la région et il attendait bien souvent la fin de la journée pour nous les conter. Enfants, nous étions captivés par ses récits mais aussi parfois... terrorisés. Nous nous installions autour de lui, et nous l'écoutions sans perdre une miette de son récit. Dans les histoires qu'il racontait, il était souvent question du diable. Je vous en raconte une qui m'impressionnait particulièrement.

Dans l'étable qui se trouvait près de la maison, le soir, alors que le fermier avait attaché ses bêtes chacune à leur place (elles avaient leur place attitrée, et à cet endroit, juste la tête d'une vache pouvait passer, je vous joins une photo trouvée sur le net), il arrivait que le lendemain matin, deux vaches aient leurs têtes passées au même endroit, ce qui était impossible à réaliser par les mains d'un humain, l'emplacement étant adapté juste pour une bête. Et on disait alors que c'était le diable qui était passé par ici et qui avait commis cet acte impossible.

Pendant des années, alors que j'étais encore gamine, j'étais effrayée lorsque la nuit tombait, je pensais à ce diable qui était peut-être dans l'étable à côté et qui allait peut-être aussi faire irruption dans la maison...