lundi 29 août 2022

Des nouvelles...

Comme je le dis dans le billet précédent, il est important de nourrir l'âme, car certaines périodes le moral aurait vite fait de sombrer. Entre un zona en juillet et le covid il y a une semaine, j'ai bien besoin de me recharger en bonne énergie. Et justement, parlons de bonne énergie et de nouvelles réjouissantes ! 

Aujourd'hui, Noé a fait sa rentrée dans son nouvel IME à Villard-de-Lans. Ses parents viennent de nous appeler pour nous raconter. Noé dispose d'une chambre pour lui tout seul avec sa déco personnelle, les locaux et ateliers se trouvent tous au rez-de-chaussée, pas de problème d'escaliers à monter ou à descendre, les autres enfants ont le même profil que lui, l'équipe est très sympathique, et comme je le pensais, il y aura de nombreuses activités qui lui permettront d'acquérir de nouvelles connaissances (entre autres des heures d'école) et des sorties dans la nature (balades en forêt et découvertes des arbres, des champignons, etc). Il est même prévu en hiver d'aller marcher dans la neige, l'IME est à 1000 d'altitude je crois. Enfin bref, tout se présente bien, et les parents ont laissé leur fils, confiants et rassurés. 
Ruben était un peu inquiet quant à lui, de laisser Noé "tout seul". Ses parents l'ont rassuré - il ne sera pas tout seul, il sera bien entouré, ne t'inquiète pas. C'est vrai que Ruben a l'habitude de veiller sur son frère, il a une relation très protectrice avec lui, ce sera donc un grand changement également pour lui, et peut-être un soulagement aussi. 

Autre bonne nouvelle, la famille bretonne est devenue depuis jeudi, une famille stéphanoise. En effet, ils ont déménagé et ne seront plus qu'à une trentaine de kilomètres de chez nous. En voilà une bonne idée ! (sourire)

Et puis la rentrée approche, je vais retourner à l'atelier terre. Je vais retourner aux cours de qi gong animés par Anne, une femme étonnante et attachante, c'est elle qui anime les cours depuis plusieurs années. J'avais arrêté d'y aller car il est vrai que les cours sont à une demi-heure de chez moi, et j'en avais un peu marre de faire la route, mais le qi gong est un élément essentiel à ma bonne santé (physique et mentale), alors j'ai pris la décision d'y retourner. De plus, je vais y retrouver ma sœur, cela nous permettra de profiter l'une de l'autre encore plus souvent. 

Voilà pour cette rentrée. Je reprendrai la marche également les jeudis, mais pour l'instant, je ne me sens pas encore capable de marcher trois heures d'affilée, je vais y aller tout doux et à mon rythme.

mercredi 10 août 2022

Les nourritures de l'âme

Nous avons besoin de nous nourrir bien sûr, de manger sinon notre corps ne pourrait pas fonctionner et il se fatiguerait, mais cela ne suffit pas à nous combler, nous avons également besoin d'autres nourritures telles que culturelles, spirituelles, affectives. 

Se nourrir de belles musiques, de belles lectures, de beaux moments partagés avec les amis, de moments de tendresse et d'amitié. 


Aller écouter de la musique au Festival de music country à Craponne-sur-Arzon (ou ailleurs). Ressentir l'énergie que procure la musique, l'énergie et la joie aussi, d'être au milieu de toutes ces personnes qui vibrent au même rythme le temps du concert.

Aller à des expositions d'Art avec ma sœur. Voir de magnifiques pièces, tableaux, croiser les artistes, discuter avec eux de leur passion, leur poser des questions et les écouter, quel beau partage !

Passer une journée avec une amie, en tête-à-tête, rien qu'elle et moi, une amie d'enfance. Un partage riche et bienfaisant, un échange qui dure depuis plus de cinquante ans... une relation saine et bienveillante.

Partir faire les magasins avec une autre amie, et surtout se poser dans un salon de thé où l'on pourra déguster de bons gâteaux, gourmandes que nous sommes, tout en échangeant et partageant nos joies et soucis.

Partir découvrir une région avec un couple d'amis, se balader, découvrir d'autres lieux, partager de beaux moments et rire aussi. Préparer ensemble les repas, et savourer ensuite la cuisine faite à huit mains. 

Recevoir un autre couple d'amis que nous n'avions pas vus depuis trois ans, passer avec eux trois belles journées très sympathiques, chargées de bonnes ondes, dans la détente, le rire et la bonne humeur.

Aller à la rencontre de la Nature, marcher dans les bois, toucher les arbres, observer les oiseaux, les écouter, quelle belle énergie !

Prendre un temps pour se poser, méditer, respirer, lâcher-prise.

Lire et se nourrir des mots de l'auteur, des mots qui nous parlent, qui nous apaisent ou qui nous emmènent dans des contrées inconnues, qui nous permettent le temps de la lecture, d'oublier, s'il en est, une réalité parfois compliquée. 

Et je garderai pour la fin la plus belle et la plus précieuse, la nourriture que nous offre la présence de nos enfants, nos petits-enfants, une nourriture affective puissante et irremplaçable... ♥

dimanche 31 juillet 2022

Un chouette moment et une belle émotion...

Ce matin, à Craponne-sur-Arzon, à l'occasion du Festival de music country (OFF), j'ai passé un très chouette moment (une heure tout de même) avec le groupe TSFO / Mary G & The Spring Folk Orchestra. En l'écoutant, je pensais à mon frère, peut-être parce que le guitariste, avec sa chemise à carreaux manches courtes, me faisait penser à lui (mon frère jouait de la guitare).

J'ai publié cette vidéo sur ma page FB, et en lisant le commentaire d'une amie à mon frère, j'ai appris que ce dernier aimait beaucoup ce groupe, qu'il leur en parlait souvent, et qu'il était même allé le voir à ce même Festival à Craponne (il y a donc plus de 13 ans). Je ne le savais pas (ou alors je ne m'en rappelais pas), et cela m'a remplie d'émotion...


En savoir plus sur ce groupe : The Spring Folk Orchestra

lundi 25 juillet 2022

Bientôt, une rentrée dans un nouvel IME

Noé a fait ses adieux dernièrement à ses copains et copines de l'IME Séguin, il n'y retournera pas. Il y était entré en 2015. Noé a eu 13 ans en décembre dernier, il grandit et Séguin ne devenait plus adapté pour lui. Une page qui se tourne...

Le lundi 29 août, sa rentrée se fera dans un nouveau centre, l'IME des Violettes, situé à Villard-de-Lans (à une heure et demie de Lyon). Il y rentrera en tant que pensionnaire. Un grand changement pour lui et pour sa famille, mais pour le bien de tous, une évolution logique dans son parcours. 

Dans ce nouvel IME, il n'y aura que des enfants ayant le même handicap que lui, c'est-à-dire souffrant de déficience intellectuelle mais aussi de troubles épileptiques.  
Il sera entièrement pris en charge par le Centre. Le taxi viendra le chercher le lundi matin à sa porte, et le ramènera le vendredi après-midi. D'autre part, l'IME prendra en charge également les soins médicaux et paramédicaux, il y aura un accompagnement et un encadrement éducatif et scolaire adapté au handicap de chacun. Fini pour les parents de courir chez l'orthophoniste, le kinésithérapeute, le psychomotricien, etc. Tout sera sur place. 

Bien sûr, au début, un tel changement dans leur vie ne sera pas évident, et pour Noé, et pour ses parents et aussi pour son jeune frère Ruben. Mais ce sera également un soulagement. Tout d'abord le fait d'avoir trouvé ce lieu adapté au handicap spécifique de Noé et son admission, mais aussi de pouvoir souffler, car Noé demande beaucoup de soins et d'attentions, et en grandissant, cela devient de plus en plus compliqué et fatigant. Noé n'est pas autonome et pourrait également, sans surveillance, se mettre en danger. 
Noé rentrera chez lui le week-end, et pour les vacances scolaires. Les trois premières semaines de son admission, pour ne pas le couper trop vite de ses habitudes et lui permettre de s'habituer en douceur à son nouvel IME, il ne restera que trois jours au Centre.

Il pourra rester aux Violettes jusqu'à l'âge de 20 ans, mais pour la suite, ses parents devront chercher à nouveau un nouveau lieu adapté cette fois aux adultes handicapés. Rien n'est jamais acquis et les places sont chères, il faut s'y prendre bien à l'avance pour espérer avoir une place. Ma belle-fille, la maman de Noé, qui travaille au Conseil général du Rhône, est restée plusieurs années dans un service dédié aux mères et enfants en difficulté, elle connaît donc un certain nombre de démarches à effectuer pour une demande d'admission ainsi que les délais, c'est une chance.

vendredi 8 juillet 2022

Quatre nouvelles pièces...


Quatre nouvelles pièces, passées au raku samedi dernier, viennent se rajouter à l'ensemble* de mes œuvres en terre : 
- la boule à chats
- la petite chouette
- le petit hibou
- et aussi la petite dame ronde, à gauche du chien, mais je n'aime pas trop le rendu, j'aurais dû la laisser nature, elle était plus jolie → AMMA. Tant pis, j'en referai une autre. 

* Toutes les pièces ne se trouvent pas sur la photo. Eh oui, je crée, je crée, et il n'y aura bientôt plus de place dans la maison pour toutes les exposer (sourire).

mercredi 6 juillet 2022

Comment calmer bébé...

En début d'après-midi, j'avais rendez-vous chez l'ostéopathe. Je me trouvais dans la salle d'attente.
Une maman, elle, était chez le psycho-praticien avec son bébé, ce médecin a son cabinet en face de celui de l'ostéopathe. Malgré la porte fermée, j'entendais un peu ce qui se passait. 
Tandis que le médecin devait examiner le bébé, celui-ci se mettait à pleurer. Alors j'entendais la maman et le médecin chanter : la la... la la la... la la... la la la... Et alors le bébé se calmait. Je l'ai même entendu rire. Et à chaque fois que le bébé recommençait à pleurer, j'entendais la mère et le médecin chanter : la la... la la la... la la... la la la... Et il se calmait à nouveau.

Cela m'a beaucoup amusée et j'ai trouvé qu'ils avaient une riche idée de faire ainsi.
Et j'ai eu envie de vous le raconter.. (sourire)

mardi 7 juin 2022

Un rêve...

Je marche en direction de l'église. Un grillage entoure la place de cette dernière mais il y a un petit portillon qui permet de passer. Avant de le franchir, j'achète un bouquet de roses sauvages de couleur rose pâle à une gitane qui se trouve ici. Puis je passe le portillon et je m'avance vers la grande porte en bois marron de l'édifice. Je l'ouvre et j'entre.
Je dirige mes pas sur la gauche, puis encore sur la gauche. Il y a une grande allée pavée et à droite des rangées de bancs où sont assises des personnes. Je longe l'allée pour arriver à l'autel. Sur celui-ci, il y a trois vases. Dans celui qui se trouve à droite, il y a déjà des roses, des roses rouges. Celui qui se trouve au milieu n'a pas de fleurs, celui de gauche non plus. Je mets mon bouquet de roses dans ce dernier. J'essaie de faire un joli bouquet mais ce n'est pas facile car les tiges sont irrégulières.
Et puis je me retourne face aux personnes assises sur les bancs, et je me dirige vers le premier, je sais qui je vais retrouver, je la vois. Je m'avance. Le prêtre qui était derrière elle et qui lui parlait, s'éloigne, me laissant la place. Alors je la prends dans mes bras et je l'embrasse, je suis tellement émue que je pleure. Je suis si contente de la revoir, de pouvoir la toucher, ma mère...


- Ce rêve remonte déjà à quelques jours. J'aurais des talents de peintre, je le peindrais, j'ai la scène encore exacte dans la tête... Mais un rêve est-il fait pour être fixé ?... Ne vaut-il mieux pas le laisser s'estomper et le laisser rejoindre le monde onirique ?...

vendredi 3 juin 2022

L'étable et le diable

Un texte écrit sur une consigne de Kaléïdoplumes

Racontez-nous une légende propre à votre région ou pays. Sinon inventez-en une !


L'étable et le diable 

Lorsque j'étais gamine et que nous étions en vacances dans le village de la Breure, là où se trouve la petite maison bleue, nous avions régulièrement la visite d'un oncle et d'une tante et de leurs enfants. Ils venaient passer la journée avec nous et leur visite se prolongeait parfois tard dans le soir alors que la nuit tombait. 

Mon oncle aimait raconter des légendes de la région et il attendait bien souvent la fin de la journée pour nous les conter. Enfants, nous étions captivés par ses récits mais aussi parfois... terrorisés. Nous nous installions autour de lui, et nous l'écoutions sans perdre une miette de son récit. Dans les histoires qu'il racontait, il était souvent question du diable. Je vous en raconte une qui m'impressionnait particulièrement.

Dans l'étable qui se trouvait près de la maison, le soir, alors que le fermier avait attaché ses bêtes chacune à leur place (elles avaient leur place attitrée, et à cet endroit, juste la tête d'une vache pouvait passer, je vous joins une photo trouvée sur le net), il arrivait que le lendemain matin, deux vaches aient leurs têtes passées au même endroit, ce qui était impossible à réaliser par les mains d'un humain, l'emplacement étant adapté juste pour une bête. Et on disait alors que c'était le diable qui était passé par ici et qui avait commis cet acte impossible.

Pendant des années, alors que j'étais encore gamine, j'étais effrayée lorsque la nuit tombait, je pensais à ce diable qui était peut-être dans l'étable à côté et qui allait peut-être aussi faire irruption dans la maison...



dimanche 24 avril 2022

La Maison de répit

Un projet mis en place en janvier 2018 à Tassin-la-Demi-Lune : la Maison de répit. 
Noé, son frère et ses parents sont allés y passer un week-end dernièrement.
Une belle découverte, un moment de détente pour tous les quatre.
Les parents et le petit frère ont pu se détendre, profiter du joli parc, échanger avec d'autres familles, d'autres aidants, Ruben a même pu apprendre à jouer quelques notes au piano, tandis que Noé était pris en charge de son côté et chouchouté également.
Soignants et bénévoles sont là pour vous soulager le temps d'une journée, voire plus.  

Extraits pris sur leur site → Maison de répit

« Connaissez-vous le principe d'une maison de répit ? Accompagner au quotidien une personne en situation de handicap n'est pas toujours simple. En tant qu'aidant, la maison de répit vous accompagne et vous accueille dans votre parcours. Conseils, informations, rencontres. Les aidants aussi ont besoin de répit. »

« La Maison de répit de la Métropole de Lyon est un projet unique en France, porté depuis 2013 par la Fondation France Répit. La Fondation France Répit développe des solutions innovantes de répit et d’accompagnement pour les proches aidants de personnes fragilisées par la maladie, le handicap ou le grand âge. (...) La Maison de répit accueille votre proche malade ou en situation de handicap âgé de 0 à 60 ans et résidant dans la Métropole de Lyon, et vous même si vous le souhaitez, jusqu’à 30 jours par an. »

« En janvier 2018, l’équipe mobile de répit a commencé ses accompagnements auprès de proches aidants de personnes malades ou en situation de handicap résidant dans la métropole de Lyon. »


Une Maison de répit doit se créer près de Paris. Mais deux, en France, c'est vraiment trop peu, il en faudrait beaucoup plus. 

Actuellement, la Maison de répit de Tassin, victime de son succès et vu la quantité des demandes, recherche du personnel, qualifié et également des bénévoles.
Parlez-en autour de vous, on ne sait jamais...

vendredi 8 avril 2022

Chantal

Août 2011

Chantal, je l'avais connue par nos blogs respectifs en 2008. Nous avions tout de suite sympathisé. Elle était une femme bienveillante et à l'écoute, une femme pleine de vie, une femme joyeuse. Elle aimait écrire également, et elle excellait dans cet art, elle avait d'ailleurs publié plusieurs recueils de poèmes. Elle en avait écrit un pour mon petit-fils. Elle avait été très touchée par ce qui était arrivé à Noé. Nous nous étions rencontrées en août 2011, elle était venue passer une soirée, une nuit et une partie du lendemain chez moi. 

Et puis nos chemins s'étaient éloignés. Elle avait rencontré l'amour et vivait un rêve éveillé, elle était heureuse et vivait pleinement sa passion. Mais nous ne nous étions pas perdus de vue (via Facebook notamment). 

Mercredi soir, alors que je rentrais d'une semaine en Bretagne et que je m'apprêtais à lui laisser un message à l'occasion de son anniversaire, certains écrits me laissèrent perplexe. Je remontai le fil d'actualité et je lus que Chantal était décédée le jeudi 24 mars. Cette nouvelle m'attrista beaucoup, la vie lui était ôtée alors qu'elle nageait dans le bonheur. Sa marraine à qui j'ai écrit, m'a dit qu'elle avait eu de nombreux malaises ces derniers mois et qu'une rupture d'anévrisme l'avait emportée.

Chantal était tournée vers la lumière, la mort ne lui faisait pas peur, elle l'avait côtoyée déjà à plusieurs reprises.

Ce billet en hommage à la Belle personne qu'elle était. 

mardi 15 mars 2022

Tante ROSE

Un texte écrit sur une consigne de Kaléïdoplumes

Écrivez un texte inspiré de cette photo et dans lequel vous aurez inséré la phrase suivante :
« Même pour le simple envol d’un papillon, tout le ciel est nécessaire. » (Paul Claudel) 


J'ai mis une autre photo que celle proposée dans la consigne.
Vous comprendrez mieux en lisant. Ces fleurs se trouvent dans la petite cour
où j'allais rendre visite à ma Tante Rose.



Tante ROSE

Il y a quelques années, à la Breure, vivait Tante Rose.
Je l'aimais beaucoup.

Femme de paysan, elle n'a jamais ménagé sa peine, et a élevé ses neuf enfants sans broncher, malgré la fatigue et le travail dur de la ferme.
Tante Rose aimait beaucoup les fleurs et elle en prenait grand soin.
Je me souviens de leur parfum et de leurs couleurs.

J'ouvrais le petit portillon et je la retrouvais, installée sur son fauteuil dans sa cour, au milieu de ses fleurs. Je m'émerveillais à chaque fois de ses rosiers aux multiples teintes, de ses géraniums, de ses belles de nuit, de ses gaillardes.

En vieillissant, Tante Rose avait pratiquement perdu la vue, mais elle percevait encore certaines couleurs et formes.
- Tu sais Françoise, je vois régulièrement passer un papillon blanc, il virevolte un moment et puis il disparaît.

Un jour, que je me trouvais à ses côtés, je l'ai vu en même temps qu'elle le devinait.
Un magnifique papillon blanc qui nous frôla et s'éleva vers la lumière.
Même pour le simple envol d'un papillon, tout le ciel est nécessaire.

Tante Rose est partie en août 2014, il y aura bientôt huit ans.
Malgré son absence, sa cour est toujours fleurie, ses fils ont pris la relève.
Les roses, les géraniums, les gaillardes, ses fleurs tant aimées y sont toutes !
C'est un peu comme si elle était encore là.

Mais d'ailleurs, je suis sûre qu'elle est encore là.
L'autre jour, alors que je discutais dans la cour avec l'un de ses fils, j'ai aperçu un papillon blanc qui voletait autour de nous...

Un dessin fait par ma sœur il y a quelques années.
Notre Tante Rose dans sa cour au milieu de ses fleurs...


samedi 12 mars 2022

MYA, ALBA ou GAYA...

Voici ma nouvelle création en cours. Toujours des rondeurs comme vous le voyez.
Sans doute parce que les rondeurs sont rassurantes (sourire).


Elle est finie d'être modelée, elle est en période de séchage. Je ne sais pas encore si je la laisserai "nature" ou si je la passerai au raku, ce qui voudrait dire qu'elle serait ensuite toute noire. Ou alors les cheveux noirs et le corps brun, ou les cheveux noirs et le corps pâle. Tout cela n'a pas beaucoup d'importance, mais le résultat final serait complètement différent. A voir...

Chaque fois que je crée une pièce, en l'occurrence des personnages, je m'y attache, c'est le cas pour cette dame ronde. Et j'aurais envie de lui donner un prénom. Peut-être MYA, ou ALBA, ou GAYA... Vous pouvez me suggérer des prénoms vous aussi, si vous en avez envie, mais avec des consonnances en A, j'aime bien... (sourire)

MYA, ALBA, GAYA, AMA, AMMA, RHONDA, ANA, ANNA, Mama MYA, GAÏA (proposé par Eveline), ALAÏA, LUCIA, MALIA, TESSA, MALICIA, FRIDA, NOVA, ...

vendredi 11 mars 2022

Le cœurdonnier*

Un texte écrit sur une consigne de Kaléïdoplumes.


Écrivez un texte en vous inspirant de cette photo et en intégrant la phrase suivante : 
« Il ne sait pas combien de temps ça peut marcher, mais il ne risque rien d'essayer. » 



Le cœurdonnier*

Cet homme était un magicien, un guérisseur, il soignait les cœurs. 
Il était d'une grande notoriété maintenant, il suffisait de voir le monde qui attendait devant chez lui. 

En fait, au départ, il était cordonnier. Il en avait vu passer des souliers, de toutes les formes, de toutes les couleurs, de toutes les pointures, des souliers qui avaient voyagé, dur parfois, les semelles étaient trouées, usées, bonnes à jeter mais il arrivait toujours à les réparer. 
Et comme il était toujours affable et avenant -c'était son caractère-, il servait de confident aux propriétaires des souliers. C'est comme cela qu'il s'était rendu compte qu'il y avait beaucoup de cœurs blessés, meurtris, brisés, et qu'il était peut-être plus important de soigner les cœurs plutôt que les chaussures... 
Il décida alors de transformer sa cordonnerie en un lieu chaleureux et accueillant où il pourrait recevoir les cœurs malades. 
Quand il ouvrit sa boutique, il ne savait pas combien de temps ça pouvait marcher, mais il ne risquait rien d'essayer. 

Dès le premier jour, il y eut une foule impressionnante de personnes qui vinrent faire la queue sur le trottoir, attendant impatiemment leur tour. 
Des personnes âgées tout d'abord, qui étaient bien seules, dont les enfants se fichaient pas mal, et qui souffraient de solitude et d'abandon. Ces personnes attendaient la fin de leur vie comme on attend la fin d'un supplice. 
Il y avait des femmes qui subissaient les violences de leurs maris, et qui gardaient tout pour elles, souffrant en silence. Il y avait celles qui subissaient l'outrage du temps et qui ne le supportaient pas. Il y avait celles qui avaient rêvé de faire de grandes études et qui finalement élevaient toute une tribu de gosses. 
Il y avait des hommes qui ne savaient plus où ils en étaient, malmenés par la vie, harcelés par leur employeur, pressés comme des citrons, des hommes qui se sentaient bons à rien, juste à rapporter la paie en fin de mois. Et du coup, ils se mettaient à boire, ils criaient après leurs femmes, après leurs gosses et ils le regrettaient ensuite, mais le mal était fait. Leurs femmes et enfants les détestaient. Et eux, avaient honte et se haïssaient d'être ainsi. 
Il y avait aussi des enfants. Ceux-là venaient le voir car ils ne comprenaient pas ce qu'on attendait d'eux, s'il fallait croire aux histoires des adultes, ces adultes bien infantiles parfois et tellement contradictoires. Pouvaient-ils leur faire confiance ? Pourquoi se disputaient-ils, pourquoi parlaient-ils de divorce, pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Personne ne leur disait rien, et ils étaient livrés à eux-mêmes. 

Tous ces gens venaient se décharger de leurs peines de cœur, de leurs souffrances, venaient déposer leurs malheurs dans le creux de l'oreille du cœurdonnier. Ils venaient se confier, pleurer, ils savaient que cet homme les écouterait, et saurait leur dire les mots dont ils avaient besoin, qu'il saurait panser leurs blessures, soigner leurs doutes et qu'il les aiderait à trouver la solution à leurs problèmes. 

Cet homme savait même donner vie à des cœurs sans vie, des cœurs qui semblaient ne plus battre pour rien, ni pour personne. Et lorsque les gens sortaient de chez lui, ils avaient retrouvé leur envie de vivre, et leurs cœurs, leur envie de battre. Ils avaient retrouvé l'espoir, ils entrevoyaient un avenir meilleur.   

L'écoute et la bienveillance du  cœurdonnier faisait des miracles, tout simplement parce qu'il les aimait tous ces cœurs en détresse, et l'amour, on le sait bien, est un remède à tous les maux.


*Titre emprunté à une chanson de SOPRANO.

samedi 26 février 2022

Atelier Terre / Pièces terminées

Ce matin, je suis allée à l'atelier Terre, nous faisions un RAKU (cuisson des pièces dans un four à gaz, et ensuite enfumage dans des gamelles garnies de papier journal et de copeaux de bois).

Le petit chien et la gitane ont obtenu leur brillance mais pas d'enfumage pour eux.
Le panda, lui, a été enfumé. Les parties non émaillées sont devenues noires et les parties blanches émaillées ont craquelé laissant passer le noir de fumée.

Les matinées raku sont très sympathiques. Nous nous retrouvons le samedi matin de 9h à 13h/14h. Tout le monde apporte quelque chose à manger. Ce matin, il y avait : du saucisson, du pâté de foie, un cake au jambon, une brioche, une tarte à la banane (faite par moi (sourire)), et des boissons bien sûr.
Et pendant que les pièces sont dans le four, nous partageons toutes ces bonnes choses. C'est très convivial. 

Ci-dessous, une photo de mes trois pièces terminées :

vendredi 25 février 2022

Une chanson

Un texte écrit sur une consigne de Kaléïdoplumes.


Nous avons tous des chansons qui ont jalonné notre enfance. 
Choisissez-en une et racontez dans quel contexte vous l’avez découverte et peut-être aimée et les souvenirs qu’elle évoque.


Je n'ai pas vraiment de chanson qui me revient en tête, mais par contre j'ai été bercée par la musique classique. 

Lorsque j'étais gamine, je n'avais pas de chambre à moi, je dormais à la salle-à-manger, dans un coin de la pièce. Je dormais dans un lit meuble pliant, mon espace était donc réduit. 
Mais du coup, je profitais du passage de mes parents qui me rassurait, de leurs pas, de leurs chuchotements. 
Alors que j'étais déjà couchée et que la lumière était atténuée, mon père mettait sur l'électrophone un disque 33 tours de musique classique, il aimait beaucoup écouter cette musique, cela le déstressait après les longues journées de travail, il rentrait à 19h, épuisé aussi bien nerveusement que physiquement. 
J'écoutais alors avec lui, lui assis sur son fauteuil, et moi couchée dans mon lit. 
J'aimais ce moment, cela m'aidait à m'endormir, car j'avais des difficultés pour cela. 
La musique me berçait et me calmait, et je trouvais alors le sommeil au son de Mozart, Beethoven Bramhs, Chopin, Tchaikovsky et d'autres encore. 

Tout en évoquant ce souvenir, une musique se détache et me revient en mémoire, « La Petite musique de nuit » de Mozart, sans doute l'un des morceaux préférés de mon père...