dimanche 24 avril 2022

La Maison de répit

Un projet mis en place en janvier 2018 à Tassin-la-Demi-Lune : la Maison de répit. 
Noé, son frère et ses parents sont allés y passer un week-end dernièrement.
Une belle découverte, un moment de détente pour tous les quatre.
Les parents et le petit frère ont pu se détendre, profiter du joli parc, échanger avec d'autres familles, d'autres aidants, Ruben a même pu apprendre à jouer quelques notes au piano, tandis que Noé était pris en charge de son côté et chouchouté également.
Soignants et bénévoles sont là pour vous soulager le temps d'une journée, voire plus.  

Extraits pris sur leur site → Maison de répit

« Connaissez-vous le principe d'une maison de répit ? Accompagner au quotidien une personne en situation de handicap n'est pas toujours simple. En tant qu'aidant, la maison de répit vous accompagne et vous accueille dans votre parcours. Conseils, informations, rencontres. Les aidants aussi ont besoin de répit. »

« La Maison de répit de la Métropole de Lyon est un projet unique en France, porté depuis 2013 par la Fondation France Répit. La Fondation France Répit développe des solutions innovantes de répit et d’accompagnement pour les proches aidants de personnes fragilisées par la maladie, le handicap ou le grand âge. (...) La Maison de répit accueille votre proche malade ou en situation de handicap âgé de 0 à 60 ans et résidant dans la Métropole de Lyon, et vous même si vous le souhaitez, jusqu’à 30 jours par an. »

« En janvier 2018, l’équipe mobile de répit a commencé ses accompagnements auprès de proches aidants de personnes malades ou en situation de handicap résidant dans la métropole de Lyon. »


Une Maison de répit doit se créer près de Paris. Mais deux, en France, c'est vraiment trop peu, il en faudrait beaucoup plus. 

Actuellement, la Maison de répit de Tassin, victime de son succès et vu la quantité des demandes, recherche du personnel, qualifié et également des bénévoles.
Parlez-en autour de vous, on ne sait jamais...

vendredi 8 avril 2022

Chantal

Août 2011

Chantal, je l'avais connue par nos blogs respectifs en 2008. Nous avions tout de suite sympathisé. Elle était une femme bienveillante et à l'écoute, une femme pleine de vie, une femme joyeuse. Elle aimait écrire également, et elle excellait dans cet art, elle avait d'ailleurs publié plusieurs recueils de poèmes. Elle en avait écrit un pour mon petit-fils. Elle avait été très touchée par ce qui était arrivé à Noé. Nous nous étions rencontrées en août 2011, elle était venue passer une soirée, une nuit et une partie du lendemain chez moi. 

Et puis nos chemins s'étaient éloignés. Elle avait rencontré l'amour et vivait un rêve éveillé, elle était heureuse et vivait pleinement sa passion. Mais nous ne nous étions pas perdus de vue (via Facebook notamment). 

Mercredi soir, alors que je rentrais d'une semaine en Bretagne et que je m'apprêtais à lui laisser un message à l'occasion de son anniversaire, certains écrits me laissèrent perplexe. Je remontai le fil d'actualité et je lus que Chantal était décédée le jeudi 24 mars. Cette nouvelle m'attrista beaucoup, la vie lui était ôtée alors qu'elle nageait dans le bonheur. Sa marraine à qui j'ai écrit, m'a dit qu'elle avait eu de nombreux malaises ces derniers mois et qu'une rupture d'anévrisme l'avait emportée.

Chantal était tournée vers la lumière, la mort ne lui faisait pas peur, elle l'avait côtoyée déjà à plusieurs reprises.

Ce billet en hommage à la Belle personne qu'elle était. 

mardi 15 mars 2022

Tante ROSE

Un texte écrit sur une consigne de Kaléïdoplumes

Écrivez un texte inspiré de cette photo et dans lequel vous aurez inséré la phrase suivante :
« Même pour le simple envol d’un papillon, tout le ciel est nécessaire. » (Paul Claudel) 


J'ai mis une autre photo que celle proposée dans la consigne.
Vous comprendrez mieux en lisant. Ces fleurs se trouvent dans la petite cour
où j'allais rendre visite à ma Tante Rose.



Tante ROSE

Il y a quelques années, à la Breure, vivait Tante Rose.
Je l'aimais beaucoup.

Femme de paysan, elle n'a jamais ménagé sa peine, et a élevé ses neuf enfants sans broncher, malgré la fatigue et le travail dur de la ferme.
Tante Rose aimait beaucoup les fleurs et elle en prenait grand soin.
Je me souviens de leur parfum et de leurs couleurs.

J'ouvrais le petit portillon et je la retrouvais, installée sur son fauteuil dans sa cour, au milieu de ses fleurs. Je m'émerveillais à chaque fois de ses rosiers aux multiples teintes, de ses géraniums, de ses belles de nuit, de ses gaillardes.

En vieillissant, Tante Rose avait pratiquement perdu la vue, mais elle percevait encore certaines couleurs et formes.
- Tu sais Françoise, je vois régulièrement passer un papillon blanc, il virevolte un moment et puis il disparaît.

Un jour, que je me trouvais à ses côtés, je l'ai vu en même temps qu'elle le devinait.
Un magnifique papillon blanc qui nous frôla et s'éleva vers la lumière.
Même pour le simple envol d'un papillon, tout le ciel est nécessaire.

Tante Rose est partie en août 2014, il y aura bientôt huit ans.
Malgré son absence, sa cour est toujours fleurie, ses fils ont pris la relève.
Les roses, les géraniums, les gaillardes, ses fleurs tant aimées y sont toutes !
C'est un peu comme si elle était encore là.

Mais d'ailleurs, je suis sûre qu'elle est encore là.
L'autre jour, alors que je discutais dans la cour avec l'un de ses fils, j'ai aperçu un papillon blanc qui voletait autour de nous...

Un dessin fait par ma sœur il y a quelques années.
Notre Tante Rose dans sa cour au milieu de ses fleurs...


samedi 12 mars 2022

MYA, ALBA ou GAYA...

Voici ma nouvelle création en cours. Toujours des rondeurs comme vous le voyez.
Sans doute parce que les rondeurs sont rassurantes (sourire).


Elle est finie d'être modelée, elle est en période de séchage. Je ne sais pas encore si je la laisserai "nature" ou si je la passerai au raku, ce qui voudrait dire qu'elle serait ensuite toute noire. Ou alors les cheveux noirs et le corps brun, ou les cheveux noirs et le corps pâle. Tout cela n'a pas beaucoup d'importance, mais le résultat final serait complètement différent. A voir...

Chaque fois que je crée une pièce, en l'occurrence des personnages, je m'y attache, c'est le cas pour cette dame ronde. Et j'aurais envie de lui donner un prénom. Peut-être MYA, ou ALBA, ou GAYA... Vous pouvez me suggérer des prénoms vous aussi, si vous en avez envie, mais avec des consonnances en A, j'aime bien... (sourire)

MYA, ALBA, GAYA, AMA, AMMA, RHONDA, ANA, ANNA, Mama MYA, GAÏA (proposé par Eveline), ALAÏA, LUCIA, MALIA, TESSA, MALICIA, FRIDA, NOVA, ...

vendredi 11 mars 2022

Le cœurdonnier*

Un texte écrit sur une consigne de Kaléïdoplumes.


Écrivez un texte en vous inspirant de cette photo et en intégrant la phrase suivante : 
« Il ne sait pas combien de temps ça peut marcher, mais il ne risque rien d'essayer. » 



Le cœurdonnier*

Cet homme était un magicien, un guérisseur, il soignait les cœurs. 
Il était d'une grande notoriété maintenant, il suffisait de voir le monde qui attendait devant chez lui. 

En fait, au départ, il était cordonnier. Il en avait vu passer des souliers, de toutes les formes, de toutes les couleurs, de toutes les pointures, des souliers qui avaient voyagé, dur parfois, les semelles étaient trouées, usées, bonnes à jeter mais il arrivait toujours à les réparer. 
Et comme il était toujours affable et avenant -c'était son caractère-, il servait de confident aux propriétaires des souliers. C'est comme cela qu'il s'était rendu compte qu'il y avait beaucoup de cœurs blessés, meurtris, brisés, et qu'il était peut-être plus important de soigner les cœurs plutôt que les chaussures... 
Il décida alors de transformer sa cordonnerie en un lieu chaleureux et accueillant où il pourrait recevoir les cœurs malades. 
Quand il ouvrit sa boutique, il ne savait pas combien de temps ça pouvait marcher, mais il ne risquait rien d'essayer. 

Dès le premier jour, il y eut une foule impressionnante de personnes qui vinrent faire la queue sur le trottoir, attendant impatiemment leur tour. 
Des personnes âgées tout d'abord, qui étaient bien seules, dont les enfants se fichaient pas mal, et qui souffraient de solitude et d'abandon. Ces personnes attendaient la fin de leur vie comme on attend la fin d'un supplice. 
Il y avait des femmes qui subissaient les violences de leurs maris, et qui gardaient tout pour elles, souffrant en silence. Il y avait celles qui subissaient l'outrage du temps et qui ne le supportaient pas. Il y avait celles qui avaient rêvé de faire de grandes études et qui finalement élevaient toute une tribu de gosses. 
Il y avait des hommes qui ne savaient plus où ils en étaient, malmenés par la vie, harcelés par leur employeur, pressés comme des citrons, des hommes qui se sentaient bons à rien, juste à rapporter la paie en fin de mois. Et du coup, ils se mettaient à boire, ils criaient après leurs femmes, après leurs gosses et ils le regrettaient ensuite, mais le mal était fait. Leurs femmes et enfants les détestaient. Et eux, avaient honte et se haïssaient d'être ainsi. 
Il y avait aussi des enfants. Ceux-là venaient le voir car ils ne comprenaient pas ce qu'on attendait d'eux, s'il fallait croire aux histoires des adultes, ces adultes bien infantiles parfois et tellement contradictoires. Pouvaient-ils leur faire confiance ? Pourquoi se disputaient-ils, pourquoi parlaient-ils de divorce, pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Personne ne leur disait rien, et ils étaient livrés à eux-mêmes. 

Tous ces gens venaient se décharger de leurs peines de cœur, de leurs souffrances, venaient déposer leurs malheurs dans le creux de l'oreille du cœurdonnier. Ils venaient se confier, pleurer, ils savaient que cet homme les écouterait, et saurait leur dire les mots dont ils avaient besoin, qu'il saurait panser leurs blessures, soigner leurs doutes et qu'il les aiderait à trouver la solution à leurs problèmes. 

Cet homme savait même donner vie à des cœurs sans vie, des cœurs qui semblaient ne plus battre pour rien, ni pour personne. Et lorsque les gens sortaient de chez lui, ils avaient retrouvé leur envie de vivre, et leurs cœurs, leur envie de battre. Ils avaient retrouvé l'espoir, ils entrevoyaient un avenir meilleur.   

L'écoute et la bienveillance du  cœurdonnier faisait des miracles, tout simplement parce qu'il les aimait tous ces cœurs en détresse, et l'amour, on le sait bien, est un remède à tous les maux.


*Titre emprunté à une chanson de SOPRANO.

samedi 26 février 2022

Atelier Terre / Pièces terminées

Ce matin, je suis allée à l'atelier Terre, nous faisions un RAKU (cuisson des pièces dans un four à gaz, et ensuite enfumage dans des gamelles garnies de papier journal et de copeaux de bois).

Le petit chien et la gitane ont obtenu leur brillance mais pas d'enfumage pour eux.
Le panda, lui, a été enfumé. Les parties non émaillées sont devenues noires et les parties blanches émaillées ont craquelé laissant passer le noir de fumée.

Les matinées raku sont très sympathiques. Nous nous retrouvons le samedi matin de 9h à 13h/14h. Tout le monde apporte quelque chose à manger. Ce matin, il y avait : du saucisson, du pâté de foie, un cake au jambon, une brioche, une tarte à la banane (faite par moi (sourire)), et des boissons bien sûr.
Et pendant que les pièces sont dans le four, nous partageons toutes ces bonnes choses. C'est très convivial. 

Ci-dessous, une photo de mes trois pièces terminées :

vendredi 25 février 2022

Une chanson

Un texte écrit sur une consigne de Kaléïdoplumes.


Nous avons tous des chansons qui ont jalonné notre enfance. 
Choisissez-en une et racontez dans quel contexte vous l’avez découverte et peut-être aimée et les souvenirs qu’elle évoque.


Je n'ai pas vraiment de chanson qui me revient en tête, mais par contre j'ai été bercée par la musique classique. 

Lorsque j'étais gamine, je n'avais pas de chambre à moi, je dormais à la salle-à-manger, dans un coin de la pièce. Je dormais dans un lit meuble pliant, mon espace était donc réduit. 
Mais du coup, je profitais du passage de mes parents qui me rassurait, de leurs pas, de leurs chuchotements. 
Alors que j'étais déjà couchée et que la lumière était atténuée, mon père mettait sur l'électrophone un disque 33 tours de musique classique, il aimait beaucoup écouter cette musique, cela le déstressait après les longues journées de travail, il rentrait à 19h, épuisé aussi bien nerveusement que physiquement. 
J'écoutais alors avec lui, lui assis sur son fauteuil, et moi couchée dans mon lit. 
J'aimais ce moment, cela m'aidait à m'endormir, car j'avais des difficultés pour cela. 
La musique me berçait et me calmait, et je trouvais alors le sommeil au son de Mozart, Beethoven Bramhs, Chopin, Tchaikovsky et d'autres encore. 

Tout en évoquant ce souvenir, une musique se détache et me revient en mémoire, « La Petite musique de nuit » de Mozart, sans doute l'un des morceaux préférés de mon père... 



lundi 21 février 2022

Atelier Terre

Des nouvelles de mes pièces faites à l'atelier terre.

Le petit chien est passé à la première cuisson, ce qui a ravivé ses couleurs, voyez :


Ce matin, j'ai passé l'émail sur trois pièces (ce qui leur donne cet aspect blanc) :
- la petite gitane dont la robe n'avait pas été émaillée correctement (voir la photo de droite)
- le petit chien
- le petit panda (je lui retracerai la bouche avec un crayon noir après la cuisson finale)


Tout ce petit monde aura droit prochainement à une seconde cuisson.
La gitane et le petit chien passeront au four électrique.
Le panda, quant à lui, passera en cuisson raku, les parties qui ne sont pas émaillées, seront colorées par le noir de fumée.
Ils prendront enfin leur couleur définitive et aussi leur brillance !
Et ils prendront place sur mon buffet avec mes autres pièces ! (sourire)


* L'émail est un liquide visqueux qui a la propriété de vitrifier à haute température. Il constitue une couche vitreuse à la surface des céramiques cuites, c'est ce qui lui donne ce côté brillant. 
Nous pouvons soit tremper la pièce dans le seau contenant l'émail (comme pour le petit chien), c'est ainsi que la pièce prend le plus d'émail. Soit nous le passons au pinceau si l'on ne veut pas que toute la pièce en soit recouverte (comme pour le panda et la gitane).

vendredi 18 février 2022

La madeleine de Proust

 Un texte écrit sur une consigne de Kaléïdoplumes.


Proust avait sa madeleine, certains ont une musique, une image, un plat ou une odeur.
C'est quoi pour toi ?

Lorsque j'étais gamine, nous habitions, mes parents, ma sœur et mon frère, dans une maison dont les principales pièces se trouvaient au rez-de-chaussée. Par la fenêtre de la cuisine, légèrement en contrebas de la route, nous pouvions observer les gens qui passaient. Il y avait une résidence près de chez nous, et il y avait pas mal de monde qui circulait, notamment des ouvriers qui rentraient chez eux en fin de journée. 

Un laitier effectuait régulièrement des tournées et il s'arrêtait deux fois par semaine devant chez nous. Il klaxonnait pour avertir le quartier qu'il était en place. Notre mère prenait alors son panier, son porte-monnaie et sortait, elle allait lui acheter du lait et aussi du fromage blanc en faisselle. Mais pas n'importe quel fromage blanc ! Celui-ci était divinement bon !

L'heure du goûter approchant, notre mère démoulait les fromages blancs dans de jolies assiettes à dessert. Elle remplissait ensuite un petit pot avec la crème fraîche achetée également chez le laitier, elle la versait sur les fromages et enfin elle les saupoudrait de sucre. Mon frère et moi la regardions préparer, piaffant d'impatience. 

Nous nous installions alors à table, et nous les dégustions comme une gourmandise, faisant durer ce plaisir gustatif. Ni l'un ni l'autre ne voulions terminer le premier, aussi nous nous surveillions et nous nous attendions pour savourer la dernière cuillerée ensemble.

Pendant longtemps, lorsque mon frère était encore là, nous nous remémorions ce fromage blanc. Nous disions que depuis ce temps, jamais nous n'en avions mangé d'aussi bon ! Bien sûr, car ce fromage blanc, c'était l'époque heureuse de notre enfance, c'était la fête, la bonne humeur, c'était les rires et la joie de vivre. Comment oublier un tel moment de félicité !


(Source photo : Le laitier)

lundi 14 février 2022

Mon adorable adorée

J'ai fait la connaissance d'Eveline Monticelli grâce à Gitanroubadour, un ami blogueur que nous avons en commun. Celui-ci avait mis sur son blog un poème d'Eveline. J'ai aimé ce poème et j'ai eu envie d'aller à la rencontre de cette femme.

Eveline écrit des histoires et des contes pour enfants, elle écrit des textes et des poèmes, elle fait de la photo, elle dessine, elle peint, elle anime un atelier d'écriture, enfin bref elle a une riche palette d'activités. Je vous invite à aller le découvrir par vous-mêmes sur son site : Eveline Tourmaline

En parcourant ce dernier, j'ai appris qu'elle avait eu une enfant polyhandicapée, la petite Nadia. Vous savez bien que lorsque l'on parle de handicap, et sensibilisée par l'histoire de mon petit-fils, j'ai envie d'en savoir davantage. Je lui ai donc laissé un commentaire et elle m'a répondu. A la suite de cela, nous avons commencé à échanger des mails et nous entretenons maintenant une correspondance suivie et enrichissante.

J'ai acheté son livre : « Mon adorable adorée », le quotidien de sa fille polyhandicapée, récit qui raconte les onze années de vie de Nadia. Un témoignage émouvant, touchant mais aussi plein d'humour et surtout plein d'Amour.

Merci Eveline d'être cette femme rieuse et pleine de joie de vivre ! Une belle leçon de vie. 

Vous pouvez acheter son livre en France, notamment à la FNAC ou à la libraire DECITRE,
mais aussi à d'autres points de vente.


samedi 5 février 2022

Des nouvelles du petit couple de gitans

Le 15 décembre dernier, je vous parlais d'un couple en devenir (sourire).

Ce petit couple est passé à la cuisson finale, et il a pu rejoindre les autres pièces sur mon buffet ! 

La dame gitane aura besoin d'une autre couche d'émail, car celui-ci n'a pas pris partout, elle manque de brillant. Ce sera bientôt chose faite. Je la maquillerai un peu aussi, au niveau des yeux et lui mettrai peut-être un peu de rose aux joues. 



Et en cours, ce petit chien (qui, au départ, devait être un chat !).
L'avantage du modelage en terre, c'est que l'on peut toujours revenir dessus (sourire).

Je le peindrai prochainement, avant qu'il ne passe à la première cuisson.
S'ensuivra ensuite l'émaillage, et enfin la cuisson finale. 

samedi 22 janvier 2022

Thich Nhat Hanh n'est plus...

Thich Nhat Hanh, l'un des moines bouddhistes les plus influents au monde, est mort aujourd'hui à l'âge de 95 ans. En 2014, il avait été victime d'un AVC, il ne pouvait plus parler ni marcher.

J'avais découvert Thich Nhat Hanh en 2011, une année forte en émotions.

Fin mai 2011, mon petit-fils Noé avait son accident de santé (rupture d'anévrisme). Un grand bouleversement dans notre vie et surtout dans celle de ses parents et de son petit frère.

Le 5 septembre 2011, je passais mon premier degré reiki avec Isabelle, maître de Reiki, je tenais à ce que ce soit elle qui m'initie. Grâce à cette pratique, je voulais pouvoir aider Noé à trouver la voie de la guérison et à l'aider à se rétablir. C'est Isabelle qui m'a fait connaître l'existence de Thich Nhat Hanh

Mi septembre 2011, ma belle-soeur Agnès m'annonçait qu'elle avait un cancer du sein. 
C'est à cette période que nous avons commencé, toutes les deux, à rejoindre un groupe de méditation animé par un jeune couple bouddhiste, Dat et Carole. Nous partagions à cette occasion des lectures communes, dont des livres écrits par Thich Nhat Hanh :
« Le miracle de la pleine conscience »
« La sérénité de l'instant »
« Enseignements sur l'amour »
« La colère »
Ce sont ceux que j'ai lus, mais il y en a plein d'autres, sur la peur notamment, sur la méditation, etc.

L'année suivante, le 5 février 2012, j'obtenais mon deuxième degré reiki en même temps que mon amie Christiane. Elle découvrait à cette occasion elle aussi les écrits de Thich Nhat Hanh. J'ai beaucoup échangé avec elle sur les principes et la philosophie de vie de ce moine bouddhiste. 


Thich Nhat Hanh est mort et une foule de souvenirs resurgissent...


vendredi 7 janvier 2022

Bonne année 2022.

Je vous souhaite une bonne année 2022, meilleure que 2020, 2021...
Voltaire disait : « Une bonne année répare le dommage des deux mauvaises. »
Alors souhaitons qu'il dise vrai et que 2022 soit une année réparatrice.
Qu'elle soit sous le signe du respect et de la bienveillance,
qu'elle soit lumineuse et remplie d'Amour !


mercredi 15 décembre 2021

Un couple en devenir ?

Après avoir passé de l'émail sur les deux personnages, il ne restera plus que la cuisson finale qui donnera de la brillance aux couleurs. Le couple sera fin prêt pour convoler en justes noces, à condition bien sûr qu'ils se plaisent... (sourire)

(petit clic sur la photo)

dimanche 14 novembre 2021

On peut aussi s'enfuir par là...

Texte écrit pour une consigne de Kaléïdoplumes.  

En vous inspirant de cette photo, écrivez un texte dont l'EXCIPIT sera : 
 « On peut aussi s'enfuir par là... » 


La citation est de Jean-Michel Maulpoix, et la photo représente Marie-Noëlle Drouet.



Gaétan s'inventait une autre vie, il avait trouvé ce moyen pour s'échapper de la réalité dans laquelle il ne se sentait pas bien. Un jour, il avait acheté un cahier avec une belle couverture rouge et brillante. Sur la première page, il avait écrit les mots suivants : « Moi ! », un titre qui avait tout son sens. Il l'avait caché sous son lit, il n'avait pas envie que ses parents le lisent, ni que son frère mette la main dessus, il l'aurait déchiré de toute façon. Ce cahier, c'était son jardin secret. 

En fait, sur ce cahier, lui, le jeune garçon timide et maladroit, lui qui était sûr de n'intéresser personne, devenait un héros, les gens l'admiraient et l'aimaient. Dans cette vie imaginaire, il était le premier de la classe, il excellait en tout, les filles étaient amoureuses de lui, il existait ! 

 Ses parents, contrairement à ce qu'il pensait, s'inquiétaient de le sentir aussi absent et renfermé avec eux, Gaétan parlait peu en leur présence. Son corps était là, mais son esprit était ailleurs. D'ailleurs, c'est ce que disait aussi sa maîtresse à l'école. Aussi, un jour, après en avoir longuement discuté entre eux, ses parents décidèrent de l'emmener voir une psychologue. Malgré son manque d'enthousiasme, Gaétan accepta. Ils eurent la chance de tomber sur la bonne personne,  le courant passa tout de suite entre elle et Gaétan. Elle lui dit sans doute les mots qu'il attendait et au bout de quelques séances, il finit par lui parler de son cahier et de sa vie imaginaire. 

 Elle lui dit que c'était une très bonne idée d'écrire sur son cahier, mais qu'au lieu de s'inventer une autre vie, ce serait peut-être mieux qu'il écrive au contraire tout ce qui le contrariait, le chagrinait, il pourrait ensuite en parler avec elle, et elle trouverait une solution, elle l'aiderait. Elle-même, lui raconta-t-elle, lorsqu'elle était une jeune fille du même âge que lui, avait écrit sur un cahier tout ce qui lui faisait mal, tout ce qu'elle ne comprenait pas, et ainsi elle avait pu être aidée. Maintenant elle allait bien, elle s'était débarrassée de tous ses soucis et elle aidait les jeunes gens en difficulté. Cela rassura Gaétan, il se sentit moins seul et enfin compris. 

 Il fit ce que cette dame à la voix si douce lui avait suggéré. A partir de ce jour, il écrivit tout ce qui lui tenait à cœur, tout ce qui l'angoissait, tout ce qu'il ne comprenait pas, et lorsqu'il allait la voir, il emportait son cahier. Elle lui disait de lire à voix haute, et elle l'écoutait attentivement. Le jeune garçon hésitait parfois sur certains passages, mais elle l'écoutait toujours avec bienveillance, alors il continuait à lire. Ainsi, elle put comprendre ce qui angoissait tant cet enfant, elle put en parler avec lui. Et tout doucement, le jeune garçon prit confiance en lui, il comprit qu'il avait lui aussi sa place dans sa famille, à l'école et dans tout endroit où il se trouvait, qu'il n'était pas une ombre, qu'il existait. Il comprit aussi qu'il était un enfant digne d'être aimé avec ses singularités et ses différences. 



Des années plus tard, alors qu'il était adulte, Gaétan se remémora cet épisode de sa vie. Maintenant, c'est lui qui aidait les jeunes gens en difficulté, tout comme cette dame qui l'avait secouru. Et il se rappela ses mots : « Lorsque nous arrivons à mettre des mots sur nos souffrances, nos difficultés, nos peurs, cela peut aider à guérir, c'est une ouverture à autre chose, une découverte de soi. L'évasion peut aider un certain temps mais en affrontant la réalité et grâce à cette confrontation, on peut aussi s'enfuir par là... »