dimanche 17 novembre 2019

12 heures de méditation

Samedi avait lieu à Monistrol, commune située près de chez moi, une journée "12 heures de méditation". Une journée pour découvrir diverses formes de méditation, découverte offerte par les intervenants.

Au programme, sept ateliers.
Je ne vous parlerai que des quatre auxquels je suis allée.
- Le premier : 
Méditation des 4 directions : Mouvements simples et rythmés qui amènent le lâcher prise.
- Le deuxième :
Méditation guidée : Images, sensations pour s'imprégner d'une énergie, d'une ambiance, d'un état.
- Le troisième :
Bain sonore : Les harmonies vibratoires des instruments dépassent la simple écoute.
- Le quatrième :
Le Placebo, c'est vous : Comment donner le pouvoir à votre esprit.

Méditation des 4 directions
A 9 heures, j'ai rejoint un groupe d'une dizaine de personnes pour découvrir la méditation des 4 directions. C'est Béatrice qui animait cet atelier. Béatrice, je l'ai connue lorsque je rejoignais régulièrement il y a quelques années un groupe de méditation, une nana très sympathique, une nana qui a fait son chemin, je l'apprécie beaucoup. Elle est maintenant thérapeute psycho-corporelle à son compte.
Durant la première partie, qui a duré 30 minutes environ, nous avons effectué des mouvements lents et rythmés sur une musique cadencée.
Je vous mets une vidéo prise sur youtube qui vous donnera une idée de ces mouvements et aussi de la musique, puisque c'est sur celle-ci que nous avons fait la méditation.


Durant la deuxième partie, nous avons effectué une danse libre au son de la musique.
Et en troisième partie, une méditation couchée toujours au son de la musique.
J'ai vraiment beaucoup aimé, et je n'étais pas la seule.
Du coup, l'année prochaine, peut-être des séances régulières auront lieu, un groupe va sans doute se former, et j'irai, c'est sûr !

Méditation guidée
A 10 heures 30. Une méditation guidée en position allongée. Nous étions une trentaine.
Je ne connaissais pas l'intervenante. Je sais juste qu'elle pratique l'accompagnement psycho-corporel. Une petite nana bien sympathique, mais j'ai un peu moins "accroché". Il faut dire que je n'avais pas prévu de petite couverture ni de coussin, et que j'ai trouvé le sol bien dur, et la température de la pièce pas assez chaude.
Mais bon, j'ai visualisé avec Béatrice, car c'était une Béatrice aussi, mes différents chakras, leurs couleurs et leurs correspondances. Je les connaissais déjà bien avant cette séance, c'était une petite révision.

Bain sonore
A 16 heures 30. Une méditation en position allongée. Nous étions une cinquantaine voire plus.
L'intervenante, Nicole, qui est d'ailleurs ma professeure de qi gong, passait au milieu de nous en faisant chanter et résonner ses bols. Des sons graves comme des sons plus aigus. J'ai d'ailleurs remarqué lors de cette séance que l'on entend le son précédent laissé par le bol, tout en entendant le son nouveau, les deux résonances se mêlent.
Nicole est une petite nana que j'apprécie beaucoup. Elle a toujours le sourire, et le courant passe vraiment bien avec elle.
J'ai apprécié ce bain sonore. Et comme cette méditation avait lieu l'après-midi, j'avais eu le temps d'aller chercher chez moi couverture et coussin, et je n'ai pas souffert du froid et de la dureté du sol cette fois-ci.

Le placebo, c'est vous. Méditation guidée
A 18 heures. Je vous explique très sommairement le sens de cette méditation. Elle est destinée à transformer des croyances et des perceptions erronées qui nous handicapent dans la vie de tous les jours, et qui peuvent jusqu'à provoquer des maladies. Méditation inspirée de l'ouvrage de Joe Dispenza. La puissance de la pensée, la puissance de la méditation de pleine conscience sur le cerveau.
L'intervenante, Madeleine, professeure de yoga (que je connaissais de vue pour l'avoir croisée lors d'autres manifestations de ce genre) a guidé cette méditation.
Je n'ai pas profité autant que je l'aurais pu, car mon dos commençait à me faire souffrir, et je commençais aussi à fatiguer. Mais c'était pourtant très intéressant.


Voilà, je ne vous en voudrai pas si vous n'avez pas tout lu (sourire).
Mais pour moi, ce fut une très belle et riche journée.
De plus, cela m'a permis de revoir plusieurs personnes que je n'avais pas eu l'occasion de voir récemment, des personnes hyper sympathiques et chaleureuses.
Lorsque je suis rentrée chez moi, j'étais sur un petit nuage, je revenais d'un autre monde...

mercredi 13 novembre 2019

Quinze minutes de méditation

Depuis quelques semaines, pour aider et soutenir dans sa maladie une personne qui m'est chère, elle et moi avons instauré un moment de méditation.
Ainsi, en fin de journée, nous nous retrouvons quinze minutes et nous méditons.
Nous nous retrouvons malgré les cent kilomètres qui nous séparent.
Mais le fait de savoir que nous méditons ensemble, au même moment, nous rapproche.
Nous sommes en communion l'une avec l'autre.
Ces quinze minutes de méditation nous apportent autant à l'une qu'à l'autre.
Parfois, une autre personne se joint à nous, nous nous retrouvons à trois, en trois endroits différents mais reliées par cette méditation commune.
Quinze minutes de méditation, cela ne semble rien du tout, et pourtant c'est énorme.
Ce sont quinze minutes que nous nous offrons à nous et que nous offrons à l'autre...

dimanche 10 novembre 2019

La nuit...

La nuit, je foule des terres qui n'existent pas.
La nuit, je croise des personnes qui n'existent pas.
Mais qui me sont pourtant si familières.
La nuit, je ris aux larmes, je souris, je crie de rage, je pleure.
La nuit, j'escalade des parois verticales facilement et sans vertige.
Je gravis des escaliers, des échelles, et j'arrive tout en haut, très haut et je me sens bien.
La nuit, je descends aussi dans les profondeurs de la terre et de l'inconnu.
Je retrouve ma mère, mon frère, parfois mon père.
Je les serre fort dans mes bras, je leur parle, je les touche, je les embrasse.
Je frôle leurs visages du bout des doigts et je sens la douceur de leur peau.
La nuit, j'ai tous les sens en éveil, je m'émerveille de la beauté qui m'entoure.
Des paysages incroyablement beaux et fantastiques s'offrent à mes yeux.
Je sens le goût de toute chose, je ressens la moindre émotion, je savoure à l'infini le moment présent.
La nuit, je m'échappe de mon corps, je rejoins un autre monde.
La nuit, une vie parallèle où je suis moi, sans être moi...


samedi 9 novembre 2019

Des lieux où l'on se sent bien

Il y a des lieux où l'on se sent tout de suite à sa place, des lieux où l'on sent une bonne énergie circuler, de bonnes vibrations, des lieux exempts de toute tension.
Des lieux où l'on se sent chez soi.
Ces lieux, je les ai trouvés.

Tout d'abord, l'atelier terre où je me rends deux fois par semaine.
Moi qui ai souvent du mal à trouver ma place, à l'atelier je l'ai trouvée tout de suite.
A cet atelier, pas de professeur, juste des personnes qui prennent du plaisir à ce qu'elles font.
Juste des personnes qui s'aident, qui s'entraident, qui n'ont rien à prouver.
Les anciennes aident les nouvelles (et nouveau car il y a un homme).
Nous rions beaucoup, l'air est sain et empli de bienveillance.

Et puis il y a le nouveau cours de qi gong où je me rends depuis début octobre.
L'enseignante est une petite femme toute menue qui a toujours le sourire aux lèvres.
Avant chaque mouvement, elle nous explique en quoi celui-ci nous sera bénéfique.
Ce qi gong ne ressemble pas à celui que je pratiquais depuis plusieurs années.
Il est plus lent et comporte davantage d'auto-massages des méridiens.
Le cours dure une heure et demie, nous sommes tantôt assis, tantôt debout.
Il comporte des moments de méditation également.

Ce qui caractérise ces lieux ?
L'harmonie qui se dégage du groupe, la bienveillance, la simplicité, la gaieté.


Et vous ?
Avez-vous des lieux ainsi où vous vous sentez pleinement chez vous ?
En harmonie avec les autres ?

samedi 2 novembre 2019

Les blogs s'en vont et s'en viennent... tout comme les gens

« Les blogs s'en vont et s'en viennent, tout comme les gens, il faut les saisir au bon moment.
Si l'on attend trop, ils ne sont déjà plus là. »

Depuis le début de mon aventure bloguesque (octobre 2007), j'en ai connu et parcouru des blogs.
J'ai partagé de riches et beaux échanges et je continue avec vous qui me lisez.
J'ai eu la chance de rencontrer : Fanzesca, Chantal, Nathalie, Michel, Patricia, Carole, Catherine, Alain, France.
Des rencontres qui ne m'ont jamais déçue.
Les personnes étaient telles qu'elles se montraient sur leurs blogs et donc comme je les imaginais.
Je ne pense pas les avoir déçues, moi non plus.
En tous cas, c'est ce qu'elles m'ont dit.
Nous avions l'impression de nous connaître depuis très longtemps.
Et si heureux-ses de nous voir pour de vrai.
Il y en a que j'ai revues plusieurs fois, et que je reverrai, je le sais.
Et d'autres que je ne reverrai pas.
Mais  ce qu'il y a de sûr, c'est que je resterai enrichie de ces belles rencontres, je les garderai comme de précieux souvenirs.

J'en reviens aux blogs.
Certains se sont fermés, sans explication aucune, et je ne sais pas ce que sont devenu(e)s leurs créateurs.trices.
Et pourtant, il y avait eu des échanges de mails, réguliers et chaleureux.
Mais plus de nouvelles aucune.
Je pensais avoir créé des liens, virtuels certes, mais des liens.
Mais il est vrai que les liens n'ont pas la même valeur pour tout le monde.

Et puis d'autres blogs se sont endormis.
Toutefois, je peux encore les visiter, et laisser des commentaires.
Mais laisser des commentaires dans le vide, ce n'est pas très intéressant.

Et puis parfois, les propriétaires de ces blogs fermés ou endormis reviennent soudainement et les mots aussi.
Et je suis heureuse de les retrouver et de reprendre les échanges.
Peu importe la raison de leur absence, cela ne me regarde pas.
L'important est qu'ils.elles sont revenu(e)s. Tout va bien.

D'autres blogs enfin ont été abandonnés définitivement comme l'on se débarrasserait d'une vieille carapace encombrante.
Peut-être avaient-ils un but thérapeutique ?
Ou au contraire n'avaient-ils aucune importance pour l'auteur, juste un jeu de quelques mois, voire quelques années, mais le jeu n'amuse plus.

Par contre, d'autres ont été abandonnés pour une autre raison, leurs créateurs.trices, hélas, ont quitté ce monde, certain(e)s à cause de la maladie, d'autres par dépit...
Cela me fait toujours de la peine quand je l'apprends.
J'ai tout de même fait un bout de chemin avec eux.elles.
Je me souviens notamment de Herbert le poète, de Michelaise, de Dominique le psy, et d'autres encore avec lesquels j'avais eu de si beaux échanges et partages.
C'est comme si je perdais un ou une ami(e)...

Pour ma part, si un jour l'idée me prenait de fermer mes blogs, je vous avertirais, je ne vous laisserais pas sans nouvelles.
Et si je ne pouvais pas vous avertir, quelqu'un d'autre le ferait à ma place.
C'est la moindre des choses...

jeudi 31 octobre 2019

Les bienfaits de la musique ? peut-être...

Depuis le début de la semaine, Noé est à la maison avec son frère.
J'ai parlé récemment de son histoire, vous la connaissez donc.
Ce que je n'ai pas dit, c'est que depuis son accident de santé, il a régulièrement des petites crises d'épilepsie, petites mais impressionnantes toutefois.
La dernière a eu lieu cet après-midi.
Trois minutes, c'est long lorsqu'on est désarmé et impuissant.
Lors de ses crises, Noé a des gestes brusques et désordonnés avec ses bras et jambes.
C'est comme s'il avait un ressort qui lui faisait les lever.
Il faut vite aller vers lui pour le tenir et l'empêcher de tomber.
Il parle aussi, il dit : "Ah mais, ce n'est pas possible ! C'est quoi ça !"
Et il rit aussi, comme s'il ne savait pas ce qui lui arrive (c'est sans doute le cas).

Cet après-midi, il a donc fait une crise.
Nous l'avons fait s'asseoir et avons tenté de le rassurer.
Il faut attendre que la crise passe toute seule, il n'y a pas grand chose à faire, il est déjà sous traitement, mais ce traitement ne permet pas de la stopper complètement.
Comme la crise durait et ne semblait pas vouloir s'arrêter, tandis que son grand-père le tenait dans ses bras, j'ai eu l'idée de lui mettre son CD des belles histoires, "Les frères Chamaille".
Dès qu'il a entendu le début de la chanson, il a commencé à fredonner les paroles et soudain la crise a cessé.
Je ne sais pas si c'est cela qui l'a fait s'arrêter, peut-être pas, mais je suis sûre que cela a contribué.
D'habitude, lorsque la crise cesse, il y a toujours encore quelques petits soubresauts avant la fin complète.
Là, non. Elle s'est arrêtée complètement au moment même où il a commencé à fredonner la chanson.
Son cerveau a été remis dans les rails, en quelque sorte.
Et il a repris le rythme de la journée comme si de rien n'était.

Récemment, il nous a dit qu'il voyait des éclairs lors des crises.
C'est la première fois qu'il en parle, qu'il est capable de dire ce qu'il voit, chose qu'il ne faisait pas avant.
C'est un gros progrès, je trouve.
Pouvoir dire les choses, pouvoir dire ce qu'il ressent, c'est important.

Là, depuis 20h30, il dort paisiblement...

Modération des commentaires

Depuis deux jours, mes blogs sont envahis par des commentaires indésirables.
Je crois bien d'ailleurs ne pas être la seule ces jours à être infestée de la sorte.
Près de soixante-dix déposés en quarante-huit heures.
Je mets donc momentanément la modération des commentaires, peut-être cela fera-t-il stopper cette avalanche de pubs qui se déversent ainsi au milieu de vos mots à vous.
Je suis désolée pour la gêne occasionnée, mais là, je ne supporte plus.
Trop, c'est trop...

vendredi 25 octobre 2019

Pas de retour sur le passé

C'est en écrivant une réponse à un commentaire laissé sur le billet précédent, que j'ai compris quelque chose et que je vous en fais part.

Si l'on reste dans le souvenir d'une personne telle qu'elle était avant, si l'on compare ses facultés antérieures à celles de maintenant, ce n'est en aucune sorte une façon de l'aider, bien au contraire.
C'est la comparer avec l'autre, c'est nier celle qu'elle est devenue, c'est ne pas la reconnaître telle qu'elle est maintenant.
Pour son bien, nous devons l'accepter au présent, tout simplement.
Ne pas faire de retour sur le passé, le passé n'est plus.
Sinon, nous la freinerons dans son évolution.
Et nous lui ferons du mal.

J'en suis, ce soir, convaincue.

lundi 21 octobre 2019

S'en souvient-il ?

Noé (mon petit-fils qui aura 11 ans en décembre) se souvient-il du petit garçon qu'il a été jusqu'à l'âge de deux ans et demi, avant que cette rupture d'anévrisme (cérébral) ne le fragilise physiquement et intellectuellement ?
On dit que l'on n'a pas de souvenirs avant l'âge de trois ans.
Alors peut-être ne s'en souvient-t-il pas.
C'est sans doute mieux ainsi.
Mais peut-être que la nuit, ce petit garçon si éveillé, qui adorait courir, jouer au ballon et qui s'exprimait déjà si bien, vient lui rendre visite ?
J'aime imaginer que le petit garçon en bonne santé vient le retrouver dans ses rêves, qu'il le prend par la main, et qu'il l'entraîne et le tire vers le haut.

PS : Ce billet car en recherchant des photos pour mon fils, j'ai fait un retour en arrière et je suis tombée sur une photo de Noé, Noé avant...

jeudi 17 octobre 2019

Cadeau liste ou cadeau surprise ?

Êtes-vous cadeau liste ou cadeau surprise ?
Je m'explique.

Lorsqu'on vous demande ce que vous désirez comme cadeau (d'anniversaire, pour Noël ou toute autre occasion), donnez-vous une liste de choses qui vous feraient envie, donnez-vous quelque chose de bien précis, ou bien préférez-vous un cadeau surprise ?
Moi, je préfère le cadeau surprise.

Prendre le paquet, le soupeser, en étudier la forme.
Ôter doucement le papier cadeau en fermant les yeux.
Passer la main sur l'objet délivré de son emballage pour essayer de deviner.
J'adore ! (sourire)

Je suis rarement déçue car je ne m'attendais à rien de précis.
Et le cadeau garde son mystère jusqu'au dernier moment.

J'ai gardé mon âme d'enfant, moi ?...
Oui ! (sourire)

mardi 15 octobre 2019

L'heure d'hiver

Il pleut aujourd'hui, cela me fait du bien.
J'ai l'impression que la pluie me lave tout comme elle lave le paysage.
Pour peu, j'irais danser sous la pluie (sourire).
J'en avais un peu assez de cette chaleur, de cet été qui n'en finissait pas.
Nous allons bientôt passer en heure d'hiver. Tant mieux !
La majorité des gens que je côtoie préfère l'heure d'été et désirerait qu'on la garde tout le temps.
Pas moi.
L'heure d'été est en décalage de deux heures avec l'heure solaire.
Déjà que je n'aime pas le décalage, alors deux heures !
Je pense que ce n'est pas très bon pour l'organisme en fait.
En tous cas pour certaines personnes.
Mais il est vrai que nous sommes tous différents et que le changement d'heure n'a pas le même impact sur tout le monde.
Moi je sais que l'heure d'hiver me convient mieux.
Maintenant, ce n'est pas moi qui décide... (sourire)

Et vous ? :-)

mercredi 9 octobre 2019

L'amour... en cours...

Première étape terminée.
En cours de séchage.
En attente de la première cuisson (au four électrique).
Puis un peu de peinture peut-être.
Et ensuite l'émaillage.
Et pour terminer la cuisson raku.
A suivre donc... (sourire)

dimanche 6 octobre 2019

Les acouphènes m'endorment...

Depuis l'âge de 40 ans environ, je souffre d'acouphènes.
Vous allez rire (ou pas), mais je m'en suis rendue compte alors que je regardais justement un reportage sur les personnes en souffrant.
J'ai écouté mes oreilles... oui, oui, je dis bien : j'ai écouté mes oreilles, et je me suis dit : mais ! mes oreilles sifflent !
Elles ne sifflaient pas énormément, pas autant que maintenant.
Je suis allée consulter un ORL qui m'a dit, avec un tact (incroyable) que j'étais une future vieille sourde !
Je l'ai maudit et je n'y ai jamais remis les pieds.
Ni chez aucun autre ORL d'ailleurs !
Mais je dois dire que ses mots m'ont provoqué un sacré coup de blues.
Heureusement, j'ai relativisé, et je me suis habituée à cette musique... auriculaire.
Bon, en plus, il m'a dit n'importe quoi, je ne suis pas sourde !
Mais je ne suis peut-être pas encore assez vieille... (sourire)

Les acouphènes dont je souffre, se traduisent par des sifflements de plus ou moins forte intensité.
C'est un peu comme si des grillons me chantaient dans les oreilles en continu.
Ce pourrait être pire comme bruit.
Bien sûr, j'aimerais parfois avoir un peu plus de silence dans les oreilles (sileeence !), mais je suis bien obligée de faire avec... le chant des grillons.
Cela ne m'empêche nullement d'entendre les autres bruits, ce qui est déjà bien.

Et puis, je leur ai trouvé une utilité à ces acouphènes.
Ils m'aident à m'endormir. Oui, oui !
En fait, lorsque j'ai trop de pensées qui me trottent dans la tête et qui m'empêchent de dormir, je fixe mon attention sur mes acouphènes, bref je les écoute et... je m'endors.
Ils m'empêchent de penser à autre chose.
Finalement, si l'on regarde le côté positif des choses, cela a du bon. (sourire)

vendredi 4 octobre 2019

Retrouver le chemin du beau

Ces derniers jours, blessée par les mots d'une personne qui m'est pourtant très chère, je n'allais pas très bien, je ressassais, je ruminais.
Je ne savais pas quoi faire de tout cela, et n'arrivais pas à me débarrasser de ce malaise.
Je n'en veux aucunement à cette personne, je l'estime suffisamment et je sais qu'elle ne l'a pas fait dans ce but. En fait je me rendais bien compte que c'étaient mes pensées à moi qui me faisaient le plus de mal, mais je n'arrivais pas à les endiguer.

Et puis, tout bêtement, parce que l'attitude d'une mante religieuse* posée sur le rebord extérieur de l'une de mes fenêtres depuis hier soir m'intriguait, j'ai fait des recherches sur cet insecte, et je suis tombée sur un blog, le blog de Pascale MD.
Et cela m'a fait un bien fou !
Cela m'a permis de mettre un stop à toutes ces pensées parasitaires.
Je me suis mise à regarder ses photos qui sont de toute beauté et je me suis émerveillée, et j'ai peu à peu oublié mon malaise.
J'ai retrouvé le chemin du beau et de la légèreté, et j'ai oublié celui de l'amertume.
Je vous invite à aller la visiter, cela en vaut vraiment la peine.
Le lien du blog : De ciel, de terre et d'eau


La beauté des choses sera toujours là pour nous ramener sur le chemin de l'essentiel.
En tous cas, c'est le cas pour moi...

*Peut-être aussi que cette mante religieuse s'était posée là pour m'aider à me changer les idées, qui sait ? (sourire)

lundi 30 septembre 2019

Un geste, une habitude... un café

C'est étrange comme un geste, une habitude, s'imposent un jour à nous, comme pour donner une continuité au geste d'un autre.
Jusqu'à il y a dix ans environ, je ne buvais jamais de café.
Tout d'abord parce que je souffrais d'extrasystoles (elles n'existent plus).
Et ensuite parce que je n'aimais pas le goût du café.
Je n'éprouvais aucune envie à boire ce breuvage.
Ma mère buvait toujours son café à la fin du repas.
Mon frère aussi.
Je me suis rendue compte que c'est après la mort de ce dernier que ce geste s'est imposé à moi, je me suis mise à boire un café à la fin du repas de midi.
Ce n'était pas pour faire pareil ou pour copier.
D'ailleurs, cela s'est fait tout seul, sans réfléchir.
Et cette habitude, elle est devenue mienne.
Maintenant, si je ne bois pas un café à la fin du repas, il me manque.
Ce geste fait partie de moi dorénavant, comme il faisait partie de ma mère, de mon frère.
Cela étonne encore certaines personnes :
- Tu bois du café, toi, maintenant ?

Je pense que je ne suis pas la seule à avoir adopté ainsi un geste, une habitude, à la suite de la disparition d'une personne aimée.

Cela vous parle ?