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A propos de la lecture que j'ai posté ici dernièrement
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Célestine m'avait parlé d'un livre de Daniel Pennac : « Comme un roman ». Elle m'avait donné très envie de le lire. Voilà qui est chose faite. Et j'ai adoré ce livre !
« Il faut lire ! Il faut lire ! », voilà comment on donne la non-envie de lire aux enfants et aux adolescents.
Lorsque nos enfants sont petits, avec quel plaisir et quel délice nous aimons leur lire des histoires ! et avec quel plaisir et quel délice ils aiment nous écouter ! Et ils en redemandent : encore, encore ! dis, tu me lis une autre histoire... Tu sais, celle avec la princesse et le dragon. Ou bien celle des trois petits cochons et du vilain méchant loup. Ou bien encore celle de ce petit cochon qui va fêter son anniversaire, et dont la maman a rempli le frigo de tout plein de bonnes choses. Mais il a tellement bon coeur, ce petit cochon, qu'il donne toutes ces bonnes choses à des animaux qui passent chez lui et qui n'ont rien à manger. Si bien qu'il ne reste plus rien pour faire le gâteau, la pâte à crêpes, et tout le reste. Et le petit cochon est bien triste quand sa maman lui dit qu'il n'y aura pas de fête d'anniversaire, car il n'y a plus rien pour préparer le repas du goûter. Mais je vous rassure, l'histoire se termine bien... car les animaux qu'il a aidés, vont lui réserver une belle surprise. En fait, j'adore cette histoire. Il faut dire que le livre date de mon enfance, que mes parents me l'ont lu, que j'ai lu cette histoire à mes fils et que je la lis maintenant à mes petits-fils.
Donc, je parlais du plaisir partagé de lire des histoires à nos petits. Mais, car il y a un mais, lorsque ces chers petits commencent à savoir lire, soudain nous leur disons qu'ils sont maintenant capables de lire tout seuls et qu'ils n'ont plus besoin de nous. Nous leur retirons ce moment tant privilégié qu'ils adoraient. Les voilà bien embêtés, ils maîtrisent à peine la lecture, comment pourraient-ils apprécier de lire cette histoire qui devient en somme un exercice de lecture ? Où est le doux moment de plaisir passé avec le papa ou la maman ? Il n'existe plus. L'histoire n'a plus le même goût, plus de goût du tout même. Alors ils lisent tout de même, il le faut bien, mais le coeur n'y est plus.
Et puis, plus tard, au collège, on leur impose de lire des romans de 300 ou 400 pages. Quelle corvée ! Quel ennui ! Et puis en plus, il faut en faire un résumé, il faut disséquer le texte, il faut répondre à des questions ! Où est le plaisir de lire dans ces conditions ? Pourtant, il suffit parfois pour leur redonner le goût de la lecture qu'un professeur, au lieu de leur imposer cette corvée, leur fasse tout simplement la lecture d'un roman à voix haute. Alors là, la lecture perd son côté obligatoire et retrouve son côté magique. Ils ne sont plus tout seuls devant leur livre de 400 pages, mais ils sont avec ce professeur qui leur lit une histoire. Et ils échangent, et ils partagent avec lui l'histoire de ce roman, roman qui leur paraissait si rébarbatif à lire, et qui, présenté ainsi, les questionne, les interroge, les captive, ils veulent savoir la suite, et parfois certains se procurent même le livre pour connaître la suite et la fin plus rapidement ! Ils découvrent enfin le plaisir de lire.
Enfin, pour en savoir plus, car ce n'est qu'un résumé, lisez ce petit livre de Daniel Pennac, il est génial ! :-)