jeudi 26 avril 2018

Parler de choses joyeuses

Hier, en fin de journée, je me suis rendue à l'atelier d'écriture. J'ai eu un peu de mal avec les consignes et j'ai eu un brin (un gros brin...) de doute sur mon écriture. Les autres personnes apportent à leurs textes des descriptions, de l'humour, mes textes me paraissent bien fades à côté, bien vides, sans couleurs, ils manquent de vie, ils manquent d'ampleur*. Je sais qu'il ne faut en aucun cas que je me compare aux autres, mais n'empêche... Hier soir, donc, en rentrant chez moi, je me questionnais. Et puis je suis venue faire un tour sur mes blogs, et ensuite j'ai regardé les statistiques, je le fais régulièrement, et dans celles-ci, dans la partie Source du trafic et mots-clés de recherche, il n'y avait qu'une ligne, et dans cette ligne, il était écrit : "Parler de choses joyeuses". Alors j'ai vu là un signe, je dois, j'ai envie d'apprendre à écrire des choses joyeuses, des choses rigolotes, je suis trop sérieuse, je suis trop dans la retenue, j'ai envie d'apprendre à me laisser aller, à laisser aller mes mots, même s'ils sont désordonnés, maladroits, quelle importance ! J'aimerais vraiment y arriver. J'ai trop écrit par le passé sur des sujets douloureux, des deuils, des manques, etc. J'en avais sans doute besoin, cela m'a fait beaucoup de bien, mais maintenant j'ai envie d'autre chose... J'ai envie de vie, j'ai envie de rire(s) !

*Cela me rappelle une période où j'allais suivre des cours de dessin. J'avais une immense feuille devant moi, mais je n'en utilisais qu'une petite partie. La prof me disait d'apprendre à occuper toute la feuille, toute la place. Ce n'était pas évident pour moi. C'est un peu comparable, je trouve.

18 commentaires:

  1. Merci Françoise pour tes textes, celui-là et les autres aussi que je ne trouve pas dans le "retenu". Tu écris la vie et c'est toujours avec beaucoup de sensibilité et de justesse.
    Je t'embrasse

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    1. Merci Louis-Paul, tes mots me touchent.
      Je t'embrasse moi aussi.

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  2. Oh oui oh oui ! Fais-nous rire ! ;-)
    ¸¸.•*¨*• ☆

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  3. Dessine-nous des rires. Ecris-nous des rires. Remplis nos pages de vie de joie! Bises alpines.

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  4. Parfois l'écriture est salvatrice car elle libère. Dans ce cas c'est pour ça qu'on a envie d'écrire. Même si cela peut paraitre ennuyeux aux yeux de certains lecteurs qui eux ne sont pas dans le même état d'esprit, au moment où ils reçoivent "nos maux". Cela ne veut pas dire qu'on n'a rien à dire ni qu'il faut qu'on se censure. Il y a toujours quelqu'un qui est là pour entendre, pour recevoir. Je dirai à peu près la même chose que René Paul. Moi c'est quand ma sensibilité est touchée que je lis. Même si j'aime rire. Lire la vie et parfois s'y reconnaitre, je trouve que cela a aussi un côté libérateur. Merci pour tes mots qui me font du bien.

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    1. Merci à tes mots qui me font du bien également, Délia. :-)
      Je t'embrasse.

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  5. Notre écriture reflète notre état d'esprit, parfois on a besoin de se libérer, parfois on rit, parfois on s'amuse, parfois on pleure, mais toujours on écrit parce qu'on en a besoin, parce que ça nous plait, parce qu'on en a envie. Et ensuite, on est lu ou pas, pas grave...Moi, j'aime passer par ici ! ;)

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  6. Lâches toi et laisse ta plume s'envoler, exprimer ce qu'elle a envie sans retenue :-)
    As-tu déjà essayé l'écriture automatique ? :-)

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    1. Je n'ai jamais essayé l'écriture automatique, non, mais je devrais peut-être essayer en effet. Merci Ju'Lyn ! :-)

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  7. Bonjour Françoise,
    tes réflexions sont vraiment très intéressantes. C'est la preuve également que tu es en train de franchir un pas, que tu es prête à t'ouvrir davantage, sinon tu ne te serais pas posé ce genre de questions. Tu sais, il y a un temps pour tout: pour pouvoir laisser entrer les choses gaies, il faut d'abord déposer les choses tristes et lourdes. Et puis, on ne choisit pas ce que l'on vit..
    Belle journée à toi!

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    1. J'ai sans doute encore des choses tristes et lourdes à déposer, Ambre Neige.
      Merci de me comprendre.

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  8. Bien entendu j'ignore ce qui se fait très exactement dans ton atelier d'écriture. Pour ma part, je participe à un atelier depuis six ou sept ans, je ne sais plus très bien… c'est un lieu d'apprentissage. Tout du moins à mon avis cela devrait l'être à cause du mot « atelier ». Alors ce que font et écrivent les autres, ça les regarde. J'en prends et j'en laisse pour ma part. Parfois je me dis : tiens telle personne, c'est intéressant sa manière d'utiliser des métaphores ou des comparaisons je pourrais m'en inspirer. Pour d'autres personnes : ah ça, c'est pas du tout mon style ! Et puis il y a les remarques de l'animatrice qui je dois le dire sont pertinentes. Donc je retiens ces remarques. Ou bien je me dis oui c'est valable, mais moi c'est pas dans cette direction que j'ai envie de progresser, etc.
    Bref il faut se sentir libre. D'autant qu'on est plus à l'école et qu'on a pas des bonnes ou des mauvaises notes. Et en principe l'animatrice ou l'animateur ne doit pas nous envoyer dans le coin les mains sur la tête ! Si jamais cela arrive dans ton atelier, révolte toi ! :-))

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    1. Je n'ai aucun problème avec les autres personnes, elles sont très sympathiques et bienveillantes. L'animateur est bienveillant lui aussi et dans le non jugement, donc rassurant. Il est très à l'écoute, et nous donne des conseils s'il le juge utile. Non, en fait, c'est juste moi qui me suis fustigée toute seule. Je dois arriver à surpasser une peur, sans doute ancienne, qui me fait douter de moi, et qui me freine, peur de mal faire, peur du jugement, peur de l'imperfection... J'ai encore du boulot ! :-)
      Merci pour tes mots qui me font du bien, Alain.

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  9. Bonjour Françoise, peut-être que cette retenue vient de l'éducation de tes parents? Cela peut se faire aussi on nous formate trop dans l'enfance, "fais pas ci fais pas ça". Tient cela me rappelle une émission de télé, hihihi. Il faut se laisser aller de temps en temps on n'est plus à l'âge de subir, tu ne crois pas?

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    1. Bien sûr que cette retenue vient de l'éducation de mes parents, Marie, j'en suis persuadée. Mes parents étaient dans la retenue, toujours, aucune démonstration, la retenue toujours. Je ne leur en veux pas, ils étaient ainsi, et avaient dû eux aussi souffrir de la retenue de leurs parents. Je crois que je me laisse aller bien plus qu'eux ont pu le faire... :-)
      Bonne soirée, Marie. Bisous.

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