Lorsqu'on est un enfant différent, il n'est pas évident de se faire accepter par les autres enfants. Pourtant on a expliqué à ces autres enfants pourquoi l'enfant différent est ainsi. On leur a dit qu'il était comme eux avant, mais qu'il a eu un accident de santé et qu'il a changé du jour au lendemain, sans qu'il n'y puisse rien. Mais malgré ces explications et la bonne volonté des autres enfants, il y a tout de même un sentiment de rejet et l'enfant différent le ressent. Alors cela n'arrange pas la colère intérieure qu'il a déjà en lui, car il a une profonde colère en lui et une grande souffrance. Alors il casse les jouets des autres enfants, ces enfants qui ne veulent pas jouer avec lui. Et ces autres enfants pleurent de rage, de voir leurs jouets saccagés. Et ils sont en colère contre lui, et ils le rejettent encore plus. Ce n'est pas simple...
Lorsque j'étais enfant, lors de réunions de famille, je voyais régulièrement un petit cousin de mon âge, lourdement handicapé, en fauteuil roulant, gesticulant, ne parlant pas, émettant juste des cris, et j'étais effrayée à chaque fois, je redoutais de le voir, j'évitais de le regarder, de m'approcher de lui. Et je n'étais pas la seule des enfants à agir ainsi. Quelle souffrance cela devait être pour lui ! Ce sentiment de rejet ! Mes parents ne m'avaient pas expliqué à l'époque ce qui lui était arrivé, j'ai su plus tard que c'était au moment de l'accouchement qu'il y avait eu un problème.
L'enfant différent dont je parle n'est pas autant handicapé que ce petit cousin, mais il a des troubles du comportement et des colères qui peuvent faire reculer les autres enfants. Ce n'est pas de leur faute, mais c'est tellement cruel pour l'enfant différent...
lundi 28 août 2017
samedi 26 août 2017
On change, et c'est tant mieux !...
Il fut un temps où l'arrivée de l'automne, puis de l'hiver,
m'angoissait. Je n'aimais pas ces jours qui devenaient de plus en plus
courts, la nuit beaucoup plus présente, c'était une véritable appréhension. Je ne pouvais pas supporter de rester dans la pénombre, et
même en éclairant les pièces, du fait qu'il faisait nuit, j'avais
l'impression d'étouffer, il me fallait alors ouvrir en grand les
fenêtres pour pouvoir respirer (et en plein hiver, même s'il gelait
dehors...). D'où me venaient ces angoisses, je ne l'ai jamais su, mais
c'était difficile à vivre et à gérer, pour moi et pour les autres. Et
puis, au fil des années, tout comme elles avaient apparu, ces angoisses
ne se sont plus manifestées. J'attends maintenant ces jours d'automne et
d'hiver sans appréhension aucune, je pense même avec plaisir à ces
soirées
bien au chaud, emmitouflée dans un plaid, à bouquiner, éclairée juste
par une petite lampe de salon ; je pense à ces soirées où je vais
pouvoir méditer, installée tout près du poêle, juste éclairée par la
lueur des flammes. Figurez-vous que cette période de l'année est même
devenue une période apaisante. Mais comment peut-on changer à ce point ?
Je crois que je
n'aurai jamais la réponse, et je n'essaie d'ailleurs même plus de trouver une explication, du moment que ces angoisses
n'existent plus ! :-)
lundi 21 août 2017
Histoire amusante
Deux de mes petits-fils sont à la maison cette semaine. Hier soir, au moment de se brosser les dents et que le plus jeune des deux émettait quelques résistances, je lui dis alors (ne pensant pas que cela le stimulerait ainsi): tu sais, les filles aiment bien les garçons qui ont de jolies dents bien propres, alors lave-toi vite les dents et comme il faut ! Le petit bonhomme, après quelques secondes d'hésitation, se mit alors à se brosser les dents consciencieusement. Une fois qu'il eut terminé, il me demanda : mamie, elles sont bien jolies mes dents ? en ouvrant la bouche et me les montrant... Oh oui, elles sont magnifiques, mon chaton !
Le soir, je rigolais toute seule, car avec ses deux dents du bas et sa dent du haut manquantes, il a un sourire ravageur !... (sourire)
Le soir, je rigolais toute seule, car avec ses deux dents du bas et sa dent du haut manquantes, il a un sourire ravageur !... (sourire)
vendredi 18 août 2017
Des couleurs à la place des lettres
« Le terme synesthésie fait référence au "mélange des sens". Il en existe plusieurs formes : voir des sons, goûter des couleurs mais la plus fréquente est l'association de couleurs à des lettres ou des chiffres (synesthésies graphème-couleur). Les synesthètes de cette catégorie emploient l'expression "voir les couleurs" pour indiquer par exemple qu'à chaque fois qu'ils voient un A, le rouge lui sera associé. "Cette particularité persiste toute la vie, et c'est ainsi que l'on reconnaît les synesthètes", précise Claire Martin, neurobiologiste au CNRS. » (
source).
La synesthésie, je ne savais pas ce que c'était avant que mon fils ne m'en parle récemment. Nous parlions de son fils aîné, brillant à l'école, qui avait dit à ses parents qu'il voyait des couleurs pour chaque lettre. Son père lui dit alors que, lui aussi, depuis tout petit, il avait cette particularité, mais il n'en avait jamais parlé car il pensait que c'était commun à tout le monde. C'est ainsi que j'ai découvert que mon fils était synesthète, et que mon petit-fils l'était aussi. J'ai alors essayé de visualiser mentalement les lettres et de percevoir des couleurs, mais bon, n'est pas synesthète qui veut ! Cela démontre bien que nous sommes tous différents, que nous n'avons pas les mêmes perceptions et que cela ne sert à rien de nous comparer les uns les autres, nous avons chacun nos particularités, nos ressentis, et c'est ce qui fait, enfin c'est ce qui devrait faire, la richesse du monde...
Photo prise ici
mardi 15 août 2017
Tristesse...
Elle ne montrera pas sa peine, elle la gardera pour elle. On pourrait penser qu'elle est insensible en la voyant ainsi, ou alors très forte, moi je crois qu'elle s'est forgée une carapace pour éviter de souffrir. Il faut dire qu'elle en a eu des peines dans sa vie. Son premier mari, tout jeune, qui se tue en coupant un arbre, la laissant seule avec ses deux enfants. Son second mari qui disparaît à son tour, la laissant veuve à nouveau. Et voici que samedi matin, son fils de 46 ans meurt à son tour, victime de cette terrible maladie dont je tairai le nom.
Je pense très fort à toi, ma cousine, à lui, ainsi qu'à tous ceux et celles qui sont touchés par ce départ si brutal et surtout bien trop précoce.
Je pense très fort à toi, ma cousine, à lui, ainsi qu'à tous ceux et celles qui sont touchés par ce départ si brutal et surtout bien trop précoce.
Une rose, pas n'importe laquelle...
![]() |
| Rose de tatan Rose |
mercredi 9 août 2017
Petite pause
Photo prise en août 2016 de la tour de Roche-en-Régnier.
Vue sur les volcans d'Auvergne. Ce n'est pas très loin de chez moi.
Elle est belle ma région, hein ? :-)
A bientôt !
PS : Je viens de me rendre compte que j'avais déjà posté cette photo sur ce blog il y a un an. Bon, vous ne m'en voudrez pas, tout ce qui est beau mérite d'être vu et revu... (sourire)
mercredi 2 août 2017
Le détachement
Lorsque nous arrivons à nous détacher de l'attente que nous avons de
l'autre, nous pouvons enfin commencer une vraie relation avec cette
personne, car
c'est bien souvent l'attente que nous avons d'elle qui vient parasiter
la
relation. Le détachement, c'est moins de souffrance, c'est plus de
sérénité. Le détachement n'est pas indifférence, au contraire, c'est
apprendre à aimer mieux, à aimer sans conditions. Et si l'autre ne veut
pas ou plus de nos sentiments, c'est accepter de le laisser partir.
Le détachement concerne également le rapport que nous avons avec les objets. Avons-nous vraiment besoin de toutes ces choses, plein nos armoires comme dirait Souchon, ces choses qui bien souvent ne nous servent pas, ou plus ? Lorsque je pars en voyage, et que je n'emporte évidemment pas tout ce que j'ai dans mes placards, je me dis souvent que je m'en passe très bien, que ce n'est pas cela l'essentiel.
Bref, vous l'aurez compris, je travaille actuellement sur le détachement... :-)
(A suivre...)
Le détachement concerne également le rapport que nous avons avec les objets. Avons-nous vraiment besoin de toutes ces choses, plein nos armoires comme dirait Souchon, ces choses qui bien souvent ne nous servent pas, ou plus ? Lorsque je pars en voyage, et que je n'emporte évidemment pas tout ce que j'ai dans mes placards, je me dis souvent que je m'en passe très bien, que ce n'est pas cela l'essentiel.
Bref, vous l'aurez compris, je travaille actuellement sur le détachement... :-)
(A suivre...)
mardi 1 août 2017
Une fois n'est pas coutume...
Une fois n'est pas coutume, je vous dirige ce soir sur une page photos, les photos que j'ai faites ces derniers jours lors d'un petit séjour dans ma maison bleue. Allez-y, je vous y invite ->
La récolte a été bonne !
mercredi 26 juillet 2017
Noé et Cornebidouille
L'un des moments que je préfère lorsque mes petits-fils sont à la maison, c'est le soir avant qu'ils ne dorment, leur lire une histoire. J'adore voir leur petite bouille attentive et intéressée, avide de connaître la suite et la fin du récit. La semaine dernière, j'ai été aux anges lorsque mon petit-fils Noé m'a demandé de lui lire une histoire, lui qui n'en fait jamais la demande, il a tellement de mal à se concentrer et à écouter. Ses parents lui lisent une histoire tous les soirs, mais c'est la première fois qu'il en formule le souhait lui-même, c'est ce que m'a dit mon fils. Il a voulu que je lui lise : "Cornebidouille contre Cornebidouille", un livre que ses parents lui ont déjà lu plusieurs fois, car c'est celui qu'il préfère. C'est l'histoire de Pierre et de la sorcière Cornebidouille qui se cache cette fois, car il y a plusieurs albums, dans un potiron. Mais lorsque la maman de Pierre coupe le potiron en deux, il en sort, oh horreur, deux sorcières Cornebidouille, des sorcières pas commodes et qui disent des gros mots ! Noé connaît l'histoire par coeur, il termine chaque phrase avec moi, et il adore quand arrive le moment des gros mots, des gros mots bien rigolos, des gros mots pour enfants, quoi ! J'ai adoré ce moment. ♥
lundi 24 juillet 2017
Et je me dis : Réveille-toi !
Il y a quelques semaines, j'ai rêvé que nous nous baladions sur un
chemin mon fils
et moi, mon fils étant un enfant dans ce rêve. J'étais à pieds, lui à
vélo. Lorsque soudain, il chute brutalement de son vélo, tombe, se cogne
la tête, et ne se relève pas. Angoisse ! Alors, consciente que je me
trouve dans un rêve, je m'entends me dire : Réveille-toi ! Et je me
réveille aussitôt, m'échappant de ce rêve qui prenait l'allure d'un
cauchemar. Il est vrai que je traversais une période où j'étais
fatiguée, et je n'avais pas envie de me rajouter du stress en "vivant"
ce rêve...
Depuis, j'ai repensé à ce rêve, et je me dis que ce "réveille-toi" que je me suis adressé ce jour-là, voulait peut-être me signifier quelque chose ?... Mais quoi ?...
Depuis, j'ai repensé à ce rêve, et je me dis que ce "réveille-toi" que je me suis adressé ce jour-là, voulait peut-être me signifier quelque chose ?... Mais quoi ?...
dimanche 23 juillet 2017
Que vaut-il mieux, vous le savez, vous ?
Lorsque j'étais jeune, j'étais coupée de mes émotions, je ne réagissais pas, je ne pleurais pas, je n'exprimais aucune joie, rien. Ce n'était pourtant pas un manque de sensibilité, non, mais je pense que c'était plutôt une façon de me protéger. J'ai assisté, enfant, à des scènes assez traumatisantes, entre autres la mort de mon père et ses délires qui ont précédé. Lorsqu'on vit des scènes trop dures, je crois que l'on se forge une carapace pour ne plus souffrir. C'est ce que j'avais fait, je pense. Maintenant, et heureusement, j'ai appris à montrer ma joie, ma tristesse, ma colère aussi, tellement que je suis devenue une vraie éponge, j'absorbe tout, et lorsque j'approche une personne angoissée, speed, ou en colère, mon corps ressent tout, il se contracte, il se serre, il se noue. Et mon coeur fait tout pareil. Il me faut ensuite plusieurs jours pour retrouver le calme intérieur. Je suis pourtant bien contente d'avoir pu me débarrasser de cette carapace d'antan, et de ressentir, car je ressens aussi de belles choses, mais être une vraie éponge n'est pas confortable tous les jours et cela fait parfois bien souffrir. Que vaut-il mieux, vous le savez, vous ?...
mardi 18 juillet 2017
Les confidences
Un peu sur le thème du billet précédent :
- Nous devons faire preuve de prudence lorsque nous nous confions à quelqu'un, à moins qu'il ne s'agisse d'une amie sûre ou d'une personne d'entière confiance, car si la personne à qui nous avons fait des confidences est mal intentionnée, et cela nous ne le savons pas toujours, elle pourra un jour ou l'autre nous le ressortir et éventuellement s'en servir contre nous. Cela ne veut pas dire qu'il faut être méfiant avec tout le monde, non, mais rester prudent, oui.
Sinon, tout va très bien, je suis actuellement entourée des personnes que j'aime le plus, alors j'en profite ! (sourire)
- Nous devons faire preuve de prudence lorsque nous nous confions à quelqu'un, à moins qu'il ne s'agisse d'une amie sûre ou d'une personne d'entière confiance, car si la personne à qui nous avons fait des confidences est mal intentionnée, et cela nous ne le savons pas toujours, elle pourra un jour ou l'autre nous le ressortir et éventuellement s'en servir contre nous. Cela ne veut pas dire qu'il faut être méfiant avec tout le monde, non, mais rester prudent, oui.
Sinon, tout va très bien, je suis actuellement entourée des personnes que j'aime le plus, alors j'en profite ! (sourire)
mercredi 12 juillet 2017
Les mots - Pensée du soir
Nous devons être prudents lorsque nous dévoilons certains mots, car une fois dits, ils ne nous appartiennent plus, les autres peuvent alors s'en saisir et leur faire dire ce qu'ils veulent, ces mots seront déformés par l'histoire de chacun, ils perdront leur sens premier. Chacun y mettra de ses émotions, de ses ressentis, et un fait qui, au fond, n'était pas si grave, prendra beaucoup trop d'importance. Il vaut mieux se taire parfois, et garder les mots pour soi. Pas toujours, mais parfois...
Un fait qui m'a inspiré ce billet :
Un couple se dispute, la jeune femme part en claquant la porte. Mais elle regrette, elle a un tempérament volcanique, elle le sait, elle voudrait bien revenir...
Lui, de son côté, tellement triste, se confie à ses amis. Il est triste, c'est tout, il ne lui en veut pas. Après tout, ce n'est pas si grave. Mais ce qui lui arrive remémore à certains leur propre histoire (abandon), et ces derniers réagissent alors violemment en la critiquant durement, en lui trouvant soudainement les pires défauts. En fait, ils prennent leur histoire pour leur histoire à eux.
La jeune femme, devant tant de haine et d'animosité, renonce, elle ne reviendra pas...
Alors que ces deux-là, j'en suis sûre, auraient pu s'aimer encore...
Un fait qui m'a inspiré ce billet :
Un couple se dispute, la jeune femme part en claquant la porte. Mais elle regrette, elle a un tempérament volcanique, elle le sait, elle voudrait bien revenir...
Lui, de son côté, tellement triste, se confie à ses amis. Il est triste, c'est tout, il ne lui en veut pas. Après tout, ce n'est pas si grave. Mais ce qui lui arrive remémore à certains leur propre histoire (abandon), et ces derniers réagissent alors violemment en la critiquant durement, en lui trouvant soudainement les pires défauts. En fait, ils prennent leur histoire pour leur histoire à eux.
La jeune femme, devant tant de haine et d'animosité, renonce, elle ne reviendra pas...
Alors que ces deux-là, j'en suis sûre, auraient pu s'aimer encore...
mardi 4 juillet 2017
Auprès de mes arbres
Tout à l'heure, après dîner, je suis allée m'asseoir sur la balancelle
qui se trouve sur le côté de la maison. Et j'ai regardé les arbres
autour de moi. Lorsque nous nous sommes installés ici, il y a un peu
plus de 30 ans, il n'y avait pas un seul arbre dans la propriété, cela
m'attristait, car j'aime les arbres, et le terrain me paraissait
affreusement nu. Alors nous en avons planté, des bouleaux, des tilleuls,
un cèdre, un catalpa, un saule pleureur, un ginkgo biloba. Nous avons
planté un cognassier du Japon, un forsythia, un hibiscus syriacus que
j'avais rapporté de chez ma mère, il se trouvait dans son jardin. Nous
les avons vu grandir. Et
puis, plus récemment, nous avons planté deux érables (j'adore ces
arbres), un autre bouleau, un figuier. Et nous avons bien l'intention
d'en planter encore. Nous ne les verrons peut-être pas tous devenir
adultes, mais peu importe. Tout ceci pour vous dire que je suis heureuse auprès de mes arbres, leur
présence me fait du bien, me donne de la force, me rassure, et je les
remercie d'avoir bien voulu prendre racine (sourire).
▲ Quelques uns de mes arbres (petit clic sur la photo)
dimanche 2 juillet 2017
Est-ce que j'en ai vraiment envie ?
Lorsque nous avons une décision à prendre, nous devrions à chaque fois nous poser la question suivante : "Est-ce que j'en ai vraiment envie" ? Je sais que ce n'est pas toujours possible, car il y a malgré tout des obligations dans la vie, mais pour certains choix, de se poser cette question, toute simple, toute bête, cela nous évite de perdre du temps et de l'énergie à savoir si nous acceptons ou non, si nous y allons ou non, si nous changeons cette situation ou non, etc. Moi je dois dire que cela m'aide, car une fois la décision prise, MA décision, je me sens plus légère et je peux passer à autre chose.
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