mardi 17 mai 2016

Je pense qu'il est impossible...

Je pense qu'il est impossible de comprendre l'autre si l'on n'a pas vécu la même chose. Il faut vraiment passer par la même épreuve pour comprendre ce qu'a pu ressentir celui qui l'a déjà vécue. Tant que cela ne nous concerne pas vraiment, nous compatissons, bien sûr, et c'est déjà bien, mais nous ne nous rendons pas compte de l'ampleur de l'événement et des conséquences qu'il peut avoir, ou de la douleur qu'il peut provoquer.

10 commentaires:

  1. Pourtant compatir veut dire « souffrir avec » ...
    La douleur a quelque chose d'universel que tout être humain éprouve à un moment de sa vie. Tout être humain est donc à même de comprendre la souffrance d'autrui (à part les psychopathes privés d'affects)
    La compassion, c'est associer la douleur de l'autre à l'une de nos douleurs. Evidemment une femme ne saura jamais ce qu' un homme endure quand il prend un coup dans les testicules, et un homme ne connaîtra jamais les douleurs de l'accouchement. Est-ce à dire qu'ils ne pourront jamais se comprendre ? ;-)

    ¸¸.•*¨*• ☆

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    1. J'aurais du écrire qu'il était impossible de ressentir AUSSI FORT si l'on n'a pas vécu la même chose.
      Avant de perdre ma mère, avant de perdre mon frère, certains de nos amis avaient déjà perdu l'un de leurs parents, j'en étais triste pour eux, je compatissais, mais je ne me rendais pas compte de la peine immense que cela pouvait provoquer. Egalement, certains proches avaient connu des soucis concernant l'un de leurs enfants, nous étions tristes pour eux, nous les soutenions, mais lorsque cela se produit chez toi, cela est tout à fait différent, et tu te rends compte alors de ce qu'ils ont pu ressentir. C'est cela en fait que je voulais dire dans ce billet, Célestine. Il y a comprendre et ressentir, et compatir aussi bien sûr.
      Merci pour ton humour (sourire). Bien sûr que si qu'ils pourront se comprendre ! :-)
      Bonne soirée, bisous.

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  2. Ton texte me fait penser à ce proverbe indien disant qu'il faut marcher plusieurs lunes dans les mocassins de l'autre pour le comprendre...

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    1. Oui, c'est vrai, je ne suis donc pas la seule à le penser. :-)
      Merci d'être venu jusqu'ici, Pierre.

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  3. Je crois aussi, bien qu'avec l'âge et le nombre de choses qu'on vit ou voit vivre on est plus proche des sensations des autres, on peut mieux imaginer ce qui ne nous est pas arriver. Mais en plus.. chacun est unique et vit les choses à sa manière unique, même s'il y a des étapes similaires pour tous...

    Bonne soirée!

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    1. Oui, Edmée, chacun est unique, et pourtant relié constamment aux autres...
      Bonne soirée, et merci de ta visite.

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  4. Je te rejoins dans cette pensée Françoise

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  5. Billet assez similaire (dans l'esprit) à un autre sur ce blog.
    Je n'ai pas été déporté comme cette femme dont j'ai entendu le témoignage ce soir.
    Je l'ai écoutée détailler sa souffrance physique, morale, ses privations, sa douleur de voir ses amis, ses proches, humiliés, avilis, décharnés, dénutris, mourants.
    J'ai vu des images, j'ai ressenti dans les vibrations de sa voix le cri de douleur engendré par cette plaie toujours béante, j'ai perçu dans son regard ce qu'elle n'arrivait pas à exprimer verbalement.
    Je n'ai pas vécu (heureusement pour moi) cet effroyable drame et pourtant, Françoise, j'ai compris jusqu'au tréfonds de mon corps et de mon âme la souffrance et la douleur endurées par cette inconnue.

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    1. Je comprends, Rom. Il y a des douleurs et des souffrances telles qu'il n'est pas possible de ne pas les ressentir au plus profond de soi.
      Merci d'avoir déposé ces mots.
      Je t'embrasse.

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